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mort de La Palice

 
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Flavien
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MessagePosté le: Dim Oct 11 2009, 09:50    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

Jacques Chabanne, seigneur de La Palice (1470-1525), était un des plus brillants généraux de guerres d'Italie, fait maréchal en 1515 par François 1er.
Lorsqu'il mourut, ses soldats composèrent un chanson à sa gloire dont font partie les deux vers suivant très connus : "Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie." ; cela peut avoir l'air assez ridicule tourné de cette manière, mis ils voulaient surtout signifier qu'il se battait encore comme un lion juste avant de mourir (à la bataille de Pavie).


Dernière édition par Flavien le Mer Mar 9 2011, 11:05; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Oct 11 2009, 09:50    Sujet du message: Publicité

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Amaranthys
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MessagePosté le: Dim Oct 11 2009, 09:58    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

Bonjour! Ce nom est entré dans la langue courante , la lapalissade désigne en effet une évidence, ou un truisme


Chanson de La Palisse 
Paroles de Bernard de la Monnoye.
On y relèvera les lapalissades en italique dans le texte, presque toutes formées sur le dernier vers de chaque strophe, mais certaines strophes en contiennent une seconde, dont celle citée ci-dessus :
Messieurs, vous plaît-il d’ouïr
L’air du fameux La Palisse ?
Il pourra vous réjouir
Pourvu qu’il vous divertisse.
La Palisse eut peu de bien
Pour soutenir sa naissance,
Mais il ne manqua de rien
Dès qu’il fut dans l’abondance.
Bien instruit dès le berceau,
Jamais, tant il fut honnête,
Il ne mettait son chapeau,
Qu’il ne se couvrît la tête.
Il était affable et doux,
De l’humeur de feu son père,
Et n’entrait guère en courroux
Si ce n’est dans la colère.
Il buvait tous les matins,
Un doigt, tiré de la tonne,
Et mangeant chez ses voisins,
Il s’y trouvait en personne.
Il voulait dans ses repas
Des mets exquis et fort tendres,
Et faisait son Mardi Gras,
Toujours la veille des Cendres.
Ses valets étaient soigneux
De le servir d’andouillettes,
Et n’oubliaient pas les œufs,
Surtout dans les omelettes.
De l’inventeur du raisin,
Il révérait la mémoire ;
Et pour bien goûter le vin
Jugeait qu’il en fallait boire.
Il disait que le nouveau
Avait pour lui plus d’amorce ;
Et moins il y mettait d’eau
Plus il y trouvait de force.
Il consultait rarement
Hippocrate et sa doctrine,
Et se purgeait seulement
Lorsqu’il prenait médecine.
Il aimait à prendre l’air
Quand la saison était bonne ;
Et n’attendait pas l’hiver
Pour vendanger en automne.
Il épousa, se dit-on,
Une vertueuse dame ;
S’il avait vécu garçon,
Il n’aurait pas eu de femme.
Il en fut toujours chéri,
Elle n’était point jalouse ;
Sitôt qu’il fut son mari,
Elle devint son épouse.
D’un air galant et badin
Il courtisait sa Caliste,
Sans jamais être chagrin,
Qu’au moment qu’il était triste.
Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.
On dit que, dans ses amours,
Il fut caressé des belles,
Qui le suivirent toujours,
Tant qu’il marcha devant elles.
Il brillait comme un soleil ;
Sa chevelure était blonde :
Il n’eût pas eu son pareil,
S’il avait été seul au monde.
Il eut des talents divers,
Même on assure une chose :
Quand il écrivait des vers,
Qu’il n’écrivait pas en prose.

