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Les Seconds Rôles
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orev
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PostPosted: Fri Jan 15 2010, 17:54    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

En parlant de Versailles, on pense souvent à nos grands rois, mais on oublie parfois les personnes qui ont eu un second rôle.

A l’aide du livre de Jacques Levron « les Inconnus de Versailles », je vais vous rapporter quelques portraits de ces Seconds Rôles.

Les utilités à la Cour de Versailles

Les utilités regroupent le personnel de Bouche, les domestiques, bref toutes ces personnes bien utiles à la Cour, tels les Coureurs de Vin, gâte-sauce, hâteurs, maître queux, porteur de chaise, etc.

Coureur de vin est un brevet  crée par Marie Antoinette en janvier 1784 : il fallait suivre la reine dans tous ses déplacements, en portant dans une serviette du pain, un flacon de vin et quelques victuailles. 4 personnes  avaient cet office à cette époque.

Une fois ce brevet en poche, il faut trouver un logement. Avec de la chance, il trouve une chambre au Grand Commun : il y fait noir, la pièce est mal aérée, les tapisseries murales tombent en lambeau…mais il est logé gratuitement.

Les offices sont souvent établis par quartier : c'est à dire travailler par période de 3 mois. Il arrive que ces personnes aient 2 quartiers par an, le reste du temps, ils sont en vacances.

Une besogne absorbante et fastidieuse, malgré tout : il faut être constamment présent et répondre au 1er appel, fastidieux car il faut être là, même si l’on n’a pas besoin de vous.

La journée commence de très bonne heure : 6h du matin.  Tout le monde est affairé à la préparation des repas de la reine. Une fois qu’elle a terminé, les domestiques prennent leur repas. Après cela, chacun reprend son service et attend que quelqu’un fasse appel à lui, et chacun à sa place : un coureur de vin n’a pas le droit d’apporter une autre boisson sur le buffet à côté de la table royale, cela revient  au chef d’Echansonnerie-Bouche. Si entre les repas, la reine a soif, ce sera du ressort de la dame d’honneur. Mais si cette personne est absente : la reine ne boira pas ! Les domestiques agissent ainsi  pour éviter tout conflit dans le protocole. Chacun est indifférent de ce qui se passe à côté…à tel point que les voleurs peuvent se promener dans le palais sans problème. Les valets eux-mêmes ne se gênent pas vraiment …bon, ne généralisons pas : ils ne sont pas tous des voleurs !

Une fois leur office achevé, les domestiques de tout métier peuvent se promener dans la cité royale, passer un moment dans les auberges, devant un bon vin de Mantes…souvent le ton monte et la querelle n’est pas loin.

Lorsque les officiers (officier signifie toute personne ayant un office ou autrement dit un travail) sont de quartiers, ils sont nourris au palais. Le reste du temps, ils doivent pourvoir à leur besoin. Ils peuvent ainsi acheter au serdeau. A l’origine, le serdeau consistait à apporter l’eau sur la table du roi, un peu plus tard ces personnes étaient chargées d’ôter les plats de la table royale et les poser sur les dessertes. Bien souvent, les plats n’avaient pas été touchés ou à peine : les officiers du serdeau se les appropriaient en bonne partie…qu’ils allaient rapidement revendre…et où ? sur la place des Armes, devant le palais ! ainsi, après l’heure des repas de la reine, les petits officiers pouvaient acheter des rôtis, des volailles, des légumes, des fruits à des prix modérés.

Pour les vêtements, il y avait aussi une « combine ». Les grandes dames et nobles messieurs n’hésitaient pas à marchander leurs beaux habits, surtout ceux que l’on ne remettait pas régulièrement, tels les habits de deuil. C’étaient les soldes !! eh oui, cela existait déjà...

Les « utilités » agissaient par ailleurs comme les gentilshommes bien nés : ils ne payaient pas souvent leurs fournisseurs…qui risquaient de faire faillite ! à leur décharge, ils ne recevaient pas leurs gages très régulièrement : en 1759, le roi devait 10 mois de gages à ses domestiques ! Afin de faire des économies, la reine supprima plus de 100 offices en 1788. Certains arrivaient à se faire embaucher chez des grands seigneurs, d’autres partaient s’installer à la campagne avec la petite pension versée.

Mais chacun gardait toujours en mémoire le temps passé au palais et le rôle joué auprès du roi !

La prochaine fois, je vous parle des Médecins du Roi.
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PostPosted: Fri Jan 15 2010, 17:54    Post subject: Publicité

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PostPosted: Sun Jan 17 2010, 11:41    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

L’archiatre ou le Premier Médecin du Roi

Le poste de Premier Médecin du roi était très important, assisté par un premier médecin ordinaire, d’un second médecin ordinaire, de 8 médecins servant par quartier (2 par 2 pendant 3 mois), il en existait même un 9è n’ayant pas de quartier… Si ces médecins n’avaient pas la solution à la maladie à soigner, ils faisaient appel aux 8 autres médecins consultants du roi.

