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HENRI III - le dernier des Valois
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MessagePosté le: Sam Mar 28 2009, 13:43    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Henri duc d’Anjou est né à Fontainebleau en septembre 1551. Il est le 3è fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, avait pour sœur Marguerite de Valois (la future reine Margot) et pour frères Charles IX et François II.




Il fut Duc d’Angoulême de 1551 à 1574, duc d’Orléans de 1560 à 1574, duc de Bourbon de 1566 à 1574, duc d’Anjou de 1567 à 1573, comte de Forez, d’Agen, de Rouergue de 1566 à 1574, comte d’Auvergne de 1569 à 1574, roi de Pologne en 1574, et enfin roi de France à partir de 1574, fut sacré en la cathédrale de Reims en février 1575, jusqu’au 2 août 1589 date de sa mort.
Enfant, il était le préféré de Catherine de Médicis, elle pensait « s’en servir » afin de contrer son frère Charles IX qui régnait alors. Henri n’avait que 18 ans lorsqu’il reçut le commandement de l’armée visant à entrer en guerre contre les huguenots et s’illustre par la victoire contre eux à Jarnac et à Moncontour en 1569. Commandant l’armée qui vient d’entrer et de prendre La Rochelle, il apprend en mai 1573 son élection au trône de Pologne.
En août, il reçoit la délégation de grands seigneurs polonais venant lui porter le traité officiel d’élection au trône. Il n’est pas pressé de quitter la France et surtout sa favorite Marie de Clèves, princesse de Condé. Il prend son temps pour arriver à Cracovie en février 1574, en s’attardant en Lorraine jusqu’en décembre 1573. Mais il s’ennuie : des cérémonies à ne plus finir, partage du pouvoir avec la noblesse polonaise qui exerce pratiquement seule l’exécutif et le législatif.
Charles IX meurt et la régence est confiée à Catherine de Médicis, jusqu’à ce qu’Henri revienne de Pologne. Ce ne fut pas si simple : les polonais mis au courant par le Prince de Condé firent le maximum afin de garder leur souverain. Mi juin 1574, pendant la nuit, enfin il s’enfuit accompagné seulement de quelques amis. Il prend le chemin de l’Italie, fait une entrée triomphale à Chambéry en septembre 1574. Il quitte la Savoie et retrouve son frère François ainsi que Henri de Navarre venus l’accueillir à la frontière. Toujours en septembre 1574, il entre dans Lyon avec sa mère Catherine de Médicis et remonte sur Paris. Son règne polonais n’aura duré que 146 jours.
Henri prend donc son temps pour rentrer en France : la guerre civile continuait dans toutes les provinces, la régente était méprisée, les seigneurs voulaient profiter de ces désordres afin d’assurer leur indépendance, tout le monde lui conseillait la douceur.
Catherine de Médicis aimait les intrigues, Henri jeune cherchait la gloire, maintenant il voulait la paix. Deux partis étaient opposés : l’un des partis désirait la paix avec les protestants, l’autre voulait en découdre par les armes. C’est ainsi que la guerre fut déclarée.
Le roi aspirait à sa tranquillité et s’enferma dans son palais. Cette guerre contre les huguenots ne fut qu’un nouveau moyen de fortune pour ses mignons et c’est ainsi que l’on vit se développer à la cour plus d’intrigues et de cabales que dans le parti des rebelles.
Catherine de Médicis, toujours intrigante, poussa les mignons au plus près du roi, pensant qu’ils partageraient les plaisirs d’Henri et ainsi elle exercerait facilement son autorité. Cette façon de faire se retourna un peu contre elle, puisqu’Henri s’en éloigna. Elle recommença ses intrigues avec les huguenots, et de ce fait répand la terreur chez les catholiques.  Les Guise en profitent pour préparer l’unification des partis et de la Ligue afin de renverser la monarchie.
Henri, pendant ce temps n’avait qu’une chose en tête : épouser la princesse de Condé, en faisant rompre le mariage qu’elle avait contracté avec un prince de sang, sous prétexte qu’il était hérétique.
Mais elle meurt en couches en octobre 1574. Henri est sacré en février 1575 à Reims et prend le nom d’Henri III, il se marie de suite après avec Louise de Vaudémont (ressemblant sensiblement à Marie), mariage sans amour, son cœur restera à jamais à Marie de Clèves. Ce mariage avec la maison de Lorraine est condamnable et rapproche encore plus les Guise de la maison royale. C’est à partir de ce moment, qu’Henri III devint pieux …
Entre temps, les « petites gueguerres » se poursuivent : le duc d’Alençon, frère du roi, quitte la cour, mécontent de la position dont jouissaient les favoris et surtout de ne pas avoir obtenu le commandement d’une armée, alors que Guise avait reçu une petite troupe pour s’opposer à l’entrée des Allemands que les princes protestants envoyaient à Condé.
C’est là que le duc de Guise, victorieux, fut blessé au visage lors d’un combat à Château-Thierry, d’où son nom Le Balafré.
Henri de Navarre, quant à lui, surveillé depuis la nuit de la St Barthélémy, réussit à s’échapper en 1576. Les mécontents se trouvèrent avec 3 chefs : Condé, Alençon et Navarre.
Henri III n’eut plus qu’une solution pour calmer tout ce beau monde : en mai 1576, le traité de Beaulieu est signé : il assure aux protestants, dénommés aussi réformés, la liberté de culte ainsi qu’une représentation dans les parlements de province. Les ligues catholiques de toutes les provinces, hostiles à ce traité, se regroupent autour de Henri de Lorraine, c’est ainsi qu’est créée la Ligue générale dont Paris fut le centre et que le pape décida de soutenir.
Mais cette ligue fut surtout un moyen politique pour combattre le roi, seul le peuple a combattu pour défendre ses croyances. Il en résulte que les Guise ruinèrent leur maison, et Henri de Navarre dut embrasser la religion catholique pour parvenir à la couronne.
La convocation aux états généraux a donc eu lieu à la fin 1576, à Blois. Les catholiques avaient repris un tel ascendant que le roi prit de suite la résolution de se déclarer chef du parti catholique.
