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TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle

 
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PostPosted: Sun Sep 20 2009, 17:14    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

Des travaux et modifications ont eu lieu ces dernières décennies : je ne commence peut être pas dans l'ordre, mais je tâcherais d'y remédier :

La renaissance de l'Opéra royal de Versailles



· L'opéra a été inauguré en 1770 pour le mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette.



Le bijou de Jacques-Ange Gabriel rouvre lundi, après deux ans de travaux, et affiche une belle saison.

Par tradition, les menus plaisirs coûtent cher à Versailles : 1 000 à 25 000 € la place pour les 400 spectateurs présents au concert de réouverture de l'Opéra royal, le 21 septembre, suivi d'un dîner dans la galerie des Glaces. En deux ans de travaux, l'État vient de dépenser 13,5 millions d'euros pour la mise aux normes de sécurité (chauffage, électricité, détection incendie). Mais la renaissance du bijou de Jacques-Ange Gabriel n'est pas achevée. La salle « a été restaurée entre 1952 et 1957. On a alors délibérément sacrifié la cage de scène bien que toute la machinerie du XVIIIe ait été intacte. Cette fois, on a profité des travaux pour dégager les locaux techniques et remettre en état les cinq étages de dessous de scène. On compte sur le mécénat pour les 1,5 million de restauration de la machinerie  », dit ­Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques.

L'Opéra royal est un outil génial : c'est avant la lettre une salle modulable qui peut, grâce à son parquet monté sur cric et à sa balustrade mobile, se transformer en salle de bal ou de festin. C'est aussi un feuilleton vieux de près de quatre siècles parce que Louis XIV rêve déjà d'une « salle des ballets » pour Versailles. Mansart l'inscrit dans les plans à l'endroit exact où il s'élève aujourd'hui. Les guerres, le manque d'argent, puis Madame de Maintenon ternissent l'ardeur du Roi-Soleil pour les sarabandes. Louis XV fait traîner : Gabriel dessine les premiers plans en 1740, l'Opéra sera inauguré en 1770 pour le mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Un théâtre en ellipse tronquée
Alors qu'au XVIIIe en France, on continue à installer des théâtres de fortune dans des salles rectangulaires où on entend le son deux fois ou pas du tout, Gabriel étudie les modèles italiens. Il opte pour un théâtre en ellipse tronquée avec une voûte inversée sous la fosse d'orchestre pour l'acoustique. À l'annonce du mariage, Gabriel promet d'édifier dans le temps record de 22 mois une salle qui servira à la fois pour le festin avec 87 musiciens, le bal paré et l'opéra. La somme dévolue au nouveau bâtiment ne dépassera pas celle affectée à la construction des trois décors éphémères prévus pour ces festivités.

Pour tenir les délais, Gabriel a l'idée de faire travailler tous les corps de métier en même temps. Les décorateurs façonnent bois, stuc, ornements dans leur atelier pendant que les murs sont maçonnés. « On voit bien que les boiseries de Pajou sont sublimes de près, mais qu'elles ne riment à rien quand on les voit d'en bas », dit Jean-Paul Gousset, directeur technique, auteur d'un guide sur l'Opéra royal à paraître aux éditions Artlys.

Copiant l'élégance du Teatro Olimpico de Palladio, Gabriel monte les loges légèrement décalées les unes des autres pour qu'aucun spectateur n'ait l'impression d'avoir quelqu'un au-dessus de sa tête. Mais il les aménage dans un confort français, avec derrière le balcon un petit salon où dîner. Et il res­pecte l'étiquette : parquet, loges de corbeille, balcon royal, loges et paradis où des loges grillagées masquent femmes en deuil, enceintes, ou personnages de rang subalterne. En tout l'Opéra pouvait accueillir 1 200 personnes là où on en met 700 aujourd'hui.

« La configuration actuelle ne veut pas dire grand-chose : avec ses colonnades et ses miroirs, ses retroussis et ses demi-lustres, la partie spectateurs est en configuration de bal alors que la scène indique le spectacle. Pour que ce soit juste, il aurait fallu enlever tout cela et ajouter un balcon supplémentaire à la hauteur des demi-lustres », dit Jean-Paul Gousset. Ou remonter le parquet et dresser sur la vaste scène (13 m de large sur 11 de haut) le pendant du décor de la salle pour que le bal ait un juste écrin.