A côté d’eux, n’oublions pas le premier chirurgien, le chirurgien ordinaire et les 8 chirurgiens de quartier. Ces chirurgiens avaient des tâches précises autres que d’administrer des clystères.
Rajoutons 2 chirurgiens dentistes, 4 apothicaires, 4 aides-apothicaires !

Et la santé de Louis a résisté à tous ces gens là !!

Mais revenons au premier médecin du roi. Il entrait le premier dans la chambre du roi à 7h30 pour lui prendre le pouls, l’examiner et décider du bouillon pour le petit déjeuner du roi. Il ne quittait pas le roi de la journée, était toujours présent lors des déplacements, toujours à l’écoute du moindre désir ou de la moindre plainte du roi, et ne se couchait que vers 11h du soir, enfin ! Cette lourde charge avait des compensations : un logement au château, une confortable pension, des gratifications.

Parmi les médecins du roi, un nom vient souvent à l’esprit : Fagon. Fagon soigna Louis XIV pendant plus de 20 ans et fut là pour ses dernières heures. Par contre, on oublie bien souvent son prédécesseur : Antoine d’Aquin.
Antoine d’Aquin a été mis à l’écart par Mme de Maintenon (il aurait soigné Mme de Montespan !). Ses origines de naissance ne seraient pas très claires ! Son grand père fut rabbin, mais attiré par la religion chrétienne, il avait quitté Carpentras pour se réfugier près de Naples, à Aquin, où il se fait baptiser et d’où il prend le nom. De retour à Paris, Louis XIII le nomme professeur au Collège de France. Son fils se tourne vers la médecine et sera attaché à la maison de Marie de Médicis. Il passe au service de Louis XIV et se fait anoblir. Il aura 7 enfants, dont Antoine.

Antoine d’Aquin est né en 1629. Il fait des études de médecine à Montpellier, est reçu docteur en 1649. Grâce à son mariage avec Marguerite Gayaut, la nièce du 1er médecin du roi Vallot, il fut nommé 1er médecin de la reine Marie Thérèse. Bien évidemment, tout le corps médical se dresse contre lui, Guy Patin en premier en le traitant de charlatan : il n’avait pas les mêmes vues sur la médecine, il défendait la médecine chimique contre les préjugés traditionnalistes.

Vallot le poussa haut : de santé fragile, il ne put accompagner Louis XIV à la guerre et proposa au roi Antoine d’Aquin. A grand peine, faisant face aux complots et aux rumeurs, il obtint la charge de 1er médecin du roi en 1672, six mois après la mort de Vallot. Il était plus courtisan que médecin et prônait surtout de nouvelles médications : sachant que le roi ne supportait pas les saignées, il lui donna des purgatifs, au grand damne des autres médecins. Le roi était content, il n’était pas plus mal et échappait aux saignées. Le médecin avait beaucoup d’adversaires, mais était apprécié par le roi.

Sa charge lui rapportait 45 000 livres par an, en 1692 il reçut une pension de 4 000 livres. Après l’opération de la fistule subie par le roi, celui-ci lui attribue la somme de 100 000 livres. Il  n’est pas égoïste et offre des charges et des abbayes à ses frères et ses enfants. Il va également acquérir le domaine de Jouy-en-Josas en 1690. Ses titres sont nombreux : conseiller du roi en ses Conseils d’Etat et privé, premier médecin de Sa Majesté, surintendant général des Bains, Eaux et Fontaines minérales et médicales de France.

A partir de cette période là, sa cote de popularité baisse auprès du roi : d’abord la mort de la reine Marie Thérèse (Fagon avait décelé une tumeur sous le bras gauche, mais lorsqu’il fit appel à d’Aquin, c’était déjà un peu trop tard, il faut rajouter que Fagon était sous l’emprise de Mme de Maintenon), on rappela à l’oreille du roi que d’Aquin ne sortait que de la faculté de Montpellier et non de celle de Paris, puis 2 incidents eurent lieu (1 soir où le roi n’était pas bien, d’Aquin lui donna un bouillon et dès que la fièvre de Louis baissa, le médecin partit se coucher. Mais un peu plus tard, la fièvre reprenait et c’est Fagon qui se précipita auprès du roi pour lui proposer une tisane – le 2è incident : d’Aquin demanda au roi le poste d’archevêque de Tour qui était vacant, pour son fils).  De tout cela, Louis XIV n’en dit pas grand-chose sur le moment, mais Mme de Maintenon le poussait et le harcelait, elle décida de se débarrasser du médecin pour mettre à sa place Fagon.

C’est ainsi qu’en octobre 1693, d’Aquin reçut à 7h du matin, une lettre de cachet l’invitant à se retirer à Paris, avec une pension de 6 000 livres. Ce fut un coup sur la tête,  pour le médecin.

Le lendemain, Fagon était en place. Beaucoup de courtisans et de gentilshommes comprirent d’où venait le coup !