De son côté, Henri de Navarre se déclara chef des Huguenots. Henri III voulait être à la fois : chef des catholiques, proscrire les huguenots et aspirer au repos dans son palais …
Deux armées furent crées par le roi : une confiée à son frère Alençon, l’autre au duc de Mayenne, frère du Balafré. Un nouveau traité fut signé à Bergerac en 1577.
Tiraillés dans tous les sens par leurs chefs, les huguenots décidèrent de fonder une république fédérative, comme les catholiques avaient fondé la ligue pour contrer leurs différents chefs.
Alençon quitta la cour et la France pour rejoindre les Pays Bas où les espagnols lui promettaient de devenir leur souverain.
A partir de ce moment, Henri III n’est plus crédible vis-à-vis du peuple français qui lui reprochait ses favoris, sa dévotion, son libertinage, ses amusements frivoles, mais le peuple ignorait la grandeur, la générosité, ainsi que ses bonnes intentions de roi.
Fin 1578, le roi créa l’ordre de Saint Esprit en mémoire du jour de l’accession au trône de France (la Pentecôte) – certains mal intentionnés diront que c’est en l’honneur de sa sœur Margot ! , mais le motif principal était qu’il voulait réunir tous les grands autour de lui, ceux-ci devant prêter serment.
Navarre se remit en guerre, constatant que les conditions accordées aux huguenots n’étaient pas respectées.  Alençon, devenu duc d’Anjou, frère d’Henri III signe un nouveau traité, en espérant toujours obtenir un commandement d’armée pour défendre le parti qu’il avait constitué aux Pays Bas : ce fut la paix de Nérac en 1580.
Henri III ordonne la dissolution de la Ligue. La lutte religieuse devient de plus en plus violente à partir de 1584, lorsque François, son frère, revient des Pays Bas, obligé de fuir le pays qu’il croyait gouverner. Malheureusement celui-ci meurt  en juin 1584, sans descendance.
Henri III n’ayant pas d’enfants non plus, les Huguenots considéraient  Navarre comme futur roi de France, les catholiques eux ne le considéraient que comme un hérétique.
Le duc de Guise saisit l’occasion de se déclarer chef de la Ligue et de conspirer avec l’Espagne. C’est à ce moment là, qu’Henri III décide de faire d’Henri de Navarre son héritier légitime au trône de France.
En 1587, la guerre bat son plein, Henri de Navarre gagne la célèbre bataille de Coutras, dans laquelle l’un des archi-mignons préféré d’Henri III fut tué. Il s’agissait du duc de Joyeuse. Navarre retourne en Béarn !!! Pour ses amours !!! Le duc de Guise n’en pensa pas moins !!
Paris se mobilise et appelle le duc de Guise, Henri III lui interdit l’entrée de la ville. Porté par la foule, le duc, non seulement pénètre dans la ville, mais va présenter ses respects au roi !!!! La guerre civile n’est pas loin, le roi fait venir des troupes en mai 1588 pour calmer les parisiens et les ligueurs, c’est alors que ces derniers tirent des chaines au travers des rues : la célèbre journée des Barricades. Le duc pouvait très bien s’emparer du roi, mais Catherine de Médicis le séduit une nouvelle fois. Henri III devant l’agitation de son peuple, s’enfuit vers Chartres, puis Rouen.
Sa mère lui fit signer l’édit de la réunion, pour éloigner du trône tout protestant. C’est alors qu’Henri se rend enfin compte des manigances de Catherine. Il convoque les états généraux à Blois, avec ouverture en octobre 1588.
Le duc de Guise, charmé, s’y rend malgré tous les avertissements reçus. Ils communièrent même ensembles…Le roi le fit assassiné le 23 décembre 1588, son frère le cardinal de Lorraine le lendemain. Il ordonna également l’arrestation des plus grands seigneurs de la maison de Lorraine, mais à cette nouvelle, Paris ainsi que les plus grandes villes de France entre en rébellion et ne reconnaissent pas leur roi. Henri III s’enfuie vers Tours.
Début 1589, Catherine de Médicis décède. Henri III pense enfin à assurer sa succession, il se rapproche de Navarre et signent tous les deux le traité de Plessis les Tours en avril, traité signifiant aux royalistes et aux protestants de conclure une trêve et de s’armer contre la ligue.
Ils constituent deux grandes armées royales, afin de reprendre Paris. Les catholiques, dépourvus, font appel à Mayenne, le frère du Balafré qui reçoit le titre de lieutenant général de l’Etat Royal. Mais Mayenne n’a pas l’ambition de son frère, ni sa forme physique. Henri III, allié à Navarre réussit à entrer dans Paris et reprendre son statut de roi de France. Au fur et à mesure, les Parisiens se rendaient bien compte que leur salut était dans la confiance en leur roi. Ainsi, la Ligue s’amenuisait.
C’est alors qu’apparait le moine Jacques Clément. Il demande à être introduit auprès du roi afin de lui faire part d’une lettre d’une importance capitale. Il profita d’un moment d’inadvertance pour planter son poignard dans le ventre d’Henri III. Le roi retira lui-même le couteau et prononce ces mots célèbres : « Ah ! Méchant, tu m’as tué ! » Et tous les courtisans se ruèrent sur ce dominicain pour le massacrer. Navarre arrive au chevet du roi : « Voyez mon frère comme vos ennemis et les miens m’ont traité. Il faut que vous preniez garde qu’ils ne vous en fassent pas autant ». Puis il demande à ses gentils hommes de considérer Navarre comme son successeur : « Je vous en prie comme mes amis et vous ordonne comme roi que vous reconnaissiez après ma mort mon frère que voilà, que vous ayez la même affection et fidélité pour lui que vous avez toujours eue pour moi et que pour ma satisfaction et votre propre devoir, vous lui prêtiez serment en ma présence ».
Henri III mourrait dans la nuit le 2 août 1589, il avait 39 ans.
N’ayant pas de descendance, ce fut donc le dernier des Valois, les Valois qui régnèrent 261 ans avec 13 rois de France.
Henri de Navarre, devient Henri IV et premier des Bourbons à monter sur le trône, après bien des péripéties dues à sa religion.
 