En dessous, les travaux de mise en conformité ont permis de dégager une forêt de mats en bois, avec de gros cabestans qui permettaient les sortilèges et les surprises du théâtre baroque : changements à vue, châteaux et temples engloutis dans les entrailles de la terre…

Le Figaro-Culture.fr
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PostPosted: Sun Sep 20 2009, 17:14    Post subject: Publicité

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PostPosted: Tue Sep 22 2009, 15:52    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

Fin de la restauration de la partie nord de la Galerie des Glaces
21/12/05 – Restauration - Versailles, Château - La partie nord de la Galerie des Glaces, fraîchement restaurée, est depuis hier à nouveau visible par le public. L'heure est au bilan partiel, à mi-parcours, sur cette restauration qui a fait couler beaucoup d'encre. Nous avons pu, il y a quelques mois, visiter à deux reprises le chantier, ce qui nous donne l'opportunité d'en présenter ci-dessous quelques images.
   Malgré les conditions discutées du choix de l'équipe de restaurateurs (sa légitimité a cependant été validée par la justice), cette restauration payée1 par l'entreprise de travaux publics Vinci nous semble plutôt réussie. Commencée en mars 2004, elle a été menée de manière prudente, sans chercher à retrouver à tout prix un état originel forcément dégradé, mais en respectant les vicissitudes et les aléas de l'histoire. Ceux-ci ont été nombreux : on ne compte pas les interventions, restaurations et repeints qui ont affecté au cours des siècles l'œuvre de Lebrun et de son atelier. Le Comité scientifique chargé de la supervision des travaux ne se réunit que tous les trois mois pour décider des grandes options, mais le chantier est surveillé par plusieurs conservateurs. Fort heureusement, il semble que Vinci, chargé de la maîtrise d'ouvrage de l'ensemble se soit contenté dans les faits de suivre l'avis des scientifiques.
   Nous aurons l'occasion de revenir sur celui-ci au cours de la seconde partie qui démarrera en février 2006 pour une inauguration en mai 2007.


Certaines parties du décor ont été entièrement repeints lors de la restauration effectuée sous les règnes de Louis XVIII et Charles X. Des artistes aussi intéressants que Louis Ducis, Merry-Joseph Blondel, François-Joseph Heim ou Paulin-Guérin furent chargés de reconstituer certaines figures ou parties de figures disparues. C'est le cas de ce Mercure (ill. 3). Il n'était évidemment pas question de toucher à ces restaurations, d'autant que la plupart du temps la figure originale a disparu
Ce détail (ill. 4) montre comment les toiles de Lebrun débordent du cadre dans lequel elles sont inscrites (ici les fruits sortant de la corne d'abondance) selon une méthode typiquement baroque, rappellant par exemple les effets créés par Giovanni Battista Gaulli au plafond du Gesù à Rome
Au cours des restaurations passées, des toiles marouflées ont remplacées certaines parties disparues. On voit ici (ill. 5), au dessus du restaurateur, un endroit où la toile a été déposée pour être restaurée. Elle sera ensuite refixée
La restauration a permis de découvrir les cartouches en stuc (ill. 6) qui donnaient le titre des compositions en latin. Ils furent rapidement (avant même la fin de la construction de la Galerie) remplacés par des cartouches en bois portant des inscriptions en français, tels qu'on peut les voir aujourd'hui (ill. 7). Après restauration, les cartels en stuc sont à nouveau cachés par les plus récents
A l'origine en lettres noires sur un cartouche doré, les textes des cartouches furent au XIXe siècle transformés en doré sur fond noir. La restauration retrouve, sous les repeints, la disposition d'origine qui est restituée (ill. 7).


les illustrations et les photos ci-dessous :
(en cliquant sur la brève du 21/12/05 plus bas)






Inauguration de la Galerie des Glaces restaurée

25/6/07 – Restauration - Versailles, Château - Nous avons déjà parlé ici de la restauration de la Galerie des Glaces à Versailles (voir brève du 21/12/05). On renverra à cet article pour le rappel de l'historique du chantier et des principes qui y ont présidé. Très abîmées et déjà restaurées de nombreuses fois, les peintures de Le Brun et de son atelier étaient devenues quasiment invisibles ce qui justifiait une nouvelle intervention sur l'intégralité du décor peint et sculpté de la galerie. Le résultat, inauguré aujourd'hui, est dans l'ensemble très satisfaisant,1 ce que confirment la plupart des conservateurs et historiens de l'art ayant suivi les travaux2.   Ceux-ci ont été financés par le groupe Vinci qui donne l'exemple d'un mécénat éclairé et utile contrairement, par exemple, à celui du groupe Monnoyeur qui aide à la reconstruction d'une grille disparue depuis deux siècles.