Au piquet, par tout pays,
Il jouait suivant sa pente,
Et comptait quatre-vingt dix,
Lorsqu’il faisait un nonante.
Il savait les autres jeux,
Qu’on joue à l’académie,
Et n’était pas malheureux,
Tant qu’il gagnait la partie.
En matière de rébus,
Il n’avait pas son semblable :
S’il eût fait des impromptus,
Il en eût été capable.
Il savait un triolet,
Bien mieux que sa patenôtre :
Quand il chantait un couplet,
Il n’en chantait pas un autre.
Il expliqua doctement
La physique et la morale :
Il soutint qu’une jument
Est toujours une cavale.
Par un discours sérieux,
Il prouva que la berlue
Et les autres maux des yeux
Sont contraires à la vue.
Chacun alors applaudit
A sa science inouïe :
Tout homme qui l’entendit
N’avait pas perdu l’ouïe.
Il prétendit, en un mois,
Lire toute l’Écriture,
Et l’aurait lue une fois,
S’il en eût fait la lecture.
Il fut à la vérité,
Un danseur assez vulgaire ;
Mais il n’eût pas mal chanté,
S’il avait voulu se taire.
Il eut la goutte à Paris,
Longtemps cloué sur sa couche,
En y poussant des hauts cris,
Il ouvrait bien fort la bouche.
Par son esprit et son air
Il s’acquit le don de plaire ;
Le Roi l’eût fait Duc et Pair,
S’il avait voulu le faire.
Mieux que tout autre il savait
À la cour jouer son rôle :
Et jamais lorsqu’il buvait
Ne disait une parole.
On s’étonne, sans raison,
D’une chose très commune ;
C’est qu’il vendit sa maison :
Il fallait qu’il en eût une.
Il choisissait prudemment
De deux choses la meilleure ;
Et répétait fréquemment
Ce qu’il disait à tout heure.
Lorqu’en sa maison des champs
Il vivait libre et tranquille,
On aurait perdu son temps
À le chercher à la ville.
Un jour il fut assigné
Devant son juge ordinaire ;
S’il eût été condamné,
Il eût perdu son affaire.
Il voyageait volontiers,
Courant par tout le royaume ;
Quand il était à Poitiers,
Il n’était pas à Vendôme.
Il se plaisait en bateau ;
Et soit en paix, soit en guerre,
Il allait toujours par eau,
À moins qu’il n’allât par terre.

On raconte, que jamais
Il ne pouvait se résoudre
À charger ses pistolets,
Quand il n’avait pas de poudre.
On ne le vit jamais las,
Ni sujet à la paresse :
Tant qu’il ne dormait pas,
On tient qu’il veillait sans cesse.
Un beau jour, s’étant fourré
Dans un profond marécage,
Il y serait demeuré,
S’il n’eût pas trouvé passage.
Il fuyait assez l’excès ;
Mais dans les cas d’importance,
Quand il se mettait en frais,
Il se mettait en dépense.
C’était un homme de cœur,
Insatiable de gloire ;
Lorsqu’il était le vainqueur,
Il remportait la victoire.
Les places qu’il attaquait,
À peine osaient se défendre ;
Et jamais il ne manquait
Celles qu’on lui voyait prendre.
Dans un superbe tournoi,
Prêt à fournir sa carrière,
Il parut devant le Roi :
Il n’était donc pas derrière.
Monté sur un cheval noir,
Les dames le reconnurent ;
Et c’est là qu’il se fit voir
À tous ceux qui l’aperçurent.
Mais bien qu’il fût vigoureux,
Bien qu’il fût le diable à quatre,
Il ne renversa que ceux
Qu’il eut l’adresse d’abattre.
Un devin, pour deux testons,
Lui dit, d’une voix hardie,
Qu’il mourrait delà des monts
S’il mourait en Lombardie.
Il y mourut, ce héros,
Personne aujourd’hui n’en doute ;
Sitôt qu’il eut les yeux clos,
Aussitôt il n’y vit goutte.
Il fut, par un triste sort,
Blessé d’une main cruelle.
On croit, puisqu’il en est mort,
Que la plaie était mortelle.
Regretté de ses soldats,
Il mourut digne d’envie ;
Et le jour de son trépas
Fut le dernier jour de sa vie.
Il mourut le vendredi,
Le dernier jour de son âge ;
S’il fût mort le samedi,
Il eût vécu davantage.
J’ai lu dans les vieux écrits
Qui contiennent son histoire,
Qu’il irait en Paradis,
S’il était en Purgatoire.
(chanson :source wiki)
_________________
Hé bien ! la guerre. ..(Les liaisons dangereuses, Laclos)



Dernière édition par Amaranthys le Dim Oct 11 2009, 10:00; édité 1 fois
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Flavien
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MessagePosté le: Dim Oct 11 2009, 10:00    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

Merci pour ça Amaranthys Smile !