 




Henri III fut longtemps décrié, haï et calomnié, on l’a dit frivole, peu préoccupé de régner, indigne de sa fonction, homme plein de vices ….
Il fut traité de « passionné de bilboquet, amateur de pendants d’oreille, prince efféminé aux amitiés masculines ambiguës ».
Jeune, il aimait les combats, devenu roi, il laissa Guise partir à la guerre, mais lorsqu’il fallait défendre Paris, il retrouva le chemin des armes. Son royaume est déchiré par les guerres de religion, les grands seigneurs s’agitent dans tous les sens, les caisses du trésor sont toujours vides.
Henri III fut trop bon, il souffrait d’une personnalité à l’opposer des guerriers, très érudit il n’est pas compris, d’une intelligence aiguë, il est travailleur, un intellectuel raffiné, alors que ses contemporains se faisaient remarquer dans les combats, les tournois et par leur rusticité. Il introduit en France l’usage de la fourchette pour manger, demande à son entourage d’utiliser du savon et de changer fréquemment de linge de corps.
Henri avait un extrême besoin de fidélité, son entourage n’étant qu’intrigues, cabales, c’est ainsi qu’il s’attache ses compagnons (n’ayant pas de naissance)  mais l’ayant suivi en Pologne, leur offrant des titres, des fonctions et s’assurant ainsi de leur fidélité et de leur amitié. Le fait d’offrir des fonctions à ses amis fut très mal vu : ce sont les seigneurs des grandes maisons qui auraient du obtenir les plus belles charges et ainsi les princes écartés et furieux colportèrent les rumeurs (les Guise, les catholiques). Il ne fut pas homosexuel pour autant,  cela était en contradiction avec sa piété.
Henri avait un souci constant de défendre l’autorité royale. N’ayant ni argent, ni ressources, ni héritier, il se trouva confronter aux ambitions des grands et aux convoitises de l’étranger. Malgré cela, il redonna à la cour de France un éclat inimitable avant le règne de Louis XIV.
Henri III fut à l’origine de nombreuses ordonnances royales très variées. Il fut fondateur de l’Académie du Palais, précurseur des académies royales de Richelieu et de Louis XIV.
Certainement, il n’a pas été bâtisseur, il fut moins guerrier, moins triomphant que les successeurs, mais il fut un monarque plus raffiné, plus lettré, plus tolérant que le Roi-Soleil.
« Il était un très bon prince, s’il eût rencontré un bon siècle »
(c'est un des rois que je préfère)


