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BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE
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orev
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MessagePosté le: Lun Mar 2 2009, 13:49    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Petites anecdotes et bons mots à la Cour de France :



François 1er décide d’emmener la cour à Cognac pour y passer les fêtes de Noel.
Il y avait dans les voitures qui descendaient vers le sud de Châtellerault et Ruffec tous ceux qu’il aimait d’amours différentes : Claude sa femme, Mme de Châteaubriant son désir, Marguerite de Valois sa sœur, l’amiral de Bonnivet son favori et les plus gracieuses demoiselles du val de Loire : « sa petite bande ».
Cette cour, qui s’efforçait d’imiter en tout le jeune souverain, était devenue, d’après certains témoins, « un véritable lupanar. » on s’y mettait main à fesse avec une santé qui eût surpris un psychanalyste.
 



En 1521, le jour de l’Epiphanie, François 1er s’amuse à envoyer des boules de neige contre les fenêtres de l’Hôtel de Saint Pol. La bataille dura un moment jusqu’à ce qu’un invité du comte de Saint Pol n’envoie une bûche enflammée qui tombe sur la tête de François 1er ; ce curieux accident devait donner naissance à une nouvelle mode qui allait caractériser l’homme du XVIe s : les cheveux courts et le port de la barbe. Les médecins avaient dû couper les longues boucles du roi et celui-ci «  s’étoit laissé pousser les poils du visage pour cacher plusieurs vilaines traces de brûlure ». Tous les courtisans l’imitèrent, on ne vit plus que des crânes rasés et mentons barbus : Clément Marot ne put s’empêcher de railler les barbiers contraints d’exercer leur profession un peu plus bas…



Règle des Canons de la beauté au temps de la Renaissance
Trois choses blanches : la peau, les dents, les mains
Trois noires : les yeux, les sourcils, les paupières
Trois rouges : les lèvres, les joues, les ongles
Trois longues : le corps, les cheveux, les mains
Trois courtes : les dents, les oreilles, les pieds
Trois étroites : la bouche, la taille, l’entrée du pied
Trois grosses : les bras, les cuisses, le gros de la jambe
Trois petites : le tétin, le nez, la tête

Petite gentillesse entre dames de la cour de François 1er :
 « Toi, il te reste à peine un fragment de dent dans les joues, la puce y fait son nid en toute tranquillité… toi qui peins ton visage de couleurs achetées, qui ornes ta bouche de dents fausses, qui caches les neiges de ta tête sous une chevelure d’emprunt dans l’espoir que les jeunes gens te suivront, tu es bien sotte…
C’est la plus laide des dames de la Cour, la plus vieille des vieilles, la plus dégoûtante, plus usée que la croupe et les fesses d’une inepte guenon, plus sordide que ne le sont les loups ; elle n’a rien d’agréable, ni d’élégant… des mamelles vides et pendantes, des rides innombrables peuvent-elles plaire ? que la Poitevine m’écoute et qu’elle sache ceci : les femmes ne renaissent jamais, car celles que le temps fait choir dans l’usage, celles-là, avec le temps, deviennent hors d’usage ; une fois tombées, elles ne se relèvent plus ..."
Pamphlet écrit par Jean Visagier à la demande de  la maitresse de François 1er contre Diane de Poitiers.

Histoires d'Amour de l'Histoire de France - tomes 3 et 4 - édition 1965



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MessagePosté le: Lun Mar 2 2009, 13:49    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar Mar 3 2009, 11:19    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant



Pour rendre une femme féconde :
 « la dauphine (Catherine de Médicis) se coucha et se mit sur le ventre, au-dessus du nombril, une espèce de cataplasme étrange, composé de vers de terre, de pervenche en poudre, de corne de cerf pulvérisée, de fiente de vache et de lait de jument. Cet emplâtre lui avait été conseillé par un alchimiste de ses amis. Après quoi, à tout hasard, et parce qu’on lui avait recommandé également ce second procédé propre à la fécondité, elle but un grand verre d’urine de mule… »