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MessagePosté le: Mer Mar 9 2011, 11:03    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

La mort de La Palice :

"Bourbon se retourne alors contre La Palice, qui a déjà bien du mal à contenir Antonio de Leyva et la garnison de Pavie qui est enfin sortie de ses murailles. Son cheval tué sous lui, le maréchal n'en combat pas moins à pied et avec furie en dépit du poids de son armure. Finalement, le <<vieux>> soldat - à l'époque on était vieux à 54 ans - est obligé de se rendre au capitaine Castaldo. Soudain apparaît l'espagnol Butarzo qui <<le tue cruellement>> d'un coup de grosse arquebuse tiré à bout portant qui transperce sa cuirasse. La Palice à rendu l'âme. Quelques minutes auparavant, il frappait d'estoc et de taille !

Hélas, La Palice est mort
Il est mort devant Pavie.
Hélas ! s'il n'était pas mort
Il serait encore en vie !

Il est mort le vendredi
Passé la fleur de son âge...
S'il fust mort le samedy
Il eust vécu davantage.

Les médecins sont d'accord
Et toute la pharmacie,
Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie.

Sources : "François 1er" d'André Castelot.
_________________
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MessagePosté le: Dim Juil 28 2013, 07:42    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

Dans la chapelle du chateau de La Palice (Allier) il existe une reproduction du mausolée du marechal qui contenait ses restes ainsi que ceux de son épouse.
En 1793, des patriotes marseillais envahirent le chateau de La Palice et saccagèrent le chateau et la chapelle de celui-ci. Le tombeau fut détruit, les ossements dispersés aux quatres vents et le soubassement qui contenait des frises magnifiques fut découpé et certains de ses morceaux se retrouvèrent en Italie....



Quant à la mort du Maréchal, il avait été fait prisonnier par un espagnol et un italien qui se disputaient pour savoir qui auraient le monopole de sa rançon : son meurtrier régla le problème en préférant tuer froidement son prisonnier plutôt que de partager l'argent de la rançon avec son compagnon d'armes.


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MessagePosté le: Mar Juin 24 2014, 15:57    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

fouine a écrit:
Dans la chapelle du chateau de La Palice (Allier) il existe une reproduction du mausolée du marechal qui contenait ses restes ainsi que ceux de son épouse.
En 1793, des patriotes marseillais envahirent le chateau de La Palice et saccagèrent le chateau et la chapelle de celui-ci. Le tombeau fut détruit, les ossements dispersés aux quatres vents et le soubassement qui contenait des frises magnifiques fut découpé et certains de ses morceaux se retrouvèrent en Italie....






Honteux de voir que les Révolutionnaires aient violés les sépultures des Rois de France et des grands personnages de l'histoire de France comme La Palice ou d'autres et encore plus honteux que ni les histoiriens ni les politiques (de droite comme de gauche) ne comdamnent le fait que les Révolutionnaires ont violés des tombes, la mort c'est sacré  Bannir
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mais ce que vous vous pouvez faire pour votre pays" John F Kennedy


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MessagePosté le: Jeu Déc 10 2015, 12:17    Sujet du message: mort de La Palice Répondre en citant

En fait l'histoire du quart d'heure ce n'est pas tout a fait ça.
La phrase d'origine c'est "s'il n’était pas mort, il ferait encore envie" pour effectivement souligner son ardeur au combat . Après ça c'est transformé en " il serait encore vie"  et partir de là on a créé les lapalissades.

Du coup je trouve un peu dommage que les lapalissade aient tendance à effacé qui était vraiment La Palice. Plus jeune, je pensais que c'était un écrivain , poète ou quelque chose dans le genre. Ce n'est que bien plus tard que j'ai découvert qui était réellement ce personnage !
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