Henri III, un désir de majesté de Jean François Solnon
www.france-pittoresque.com








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MessagePosté le: Sam Mar 28 2009, 13:43    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim Mar 29 2009, 17:39    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Concernant la période d'Henri III...

     Pour se défendre contre la Ligue qui devenait de plus en plus puissante, Henri III décide de faire entrer ses troupes dans la ville, et deux milles gardes français et quatre mille suisses pénètrent dans la capitale.
    
     Paris prend aussitôt une allure de place assiégée. Pas une boutique n'ouvre ses portes. Partout on crie : "Alarme, Alarme !"

     Les bourgeois quittent en hâte leurs maisons et se réunissent devant les corps de garde du guet. Tout le monde s'attend à une saint-Barthélémy des catholiques. Le tocsin sonne à tous les clochers de la ville et, pour la première fois dans l'histoire de Paris, tous les cinquante pas, les rues étroites sont fermées par des chaînes, des futailles remplies de terre et de fumier, des solives, des pierres et jusqu'à des meubles, puisqu'il n'existe pas encore de voitures, hors les quelques carrosses du roi.

     Les Parisiens, en cette "Journée des Barricades", découvrent un moyen de défense contre l'autorité, un procédé qui durant des siècles, jusqu'à "l'éventration" d'Haussmann, fera ses preuves et leur donnera presque toujours la victoire.



12 Mai 1588. Journée des Barricades.



Sources : Le calendrier de l'Histoire de A. Castelot.
               image : http://www.francebalade.com/paris/parisguerrelig.ht

             
 

 
 

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MessagePosté le: Dim Mar 29 2009, 18:05    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

merci Thermopyles, vous trouvez toujours des détails supplémentaires, moi qui pensait en avoir trop dit, ou que ce fut trop long ....
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MessagePosté le: Dim Mar 29 2009, 18:22    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

J'en ai encore un sous le coude...
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MessagePosté le: Lun Mar 30 2009, 19:38    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Voilà encore un petit quelque chose....

"Ah ! le méchant moine, il m'a tué "

     Henri III s'est réconcilié avec son successeur le roi de Navarre, le futur Henri IV.

     De lourdes larmes de joies sont tombées de leurs yeux tandis qu'au bord de la Loire, aux portes de Tours, ils "s'entrebrassaient très amoureusement". En cette fin du mois de juillet 1589, les deux rois campent devant les faubourgs de la capitale.

     A Paris, les chefs de la Ligue, les Seize, représentant les seize quartiers de la ville, délibèrent. La situation est dramatique : Paris ne peut être sauvé que par un miracle. Soudain on annonce le prieur des Dominicains, on commençait d'ailleurs à les appeler les Jacobins, car leur maison mère se trouvait rue Saint-Jacques.

     Il annonce que l'un des moines du couvent, Jacques Clément, âgé de vingt-deux ans, un minus exalté, dévot, superstitieux, à juré d'aller tuer le roi et de sauver ainsi les catholiques. Les Seize remercient Dieu ! Vite, on donne au fanatique des lettres qui pourront lui servir de passeport, on lui remet un long poignard à manche noir, son prieur le bénit, Mme de Montpensier lui promet mille félicités terrestres et, le 31 juillet, on le lance sur la route de saint-Cloud où se trouve le quartier royal.