Education des enfants d’Henri II et Catherine de Médicis, par la favorite Diane de Poitiers :
(Règles du savoir vivre du XVIe s publié par Mathurin Cardier)
« Il sied d’avancer les lèvres de temps à autre pour faire entendre une sorte de sifflement, habitude familière aux princes qui se promènent dans la foule ». Il conseillait également de se dandiner en marchant et de copier les italiens, chez qui, dit-il, « pour faire honneur à quelqu’un, on pose un pied sur l’autre, et l’on se tient à peu près sur une seule jambe, comme la cigogne ». La mode était aux poses alanguies ; aussi trouvait-on gracieux de « tenir les yeux mi-clos et de tendre les lèvres comme pour un baiser ».
Saluer était un art difficile : « on ploie seulement le genou droit, avec un doux contournement et mouvement du corps, dit Mathurin Cardier. On ôte le bonnet de la main droite, on le tient en bas à la gauche et la main droite au bas de l’estomac avec les gants. Le salut de la rencontre : s’il s’agit de l’homme, on l’embrasse par accolade s’il s’agit d’un rang plus élevé, on l’embrasse dessous le bras, d’autant plus bas on l’embrasse qu’il est plus grand socialement. S’il est égal, on l’embrasse d’un bras dessus l’épaule l’autre dessous. Pour la femme, on la baise sur la bouche ».


Histoires d'Amour de l'Histoire de france - tome 4 - édition 1965


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MessagePosté le: Mer Mai 13 2009, 12:33    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

l'Origine de l'Ordre de Saint Esprit

Marguerite de Valois – la future «  Margot » a l’origine de l’Ordre du Saint-Esprit


Cet amour incestueux (son frère Henri III et elle-même) fut à l’origine d’un ordre religieux, ce qui consolera les esprits chagrins de l’époque. Du Vaire conte « que l’évêque de Grasse, premier aumônier de la feue Reine Marguerite, dit avoir appris d’elle fort confidentiellement que l’Institution de l’Ordre du Saint-Esprit avait été faite pour l’amour d’elle, et de fait que les couleurs de l’Ordre étaient les siennes propres, savoir est : le vert naissant, le jaune doré, le blanc et le bleu violet ; que les chiffres des doubles M étaient pour elle, comme aussi les A, et les H pour le roi Henri III ; qu’en effet il l’avait grandement aimée sans qu’elle y eût aucune inclinaison, et qu’il n’avait jamais joui d’elle que par force… »

C’est ainsi que, jusqu’en 1830, de graves messieurs perpétuèrent, sans le savoir, le souvenir d’un affligeant désordre.





Henri III gardait Margot prisonnière, en l’empêchant de rencontrer qui que ce soit. Par jalousie peut être … Elle essaya de tromper sa « fringale » en s’occupant de poésie, de littérature ancienne et de musique ; mais ni Ronsard, ni Ovide ne purent lui faire oublier les besoins de sa nature. Au bout de trois mois de ce régime, elle était pareille à une tigresse privée de mâle ; le désir qui embrasait sa chair lui faisait parfois cambrer les reins, ouvrir les lèvres et pousser des cris rauques.

« Sans doute, nous dit un contemporain, aurait-on pu faire cuire un œuf sur son hérisson tant celui-ci était chaud et ardent ».



"TRES ACCOSTABLE "

Voici le terme donné à Henri IV, une preuve par cette anecdote de Pierre de l’Estoile : « le roi jouant à la paume dans Saint-Denis, ayant tout plein de femmes de Paris sous la galerie, qui avoient envie de le voir et ne pouvoient à cause de ses archers, commanda auxdits archers de se retirer pour leur faire place, afin qu’elles le pussent voir à leur aise… ». Les propos que tinrent alors ces femmes sont d’ailleurs extrêmement savoureux. Les voici tels que nous les rapporte le chroniqueur : l’une d’elles commença à dire à une voisine : « Ma commère, est-ce là le roi dont on parle tant et qu’on veut nous bailler ? Oui, dit l’autre, c’est le roi. Il est bien plus beau que le nostre de Paris, ajouta la première, il a le nez plus grand ».