Sans mentionner les déductions fiscales habituelles et normales pour les opérations de mécénat, la campagne de publicité gratuite exceptionnelle dont a bénéficié Vinci depuis le début des travaux lui assure que son investissement est déjà très largement rentabilisé. Ce qui n'est certes pas une mauvaise chose et pourrait donner des idées à d'autres sociétés. Notons toutefois que la prise en charge par Vinci de la maîtrise d'ouvrage, un rôle qui aurait dû échoir au château de Versailles et à ses conservateurs, est une première très discutable dont on espère qu'elle ne se renouvellera pas.
 Les éditions Faton ont publié, pour l'occasion, un ouvrage collectif comparable à celui édité par le Louvre et Gallimard pour la restauration de la galerie d'Apollon (voir l'article), sauf pour le prix, trois fois plus élevé. Des textes dûs aux meilleurs spécialistes présentent l'historique, le décor peint et sculpté, ainsi que les différentes étapes de la restauration. On pourra aussi consulter avec profit le Découverte Gallimard de Jacques Thuillier et, pour les plus jeunes, La Galerie des Glaces à la loupe éditée par Le Seuil et Le Funambule



les illustrations et les photos ci-dessous :


http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2007/6_07/Restaurati…




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PostPosted: Fri Sep 25 2009, 19:55    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

Inauguration de la « Grille Royale » à Versailles

1/7/08 Patrimoine – Versailles, Château Lundi avait lieu la présentation à la presse de la grille nouvellement construite qui vient relier les pavillons Dufour et Gabriel à l'endroit où naguère se dressait la statue équestre de Louis XIV voulue par Louis-Philippe.

Nous avons plusieurs fois critiqué ici-même cette « restitution ». Sans développement supplémentaire (voir l'article du 15/12/03 et celui du 25/3/07), rappelons nos quatre principaux arguments :

- la déontologie de la restauration (et les conventions internationales signées par la France) veut que l'on restitue (lorsqu'une restitution est décidée) un « dernier état historique connu ». Or, l'état actuel, n'est évidemment pas le dernier état historique connu,- plus grave, ce n'est même pas un état historique puisque le pavillon Dufour (celui de gauche lorsque l'on regarde le château) n'existait pas au moment de la destruction de l'œuvre d'Hardouin-Mansart,
- le dessin, s'il reprend en gros celui de la grille d'origine, est en tout point une interprétation moderne de l'architecte Frédéric Didier ; si celle-ci était effectivement bien documentée, on ne trouve pas deux dessins ou gravures qui correspondent. Il n'y a donc pas une volute, pas un mascaron qui ne soit interprété, parfois d'après des modèles existant ailleurs dans le château,
- bien que la grille ait été payée par le mécénat (le groupe Monnoyeur), cette somme considérable aurait pu être dirigée vers un chantier vraiment utile ; il n'est par ailleurs pas neutre pour le contribuable puisque tout acte de mécénat entraîne une très forte réduction d'impôt.


Cette grille inutile est donc coûteuse (3,5 millions d'euros). Plus grave encore, son dévoilement montre que la réalisation n'est même pas à la hauteur de son ambition. Certes cela brille, ce qui plaira sûrement aux touristes qui n'ont pas un regard pour les grilles authentiques, nombreuses à Versailles. Mais l'insertion de plots lumineux dans la pierre (destinés à l'éclairage nocturne), le martelage régulier des barreaux (ill. 2) pour « faire ancien », tout dans cette grille respire le toc et la copie.