     Le 1er août au matin, Jacques Clément se présente devant la maison où demeure Henri III, demandant à voir le souverain pour lui remettre des lettres qu'il apporte de Paris. Les gardes ne veulent pas le laisser entrer : on dirait encore que je chasse les moines !

     Jacques Clément s'agenouille devant le roi et lui rend ses lettres : Henri III commence à lire. A genoux dans sa longues robe blanche de Saint-Dominique, l'envoyé de Paris sort doucement le couteau de sa soutane et le plonge dans le ventre du Roi...

Ah ! le méchant moine, il m'a tué !...  

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MessagePosté le: Lun Mar 30 2009, 19:43    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Bonté divine

mais où allez vous trouver tout cela ???

vous êtes l'ENCYCLOPEDIE AMBULANTE ....
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MessagePosté le: Lun Mar 30 2009, 19:49    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

My name is Le Floch.....non pas 007, mais au service de sa Majesté.....quand même
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MessagePosté le: Lun Mar 30 2009, 19:53    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

amusant, mais dites moi : vous sautez allègrement les siècles !!
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MessagePosté le: Lun Mar 30 2009, 19:58    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Très allègrement cela va sans dire, une histoire de descendance à n'en pas douter....
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MessagePosté le: Dim Aoû 30 2009, 13:06    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

J'ai une grande admiration pour Henri III.
Il à grandi dans des circonstances aussi difficiles que ses frères qui l'ont précedés, mais contrairement à eux il était très très intelligent.
Il n'y à qu'à voir la manière dont vers la fin de sa vie, il à manoeuvré en très fin politique en s'entourant de fidèles à lui, en renvoyant les conseillers de sa mère et à réussir à endormir la méfiance du Duc de Guise dans le même temps....

Beaucoup des mesures qui ont par-ailleurs contribuées à redresser la France sous Henri IV et son ministre Sully avaient déjà été décidées par Henri III, mais innaplicables en raison des circonstances d'alors....
Et il à justement eu l'intelligence de choisir son cousin Henri IV comme héritier malgré tout ce qui les opposait car il avait perçu en lui un futur très grand roi (et nous on sait qu'il à eu effectivement raison avec le recul Smile ) !

Si il avait vécu à une autre époque, s'il avait pu avoir un héritier, il est presque certain qu'il aurait été un très grand roi Smile !


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MessagePosté le: Dim Aoû 30 2009, 16:24    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

OUI, Henri III non seulement était très intelligent, mais fin, pas rustre, pas trop "délirant" comme son frère,  il aurait pu être un très grand roi.
Mais je ne vois pas bien en quoi le fait d'avoir un héritier en aurait fait un grand roi ?
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MessagePosté le: Dim Aoû 30 2009, 17:11    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Disons que son pouvoir aurait été beaucoup moins précaire, qu'il aurait pu l'exercer pleinement.
L'absence d'héritier en ces années-là générait de l'instabilité. (il n'y à qu'à voir l'instabilité chronique du règne de Louis XIII qui venait en partie du fait qu'il à eu un héritier très tard : pas d'héritier direct signifie ingérence possible de l'étranger, voire guerres civiles à la mort du roi....)

Cela en aurait fait un "grand roi" pas dans le sens ou ca aurait amélioré ses capacités, mais en lui permettant de les exercer dans un contexte plus serein (avec un héritier, l'Espagne aurait été obligée de fortement diminuée ses ingérences et les fanatiques catholiques auraient rencontrés moins d'échos....) : mais bon avec des "si", tu sais ce qu'on dit..... ^^


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MessagePosté le: Dim Aoû 30 2009, 18:49    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

avec des SI ! oui, peut être

mais l'histoire est ainsi faite et nous ne pouvons y revenir !
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MessagePosté le: Jeu Oct 29 2009, 15:09    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Bonjour, je souhaiterais juste apporter une petite précision : je ne crois pas que ce soit la reine mère, Catherine de Médicis qui ait poussé Henri III dans les bras des mignons ou vice-versa, mais plutôt la mort en couches de celle qu'il aimait : Marie de Clève. Les mignons l'ont entouré par la suite, l'entrainant et agaçant de ce fait la reine mère, mais sans plus car elle gardait ainsi le contrôle de la couronne.
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Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
(extrait d'Invictus de William Ernest Henley)


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MessagePosté le: Jeu Oct 29 2009, 16:46    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois Répondre en citant

Bonjour et bienvenue sur le forum Sorcière !

Tu veux parler d'une façon de se consoler ? Il a cherché dans les amitiés qu'il avait avec ses mignons un moyen de faire son deuil de Marie de Clève ?


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:17    Sujet du message: HENRI III - le dernier des Valois

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