On voit à quoi tiennent parfois les sentiments politiques de certaines femmes …

Tome 5 – Histoires d'Amour de l'Histoire de France - ancienne édition de 1965






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MessagePosté le: Mer Juil 15 2009, 15:31    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Comme il fait décidement trop chaud pour travailler : lisons un peu !!

Liste des aliments considérés comme aphrodisiaques par Margot : artichauts, cresson, céleri, morilles, asperges, carottes, poivre, laurier, girofle, écrevisses, lièvre, rognons de coq ou bécasses.
Elle a aussi usé des étranges recettes imaginées par Nicolas Flamel, grand alchimiste au XVIe. Voici ce qu’il préconisait pour redoubler de vaillance en amour : « il faut prendre des grains de satyrion pignon, de l’anis vert, de la roquette – à part égale. Ajoutez-y un peu de musc, composition de la cervelle de passereau et de l’herbe appelée langue d’oiseau, autrement ornithoglosse, avec un peu de mouches de cantharides. Faites confire le tout dans du miel purifié. Prenez-en tous les matins pendant huit jours à jeun, le poids d’un drachme, et ensuite tous les jours le poids d’un denier. Et usez à vos repas de pois chiches, de carottes, d’oignons, et de la roquette en salade, mangez anis et coriandre, pignons, et buvez un verre d’eau d’orties à tous les repas. »

Ce genre de recettes étant pour le petit peuple, Nicolas Flamel ordonnait pour les personnes munies de gros moyens financiers : « prenez de la graine de bardane ; écrasez-la dans un mortier, joigniez-y le testicule gauche d’un bouc de trois ans ; une pincée de poudre provenant des poils de dos d’un chien entièrement blanc que vous avez coupé le premier jour de la nouvelle lune et brûlés le septième. Vous mettrez le tout à infuser dans une bouteille à moitié pleine d’eau-de-vie, et que vous laisserez débouchée pendant vingt et un jours pour qu’elle puisse recevoir l’influence des astres. Le vingt et unième jour, qui sera précisément le premier de la lune suivante, vous ferez cuire le tout jusqu’à ce que le mélange soit réduit à l’état de bouillie très épaisse ; alors vous ajouterez quatre gouttes de semence de crocodile, et vous aurez soin de passer le mélange à travers une chausse. Après avoir recueilli le liquide qui en découlera, il n’y aura plus qu’à en frotter les parties naturelles de l’homme impuissant, et sur-le-champ il fera des merveilles. Ce mélange est tellement actif qu’on a vu des femmes devenir enceintes rien que pour s’en être frotté les parties correspondantes, afin d’en enduire l’homme sans qu’il s’en doutât. Comme il est assez rare de voir des crocodiles dans notre pays, ajoute Nicolas Flamel, et qu’il est très difficile de s’y procurer de la semence de cet animal, on peut la remplacer par celles de plusieurs espèces de chiens. Quoi qu’il en soit, on a fait et répété très souvent cette expérience et elle a toujours réussi. »


Tome 5 – Histoire d'Amour de l'Histoire de France - ancienne édition de 1965
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MessagePosté le: Ven Juil 17 2009, 19:51    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

les drôles de processions sous Henri III :


1591 : depuis deux ans, les partisans de Mr de Mayenne organisaient, tant à Paris qu’en province, de très curieuses processions, dont le moins qu’on puisse en dire est qu’elles manquaient de tenue. Les participants, hommes et femmes, défilaient derrière la croix « dans un état complet de nudité ». Les prêtres, pour se distinguer de leurs paroissiens, portaient bien une guimpe de toile blanche, mais ce léger vêtement n’arrangeait guère les choses, « pour ce qu’il leur arrivait simplement aux hanches… ».