Face à cela, le bâtiment temporaire (prévu pour durer trois ans, espérons que cela ne soit pas plus long) plaqué sur l'aile Dufour, qui n'a pas grand chose à faire ici, n'est finalement qu'un moindre mal et on ne lui reprochera pas de cacher une partie de la grille à peine inaugurée. Son but est d'améliorer l'accueil en attendant que les travaux actuels dans le pavillon Dufour et dans le Grand Commun soient terminés...

Un café a été ouvert dans l'aile des Ministres sud : les boiseries et le peu de décor intérieur qui restaient ont été entièrement conservés et repeints de manière réversible, l'ameublement est contemporain mais sobre. Il s'agit là encore d'une installation provisoire, d'ailleurs plutôt réussie, ces salles étant destinées à terme au Musée de l'Histoire de France.


Une bonne nouvelle pour terminer : la statue de Louis XIV reviendra et ne sera pas exilée trop loin de son emplacement originel puisqu'elle sera bientôt réédifiée sur la Place d'Arme, dans l'axe du château

Pour les photos

http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2008/07_08/Inaugurat…



LA tribune de l’art du 1/07/2008
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PostPosted: Tue Sep 29 2009, 20:28    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

Réouverture du Petit Trianon après restauration


29/9/08– Restauration – Versailles – Le Petit Trianon et le Pavillon Français, après deux ans de travaux de restauration, viennent d'être inaugurés et seront ouverts au public à partir de cette semaine.

   Le rez-de-chaussée était, jusqu'à présent, dévolu à la réception du public. Cet accueil a été transféré dans la Maison du Suisse qui jouxte le bâtiment, libérant ce niveau pour en faire un espace d'exposition

Certains décors, comme c'est régulièrement l'habitude à Versailles, ont été restitués, d'une manière assez sobre fort heureusement. Il faut souhaiter que le public soit mieux informé de ce qu'il voit et du caractère vrai, ou faux, de ces objets et de ces décors. Ainsi, dans la Salle de l'Argenterie, dont le sol carrelé est d'origine, des armoires servent à présenter quelques objets d'orfèvrerie et de porcelaine de Sèvres. On savait, paraît-il, grâce à des plans, que des armoires existaient mais on n'en connaissait pas les dessins. Celles-ci ont donc été restituées par l'architecte Pierre-Andé Lablaude selon les modèles de l'ébéniste du XVIIIe siècle André-Jacob Roubo. Ceci peut se justifier : plutôt que de mettre des vitrines à l'aspect moderne, on comprend qu'on ait préféré une reconstitution, plus évocatrice. Encore faut-il dire au visiteur que ces armoires viennent d'être construites et qu'elles ne reflètent pas l'état existant, comme on devrait signaler que le billard1 date de 2006 et que le lit de la Reine est une copie d'un lit XVIIIe exécutée il y a quelques années seulement2.
   On peut se montrer plus réservé sur la reconstruction (ill. 2) - « selon des plans de Richard Mique, l'architecte de Marie-Antoinette » - de la bibliothèque de l'entresol. Il n'y a ici pas vraiment de justification muséographique à cette bibliothèque qui cache en partie le (modeste) décor Louis XV d'origine (ill. 3), redécouvert sous le papier peint posé sous Louis-Philippe



Soyons juste : pour l'essentiel (et sous réserve d'inventaire par un spécialiste et de comparaison avec l'état antérieur), la restauration de Trianon semble plutôt correcte. Les restitutions sont limitées et l'entresol (en dehors de la bibliothèque) a conservé ses peintures, défraîchies mais d'origine. Ce niveau, inaccessible au public jusqu'à aujourd'hui, n'a pas trop souffert de restaurations anciennes. Avec l'attique, il sera désormais visitables pour de petits groupes

 L'étage Noble (ill. 4), le seul qui pouvait se voir jusqu'à aujourd'hui, avait déjà fait l'objet d'une restauration. Il n'a été modifié que de manière légère. Des meubles ont été ôtés, d'autres rajoutés, dont certaines acquisitions.
Tout cela est si discret qu'on pourrait se demander où sont passés les cinq millions d'euros qu'ont coûté la restauration. L'explication vient pour l'essentiel de ce qui ne se voit pas vraiment : l'installation de l'électricité et, surtout, l'assainissement indispensable des soubassements pour empêcher les remontées d'eau. Un million sur les cinq a été consacré à la restauration du Pavillon Français (ill. 5).