Ces cérémonies avaient un énorme succès, et un chroniqueur du temps nous dit : « le peuple estoit tellement eschauffé et enragé, s’il faut parler ainsi, après ces belles dévotions processionnaires, qu’ils se levoyent bien souvent de nuit, de leurs lits, pour aller quérir les curés de leurs paroisses, pour les mener en procession, comme ils firent en ces jours au curé de Saint-Eustache, que quelques paroissiens furent quérir la nuit et le contraignirent de se relever, pour les y mener promener, auxquels pensoit en faire quelque remontrance, ils l’appelèrent politique et hérétique et fut contraint enfin de leur en faire passer l’envie. Et à la vérité, ce bon curé, avec deux ou trois autres de la ville de Paris, condamnoit ces processions nocturnes, parce que les hommes et les femmes et filles et garçons marchoient pêle-mêle ensemble et tous nuds, et engendroient des fruits aultres que ceux pour la fin desquels elles avoient été instituées



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MessagePosté le: Sam Juil 18 2009, 09:36    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Anecdote insolite ! Est -elle tirée du même ouvrage?^^
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MessagePosté le: Sam Juil 18 2009, 09:41    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Bonjour Amaranthys

je m'attendais à votre réaction....
oui, oui et tout ce qui suivra : vient des mêmes livres

sans rancunes !! 
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MessagePosté le: Sam Juil 18 2009, 16:57    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant


don't worry!^^


Très intéressant en tout cas, continuez de nous régaler de ces anecdotes!^^
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MessagePosté le: Sam Juil 18 2009, 19:26    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

oui, oui, j'en ai encore quelques unes amusantes...

pour la prochaine fois
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MessagePosté le: Dim Juil 19 2009, 19:35    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

encore une bonne :

PREPARATION DU DIVORCE ENTRE GABRIELLE D’ESTREES ET SON EPOUX : NICOLAS D’AMERVAL – SIEUR DE LIANCOURT
Rappelons que Gabrielle insistait pour épouser Henri IV...

Afin d’avoir gain de cause, le Sieur de Liancourt demanda l’épreuve du Congrès. Qu’était-ce donc que le Congrès ? Un bien curieux procédé d’expertise qui était utilisé depuis le XIVe siècle dans les demandes de divorce pour impuissance.

Le mari, accusé de n’avoir pu se montrer galant compagnon, demandait à être convoqué par une assemblée de médecins. On le faisait se mettre au lit avec son épouse et, au signal donné, il devait tirer les rideaux et s’efforcer d’être agréable à la dame.

Deux heures étaient accordées pour l’épreuve à laquelle assistaient, outre les médecins, quelques matrones. A tout moment, le mari dont l’honneur était un jeu pouvait appeler les témoins «  pour leur montrer sa belle tenue ou leur faire constater sa victoire ».

La plupart du temps, le pauvre, impressionné par la présence des médecins chargés de juger son « œuvre », demeurait dans un affligeant marasme …

Au bout de deux heures, les experts venaient écarter les rideaux, relevaient les draps et faisaient toutes les constatations utiles. Après quoi, ils rédigeaient leur rapport et le portaient immédiatement au juge qui attendait dans une pièce voisine


si tous les divorces devaient se passer ainsi....
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MessagePosté le: Lun Juil 20 2009, 09:46    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Drôles de formalités en effet!!


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MessagePosté le: Dim Juil 26 2009, 13:55    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

Oraison funèbre prononcée par Pierre Mathieu lors des obsèques de Gabrielle d’Estrées en avril 1599 :

« La mort la prit, au temps que celles qui veulent être réputées belles après leur mort doivent désirer mourir avant le flétrissement de leur beauté. Car, quand elles meurent vieilles et qu’il n’y a plus en la bouteille que la lie, on ne se souvient plus de ce qu’elles ont été, et il ne s’en parle que comme d’un flambeau qui tombe en cendres ou comme des fleurs qui, d’autant qu’elles étaient agréables, vives et droites sur la plante, déplaisent et puent quand elles sont cueillies et décolorées ».

Le peuple ne fut pas charitable et des épitaphes cruelles circulèrent pendant quelques jours.

En voici un exemple :
« Ci-gît le malheur de la France
Ci-gît le bordeau de la Cour
Ci-gît la grand’réjouissance
Des filles et femmes d’amour. »


Le lendemain, la bien-aimée du roi était enterrée pour le plus grand plaisir des bonnes gens…


LES EXTRAVAGANCES DE HENRI IV

Avril 1599 : quelques jours après la mort de Gabrielle…

Quand il vit Henriette (d’Entragues) il imagina les bons moments qu’on pouvait passer avec elle. Le soir même, il voulut pénétrer dans la chambre de la belle et lui montrer qu’à 48 ans il était encore fougueux. Il trouva la porte close.

Le lendemain matin, il était tout « soupirant d’un grand amour ». A plusieurs reprises, il vient secouer la porte de la jeune fille, sans succès. 15 jours plus tard, il revient, fit humblement sa cour et réussit à s’isoler avec Henriette. La petite se laissa prendre le bras, la taille, le tétin, puis comme « piquée aux fesses » se sauva avec des cris de vierge offensée, abandonnant le roi « fort embarrassé de sa contenance »…Le lendemain, on pria le roi de cesser ses assiduités. Ces émotions lui ayant chauffé le sang, il se dirigea vers la demeure de Mme de La Châtre, mère de 2 jeunes filles ravissantes.

A peine arrivé, il se précipita sur l’ainée, l’accompagna jusque dans sa chambre et, sans lui laisser le temps de s’étonner, lui fit profiter des bonnes dispositions dans lesquelles Henriette le mettait depuis 1 mois…

Il se réveilla un beau matin pris du désir fou de revoir Henriette. On le reçut fraichement, mais fut autorisé à la rencontrer. Pendant 2 heures, la belle se laissa prier, supplier, implorer et finalement demanda 100 000 écus…Il revint quelques temps plus tard avec la somme, mais Mme d’Entragues mère accepterait quelques privautés en échange d’une promesse de mariage.

Furieux, il quitta les lieux et se rendit à Chenonceau où la veuve d’Henri III vivait entourée d’un bataillon de filles d’honneur aussi jolies que perverses. Le premier soir, il donna bien de l’agrément à Marie Babou de La Bourdaisière, qui avait beaucoup de goût pour la chose.

Il revient malgré tout avec la promesse de mariage…le soir même, Henriette ouvrit son lit au roi. Il revint, exténué,  à Paris en compagnie de la nouvelle favorite, elle ne lui laissait pas de répit, l’attirant sur les lits, les coffres, les tapis, la paille des écuries, l’herbe des prés, même les placards à vêtements…A Paris, elle continua de plus belle…

Un historien nous dit : « le pauvre ne pouvait plus fournir à l’appointement »…




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MessagePosté le: Mar Juil 28 2009, 21:06    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

MARIE DE MEDICIS DEVIENT REINE DE France
Le roi appelait sa fiancée « ma maitresse », s’exaltait, lui jurant un amour éternel et baisant un million de fois ses mains.


Le mariage aurait lieu à Florence par procuration, fait extraordinaire il désigna Roger de Bellegarde (l’ancien amant de Gabrielle d’Estrées) comme étant l’homme qui pourrait représenter le roi lors du mariage.


Le 30 octobre 1660, Marie de Médicis débarqua à Toulon. Le 3 novembre, elle était à Marseille, le 16 à Aix, le 2 décembre à Lyon. Mais fut surprise de ne pas trouver le roi….il était parti voir Henriette d’Entragues…sa maîtresse du moment...


Il n’arriva que 8 jours plus tard. Comme il était neuf heures du soir, il alla directement frapper à la porte de la reine. Elle allait se coucher et se trouvait déjà déshabillée. En le voyant, elle se jeta à genoux, mais il la releva, la prit dans ses bras et la baisa longuement sur les lèvres. Il la regarda en souriant : « j’entends que vous me prêtiez la moitié de votre lit, dit-il, car je n’ai pas apporté le mien ». Sans attendre la réponse, il se déshabilla et se coucha à côté de Marie de Médicis.


Dix minutes plus tard, elle était reine de France… !!