L'opération a été entièrement financée par le mécénat du groupe suisse Breguet. Il était d'ailleurs difficile de l'ignorer tant la marque était partout présente. La société a par ailleurs « reconstitué », à partir de quelques photographies anciennes et de documents la « montre de Marie-Antoinette », un objet créé pour la Reine que celle-ci n'a d'ailleurs jamais connu, car il n'a été terminé que bien après sa mort. Cette montre, qui appartient à un musée de Jérusalem, avait disparu après un vol perpétré il y a quelques années3. Reconstruire un objet à partir de documents anciens, et faire comme s'il s'agissait de l'objet retrouvé, quel meilleur symbole pour Versailles4 ?

La tribune de l’art du 29/09/2008

http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2008/09_08/Trianon_9…


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PostPosted: Fri Oct 2 2009, 16:23    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

Un tapis de la Savonnerie acquis par Versailles 
22/10/08 Acquisition – Versailles, Musée national du Château Alors que Versailles est sur le point d'acquérir, grâce au mécénat, un tapis de la Savonnerie commandé par Louis XV pour la chapelle du Château, (voir la brève du 14/08 et l'inteerview de Jean-Jacques Aillagon où il explique que l'acquisition est imminente), un autre tapis de la même manufacture a été préempté par le musée aujourd'hui chez Sotheby's Paris pour la somme de 2 528 750 € (incluant les frais).


   Les fleurs de lys indiquent qu'il s'agit sans doute d'une commande royale. Le carton est dû à Pierre-Josse Perrot, un peintre attaché à la Manufacture des Gobelins de 1725 à 1750 qui se spécialisa dans ce type de décors rocailles riches de nombreux motifs (couronne, palmes, cornes d'abondance, carquois, coquillages, guirlandes de fleurs, etc.). Trois tapis dont les descriptions correspondent au même modèle sont cités dans le Journal du Garde-Meuble de la Couronne. Le premier fut livré en 1735 pour la salle à manger du château de la Muette, le deuxième exécuté cinq ans plus tard pour la salle à manger du château de Choisy et le troisième, datant de 1761, envoyé à la chapelle du château de Fontainebleau (il est encore conservé dans ce monument). On en connaît par ailleurs quatre autres exemplaires presque semblables existant encore aujourd'hui : l'un au château de Chambord, un autre au Musée Nissim de Camondo à Paris, un troisième au Cleveland Museum of Art et, enfin, un quatrième qui appartenait à la collection de Karl Lagerfeld, vendu chez Christie's à Monaco le 28 avril 2000.


   Le tapis acquis par Versailles est dans un état de conservation exceptionnel, les couleurs demeurant d'une fraîcheur remarquable. Il sera, si l'on en croit le communiqué de presse de Sotheby's, exposé dans les appartements de Louis XV


La tribune de l’art du 22/10/2008



Un tapis de la Savonnerie, trésor national acquis par Versailles


14/9/09 Acquisition – Versailles, Musée national du Château Il y a un an, nous signalions l'appel au mécénat concernant l'acquisition d'un trésor national, le compartiment central d'un tapis de la Savonnerie commandé par Louis XV pour la chapelle de Versailles (voir brève du 14/08/08 ). Le mécène a été trouvé : il s'agit de la compagnie pétrolière Total qui vient d'offrir l'œuvre, achetée à la galerie Kraemer à Paris, pour la somme de deux millions d'euros.

   Tissés entre 1723 et 1728 à la Manufacture royale de la Savonnerie dans l'atelier de Jacques de Noinville et sur les modèles de Pierre-Josse Perrot et de Jean-Baptiste Belin de Fontenay, cinq tapis recouvraient le dallage de la nef de la chapelle pour les grandes occasions. Chacun d'entre eux était constitué de trois compartiments. L'ensemble fut vendu à la Révolution ou donné en paiement sous le Directoire à des fournisseurs. L'élément acquis par le château se trouvait, vers 1860, dans les collections de la branche viennoise des Rothschild qui s'en sépara à la fin des années 1950. Son décor rappelle celui du tapis de la même manufacture, d'après un carton de Pierre-Josse Perrot, déjà acquis par Versailles l'année dernière (voir brève du 22/10/08 ).