Le premier contact entre les époux fut assez fâcheux : le roi trouva la reine molle, fade, trop grasse, niaise et inexpérimentée, la reine était incommodée par la forte odeur de bouc qui émanait de lui : ils eurent tous deux « un empêchement à leur ivresse »…

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MessagePosté le: Sam Aoû 1 2009, 06:52    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

1 anecdote assez intéressante :

LE JEU DES CERISES
Henri venait d’installer sa maîtresse au Louvre, avec le statut de servante de la reine, à quelques pas des appartements de cette dernière, il passa son temps à faire la navette de l’un à l’autre…

Ceci frappa beaucoup de monde qui, à l’exemple du roi, voulurent connaitre les joies de l’adultère. Un vent de folie soufflait sur Paris et les mauvais lieux proliférèrent rapidement.

Il y eut une telle concurrence que les tenanciers de ces établissements furent obligés de rechercher des « distractions » originales pour attiser la clientèle : l’un deux inventa « le jeu des cerises ».

Ce jeu consistait à faire venir dans la salle commune une ravissante jeune fille d’aspect affriolant et de la faire déshabiller lentement. Lorsqu’elle était complètement nue, les clients jetaient des cerises (ou des noix) sur le plancher. La demoiselle devait alors de baisser pour les ramasser et se montrer ainsi dans des postures intéressantes ».

Quand elle avait fini, l’atmosphère était assez tendue. Les bons prêtres essayaient d’endiguer cette vague de lubricité. Ils se faisaient très mal recevoir : « allez donc faire vos sermons au roi qui a deux femmes ». Et les bons prêtres, fort gênés, baissaient la tête…





Ici, se termine la période RENAISSANCE
 
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MessagePosté le: Jeu Mai 20 2010, 15:13    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE Répondre en citant

J'ai une tout autre explication vis à vis de l'Ordre du Saint Esprit, que je me permets d'ajouter pour notre info perso...


ORDRE DU SAINT - ESPRIT
 - 31 décembre 1578 -



L’Ordre du Saint-Esprit fut sans conteste le plus illustre Ordre de chevalerie de la monarchie française. C’est le 31 décembre 1578, en pleine période de guerre de religion, qu’un édit royal d’Henri III fondait l’Ordre du Saint-Esprit. Son nom était dû à la dévotion qu’avait le roi pour la Pentecôte, journée commémorant la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Ce jour de Pentecôte avait marqué deux événements particulièrement importants pour Henri III : sa désignation à la tête du royaume de Pologne avait eue lieu le 11 mai 1573 et son accession au trône de France le 30 mai 1574.

Officiellement, c’est la défense de la foi catholique et de la personne royale qui fut invoquée en créant l’Ordre du Saint-Esprit. Mais le roi avait sans doute pour dessein premier de provoquer le rattachement à sa cause de grands seigneurs catholiques dont la fidélité à sa personne paraissait fort équivoque, certains n’ayant pas hésité à s’allier avec la Ligue dirigée par le puissant duc Henri de GUISE.

Par ailleurs, le besoin d’un Ordre nouveau devait probablement s’imposer, car force était de constater le déclin de l’Ordre de Saint-Michel, jusqu’alors unique Ordre de chevalerie du royaume.
Le lendemain de son sacre, le Roi de France recevait lors d’une cérémonie, la charge de Grand maître de l’Ordre du Saint-Esprit. Il nommait en conseil de l’Ordre, tous les Chevaliers dont le contingent initial fut fixé à 27.

Ce chiffre sera porté sous le règne de Louis XVI à 100 :
¨  9 ecclésiastiques ( 4 cardinaux et 5 prélats ) d’origine noble et appelés « Commandeurs », qui portaient une croix du Saint-Esprit particulière suspendue en sautoir. Un seul des prélats, le grand aumônier de France, était dispensé des preuves de noblesse.
¨  4 Chevaliers chargés de l’administration de l’Ordre ( le chancelier, le grand trésorier, le secrétaire-greffier et le prévost-maître ) portaient le titre de « Grand officier ». Le grand trésorier et le secrétaire-greffier n’étaient pas astreints à faire leurs preuves de noblesse. Cette particularité permit à un roturier comme COLBERT d’être reçu dans l’Ordre du Saint-Esprit en tant que grand trésorier.
¨  87 devaient être issus de la noblesse depuis au minimum trois générations paternelles et âgés de plus de 35 ans, à l’exception des princes de sang du royaume dont l’âge minimum fut fixé à 25 ans.
Exception faite des ecclésiastiques, pour être admis dans l’Ordre du Saint-Esprit, il fallait être Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel. Si tel n’était pas le cas, les futurs membres du Saint-Esprit étaient reçu dans l’Ordre de Saint-Michel, la veille de leur admission dans l’Ordre du Saint-Esprit. Pourvus des deux Ordres royaux, ils recevaient alors le titre convoité de « CHEVALIER DES ORDRES DU ROY ».

C’est le 31 décembre 1578, au siège de l’Ordre sis en l’église des Grands-Augustins à Paris, qu’eut lieu la première cérémonie de réception. Les suivantes se firent lors d’un chapitre ( assemblée délibérante ), tous les 1er janvier. Les futurs Chevaliers du Saint-Esprit devaient se présenter vêtus d’un costume de drap d’argent, avec bas de soie blanche et chaussés de souliers blancs. Ils prêtaient serment à la sainte religion et au Roi de France, puis recevaient de celui-ci, un lourd manteau de velours noir à traîne, doublé en satin de couleur feu, bordé de flammes.

Ce manteau, portant sur le devant la plaque pailletée cousue, et brodé des motifs du collier avec des fleurs de lys et des flammes d’or, était recouvert d’un court mantelet de soie vert pâle brodée. Sur ce mantelet reposait le collier que le roi remettait aux nouveaux titulaires. Ces derniers recevaient aussi un livre d’heure accompagné d’un chapelet en ivoire appelé « dizain » qui devait être porté en permanence ; le Chevalier ayant pour obligation de dire chaque jour une dizaine de chapelets ainsi que les heures du Saint-Esprit.

C’est le Roi Henri IV qui permit à un petit nombre d’étrangers, monarques et grands seigneurs de confession catholique, d’entrer dans l’Ordre. Ce fut aussi sur sa décision que l’Ordre du Saint-Esprit a été attribué d’office à leur naissance, aux fils de France ( ceux du roi, du dauphin et du fils aîné de ce dernier ). Les princes de sang du royaume ne devenaient Chevaliers de l’Ordre du Saint-Esprit qu’à l’âge de quinze ans.

A partir du règne du Roi Louis XIV, les réceptions se feront toujours le 1er janvier, jour de la fête de l’Ordre, mais généralement en la chapelle du château de Versailles ; les titulaires portant une tenue de cérémonie bien plus sobre que celle décrite auparavant.

C’est au couvent des Grands-Augustins, siège de l’Ordre du Saint-Esprit, que l’administration de l’Ordre, tout comme celle de l’Ordre de Saint-Michel, était assumée par des officiers gagistes et contrôlée par les 4 Grands officiers susnommés. L’impôt appelé « marc d’or » assurait les revenus de l’Ordre.

Lorsque la Révolution arrivera en 1789, l’Ordre du Saint-Esprit cessera d’être attribué, puis à l’instar des autres Ordres monarchiques, sera aboli en 1791 par l’Assemblée nationale. Cependant, l’Ordre du Saint-Esprit continuera d’être décerné par le roi en émigration.
Sous la Restauration, l’ordonnance royale du 28 septembre 1814, signée du Roi Louis XVIII, rétablira l’Ordre du Saint-Esprit. La noblesse impériale ayant été reconnue par le roi, maints anciens dignitaires de l’Empire recevront alors ses insignes.

La vie de l’Ordre du Saint-Esprit, dont la devise était « Duce et Auspice », s’acheva en 1830 lorsque Louis-Philippe aboli définitivement tous les Ordres monarchiques.
Contrairement aux statuts de l’Ordre de Saint-Michel, ceux de l’Ordre du Saint-Esprit furent particulièrement surveillés et respectés par les différents monarques qui se sont succédés à sa tête ; ce qui permit notamment d’éviter toute désastreuse inflation de ses contingents.
Durant les deux siècles et demi de son existence, il aura été sans nul doute, de par son importance et son prestige, le premier Ordre du Royaume de France et l’un des plus brillant d’Europe.