On y voit également les armes de France sommées d'une couronne fermée à fleur de lys entourée de colliers des ordres royaux et supportés par des ailes éployées, auxquels se rajoutent les sceptres royaux. Sa fragilité, malgré son bon état de conservation, oblige à le conserver à l'abri de la lumière. Il ne pourra pas être exposé dans la chapelle à la fois pour cette raison et parce qu'il ne s'agit que d'un élément du tapis d'origine qu'il est impossible de reconstituer. L'œuvre sera donc présentée de manière non permanente dans une salle du château, actuellement le Salon d'Apollon.

http://www.latribunedelart.com





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PostPosted: Sun Oct 4 2009, 09:45    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

La Garde-robe de Louis XVI : une restauration réussie à Versailles


14/2/09 Patrimoine – Versailles, Musée national du château –  La Garde-robe de Louis XVI est une petite pièce (à peine 13 m2) située juste à gauche de la Chambre du Roi. Son aménagement, sous la direction de l'architecte Richard Mique, fut terminé en 1788 et le souverain ne put donc guère l'utiliser. Elle lui servait de bureau et possédait un cabinet d'aisance dissimulé derrière une boiserie.   Le décor, extrêmement raffiné (ill. 1), fut sculpté par les frères Rousseau. On y trouve un programme iconographique complexe où l'on peut voir symbolisés le commerce, l'agriculture, la marine, la guerre, les sciences et les arts. La cheminée, d'origine (ill. 2), est sans doute l'une des plus belle de Versailles. On peut y admirer les remarquables bronzes de Pierre Gouthière, qui fut sans doute aussi l'auteur des éléments de serrurerie de la pièce


L'ensemble traversa les siècles sans trop de dommages. Les fleurs de lys, supprimées pendant la Révolution, furent refaites sous la Restauration. Les panneaux furent déposés en 1939 et remis en place après la guerre. Les travaux ont consisté essentiellement à restaurer les décors et les bronzes en préservant la dorure d'origine assez bien conservée. On a pu retrouver sur certains éléments sculptés des dessins gravés, par exemple des figures géométriques et le nom de Newton sur un livre placé sur le panneau symbolisant les sciences (ill. 3).


   Les travaux, qui ont duré un an, ont été entièrement financés grâce à la générosité de Lady Michelham of Hellingly. Soulignons que cette belle rénovation est due à Frédéric Didier, décidément plus heureux dans les restaurations intérieures (voir brève du 25/06/07 ) que dans celle des extérieurs. Il n'a cependant pas pu résister tout à fait aux plaisirs des reconstitutions : deux médaillons aux figures de Louis XVI et Marie-Antoinette, dont on semble avoir retrouvé les traces des profils martelés, ont été refaits sur une des boiseries, et la banquette de la chaise (dans le cabinet d'aisance) a été restituée. Péchés véniels au regard de cette réussite



http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2009/02_09/Restaurat…


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Retour de la sculpture de Louis XIV à Versailles
27/4/09 Restauration – Versailles, Domaine national du château et des Trianons – Le retour de la statue équestre en bronze de Louis XIV (ill. 1) constitue une excellente nouvelle. L'emplacement retenu par l'établissement public, devant l'Avenue de Paris, est en effet le meilleur choix possible. Louis XIV continuera donc, n'en déplaise aux esprits chagrins qui prétendent que cette œuvre n'aurait aucun intérêt artistique, à accueillir les visiteurs.

   Le groupe, installé en 1836 entre les Pavillons Gabriel et Dufour (à l'emplacement du portail de la grille royale détruite à la fin du XVIIIe siècle), est formé de deux éléments distincts à l'origine. La monture, sculptée par Pierre Cartellier, devait servir à l'édification d'un monument équestre de Louis XV commandé par Louis XVIII en 1816 pour la place de la Concorde, en remplacement de celui de Bouchardon détruit à la Révolution. Finalement fondu en 1829 par Charles Crozatier, il fut complété par un Louis XIV dû à Louis Petitot, gendre de Cartellier, et réalisé en bronze par le même Crozatier. Fortement dégradé, ce groupe a été enlevé de son emplacement d'origine (ill. 2) pour faire place à la médiocre grille moderne qui prétend restituer celle d'Hardouin-Mansart.