CARACTÉRISTIQUES

 RUBANS
 La croix était primitivement portée en sautoir. A partir du règne de Louis XIV, elle sera portée suspendue à un large ruban de couleur moirée bleu céleste ( bleu ciel ), appelé cordon, passé en écharpe de l’épaule droite au coté gauche. De là, venait l’expression « Cordon bleu » donnée aux Chevaliers. Seuls les ecclésiastiques continueront alors à porter en sautoir la croix.
 INSIGNES
Les insignes étaient prêtés et devaient, au décès, être restitués sous trois mois, à la trésorerie des Ordres du roi.
CROIX
Croix de Malte double face en or à quatre branches anglées de fleurs de lys d’or et terminées par huit pointes boutonnées. Diamètre variant de 60 à 75 mm ( généralement 70 mm ).
Le centre de chaque branche portait une queue d’aronde d’or ornée d’un motif émaillé vert et bordée d’émail blanc sur l’extérieur. Sur l’avers : le médaillon central portait sur fond doré une colombe d’argent aux ailes déployées et la tête penchée vers le bas.
Sur le revers : le médaillon central représentait l’image de Saint-Michel terrassant le dragon.
Les ecclésiastiques nommés dans l’Ordre avaient une croix spéciale, différente de celle décrite par son revers identique à l’avers ( en résumé : la colombe de chaque cotés ). 
COLLIERS
Durant le règne d’Henri III, les Chevaliers portaient sur leur tenue de cérémonie, un collier en or, d’un poids d’environ 730 grammes, constitué par la croix du Saint-Esprit suspendue par une chaînette d’or à un ensemble de 40 maillons d’or. Les maillons étaient reliés par le monogramme des lettres latines M et L et des lettres grecques phi et delta. Ces lettres grecques, évoquant l’union de la famille royale mais à la signification ésotérique, ayant été sujet de raillerie envers le roi, seront ultérieurement supprimées par Henri IV. Le collier ne comptât alors plus que 32 maillons d’or formant une alternance de trophées et de H séparés par des fleurs de lys. Vers 1782, Louis XVI créera un dernier modèle composé de 29 maillons d’or uniface. Ces maillons de forme carrée étaient formés de flammes d’émail rouge. Quinze d’entre eux, portant au centre une fleur de lys d’or, alternaient avec huit maillons portant un H ( Henri ) en émail blanc entouré par trois couronnes et posé sur deux cornes d’abondance, et avec six autres portant des trophées d’armes émaillés de vert, de bleu et de blanc.
La Révolution verra la disparition d’une grande partie des colliers. Sous la Restauration, le Roi Charles X confiera la fabrication de 80 colliers à deux orfèvres, Martin-Guillaume BIENNAIS et L. CAHIER.
Officiellement, le collier ne devait pas être porté par les Grands officiers administratifs, ni par les ecclésiastiques nommés dans l’Ordre. Cependant, cette règle fut rapidement bafouée par ces derniers.
PLAQUES
Le manteau de la tenue de cérémonie des Chevaliers de l’Ordre du Saint-Esprit arborait une large croix pailletée cousue, atteignant les 280 mm, représentant l’avers de la croix de l’Ordre.
Une plaque identique, d'un diamètre de 90 à 120 mm, était portée, en tenue usuelle, sur la gauche de la poitrine. Tout d’abord brodée, elle deviendra métallique, en argent ciselé, sous la Restauration.
CHAPELET
Le chapelet ou « dizain » était constitué par un cordon de couleur bleu passant à travers dix grains d’ivoire de taille identique et d’un onzième de taille supérieure. Une croix du Saint-Esprit réalisée intégralement en ivoire, terminait le tout. 

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Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
(extrait d'Invictus de William Ernest Henley)


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:10    Sujet du message: BONS MOTS et ANECDOTES DE LA RENAISSANCE

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