Ce matin donc, le cavalier et sa monture ont été replacés sur leur socle. Les échafaudages resteront encore quelques mois en place, la sculpture nécessitant encore certaines interventions.
   La restauration (ill. 3) a été effectuée par les Fonderies de Coubertin (les mêmes qui ont fondu la nouvelle grille). Elle a consisté à remplacer entièrement l'ossature interne trop corrodée et qui menaçait la pérennité de l'œuvre, à restaurer les dégradations de la surface, à replacer les éléments (plumet du chapeau, harnais du cheval et lame de l'épée) qui avait dû être enlevés car ils menaçaient de tomber et, enfin, à refaire la patine qui avait hélas complètement disparu. Celle-ci, de couleur vert-bronze, a été reconstituée d'après la couleur visible sur le tableau d'Horace Vernet montrant Louis-Philippe et ses fils devant le château. Si cette teinte est parfaitement plausible et s'il fallait bien faire un choix dont la pertinence n'est ici pas en cause, remarquons toutefois que le tableau de Vernet ne permet pas de dire, comme l'a prétendu Frédéric Didier, l'architecte en chef du domaine, lors de la présentation à la presse, qu'on soit certain qu'il s'agisse exactement de la couleur d'origine, d'autant que la patine évolue avec le temps. Vernet ne s'est évidemment jamais dit qu'il fallait qu'il reproduise parfaitement les tons de la sculpture pour que celle-ci puisse être restaurée, un siècle et demi plus tard. Répétons-le à nouveau : les documents anciens, peintures, dessins ou gravures ne doivent pas être pris pour parole d'évangile


Le résultat de cette restauration est spectaculaire. En s'approchant de l'œuvre, on peut constater ses qualités et la nervosité de la ciselure (ill. 4 et 5).
   Il faudra attendre l'inauguration officielle, qui aura lieu le 25 juin prochain, pour apprécier enfin ce Louis XIV, débarrassé des échafaudages qui l'entourent



La tribune de l’art du 27/04/2009

http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2009/04_09/Retour_Lo…
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PostPosted: Thu Apr 8 2010, 10:47    Post subject: TRAVAUX D'AMENAGEMENT DES XXè et XXIè siècle Reply with quote

avec un peu de retard :

Versailles rouvre les vannes de ses Grandes Eaux 

Ce week-end, le domaine réveille son système hydraulique en musique

Les 35 kilomètres de canalisations qui courent sous les jardins de Versailles se sont remis en branle. Dès vendredi et jusqu'à l'automne, ils alimenteront 600 jets d'eau pour ce qui est l'un des rendez-vous les plus courus du domaine : ses Grandes Eaux musicales.

Du majestueux bassin de Latone, qui ouvre la grande perspective, aux rocailles qui rythment les bosquets plus intimistes, chaconnes, ouvertures et passacailles de Lully ou Rameau ­accompagneront, chaque week-end jusqu'au 31 octobre, la mise en eau des 55 fontaines (de 11 à 12 heures, puis de 15 h 30 à 17 heures). Les Grandes Eaux nocturnes leur emboîteront le pas à partir du 19 juin, déployant dès 21 heures autour des jets d'eau leur cortège d'installations fantomatiques:aux lasers qui habillent déjà le bosquet de la Colonnade s'ajouteront ainsi cette année de nouvelles créations du collectif Parade Design, dans les bosquets de la Girandole et du Dauphin, tandis que les artificiers du Groupe F embraseront le Tapis Vert de flammes monumentales.

L'an passé, plus de 1 million de visiteurs avaient arpenté les allées trois fois centenaires du parc pour se repaître, de jour comme de nuit, de ses eaux jaillissantes. «Une fréquentation remarquable», s'était félicité Jean-Jacques ­Aillagon (qui préside l'Établissement public du musée et du domaine de ­Versailles) lors de sa présentation de saison en février dernier, rappelant par la même occasion que l'eau demeure l'un des éléments clés du schéma directeur d'aménagement et de restauration mis en place en 2003.

L'année 2011 marquera une étape importante en ce sens avec le début des travaux de restauration du bassin de Latone et de ses 76 jets, annoncée comme la première grande intervention sur les fontaines (6,5 millions d'euros). La plus importante envisagée pour le parc dans les cinq années à ­venir.
Le Figaro Culture du 2 avril 2010

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