Il s’installa à Moulins, sa santé s’altéra, il mourut à Vichy en mai 1696. Profondément affecté, il n’a survécu à sa disgrâce que 2 ans.
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PostPosted: Sun Jan 24 2010, 17:54    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Les Francine, magiciens des Eaux à Versailles

Les jardins, les eaux jaillissantes font la renommée de Versailles.  Les noms tels que Le Vau, Mansart ou Le Nôtre sont connus du public. Mais la famille des frères Francini n’est vraiment pas connue, peu de livres les mentionnent : c’est pourtant grâce à eux que les eaux jaillissent pour le bonheur de tous !

Originaire de Florence, le premier Francini arrivé en France fut Thomas. Il exerça sa profession à la cour d’Henri IV. Naturalisé en 1600, il prit le nom de « de Francine », « ingénieur de Sa Majesté et intendant de ses fontaines » et exerça à Saint Germain où il construisit des grottes animées par des personnages qui éclaboussaient la cour lors de ses promenades. Puis il réalisa des grottes et des fontaines sur le domaine de Fontainebleau. Pour le futur Louis XIII, il exécuta une petite fontaine animée,  Louis n’oubliera jamais Thomas de Francine lorsqu’il deviendra roi. En 1623, il lui accorde l’intendance générale des Eaux et Fontaines de Paris, Fontainebleau, Saint Germain avec 3 000 livres de gages par an + 1 200 livres pour l’entretien des grottes de Saint Germain.

Son fils François nait en 1617 et fut instruit « du fait des eaux » avec l’assurance de prendre la relève du père, plus tard. Il se distingua d’abord à l’armée en tant que commissaire général des guerres, puis lieutenant criminel de robe à la Prévôté de Paris.

En 1661, Louis XIV lui demanda (ainsi qu’à son frère Pierre) d’aider Le Nôtre dans la création du parc de Versailles. Chose délicate que de faire arriver l’eau, de la canaliser, alors que ce n’était que marécages autour du château.

La première réalisation fut la grotte de Téthys, l’eau étant amenée dans un grand réservoir au dessus de la grotte. Ils réaliseront ensuite le Théâtre d’Eau, le Bassin de la Sirène, le Labyrinthe, etc…Leurs œuvres se terminent en 1687. Les dépenses totales s’élèvent à 39 151 361 livres qui auront servis à installer 1 400 jets d’eau (entre autre). Ils reçurent une gratification du roi de 12 000 livres, ajoutée à leurs gages ordinaires.
Les Francine continuaient de diriger les eaux de Saint Germain, de Fontainebleu, travaillaient également à la Grande Cascade sur le domaine de Philippe d’Orléans à Saint Cloud.

Si recherchés et réclamés, ils firent fortune. Ils purent se procurer les domaines tels que à Grandmaison,  à Villepreux, la maison dite Le Clos Poulain, des terres dans la banlieue parisienne, des rentes. Les fontainiers étaient devenus voisins de Louis XIV (Villepreux se trouvant aux lisières du parc de Versailles). Leurs enfants firent soit des carrières militaires, soit religieuses, mais à chaque fois de bons mariages et restèrent dans la haute noblesse et la très grande bourgeoisie parisienne.

L’un d’eux Jean François,  fut directeur de l’Opéra et épousa la fille de Lully. A la mort du Grand Dauphin (qui l’estimait beaucoup) il fut nommé directeur de l’Académie Royale de Musique. Mais cette académie fut un tonneau des danaïdes ! le nouveau directeur fut écarté au bout d’un an, et ayant gardé des appuis à la cour, put faire face aux intrigues et aux pièges tendus. L’administration prit fin en 1728. Il avait réussi à obtenir une plus grande subvention et doter l’Opéra de très beaux décors.  Louis XV lui accorda une pension de 15 000 livres, mais ne put en profiter longtemps : il mourut en mars 1735.

Son cousin, Pierre François,  le fils ainé du créateur des Eaux de Versailles, conserva le métier de son père. D’abord mousquetaire du roi, puis capitaine de cavalerie du régiment de la Reine, il confiera le service des Eaux aux fontainiers.  Habile courtisan, en échangeant une partie du domaine de Villepreux au roi, contre des terres plus éloignées, il devient Comte. Se lançant ensuite dans des travaux démesurés, il perdit beaucoup.

Les enfants de chacun des deux cousins ne furent pas à la hauteur des aïeux, ils négligèrent beaucoup de choses,  et moururent criblés de dettes. 
 
Mais, sans Thomas, François et Pierre de Francine, le parc de Versailles n’aurait jamais eu leurs eaux jaillissantes….

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PostPosted: Sun Feb 7 2010, 07:56    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Madame de Brionne, grand écuyer du roi

La charge de Grand Ecuyer du roi est l’une des plus prestigieuses et des plus convoitées. Le Grand Ecuyer était responsable de la cavalerie de la cour, de la Grande et de la Petite Ecurie, percevait de gros revenus et « avait l’oreille » du roi. Elle correspond à la charge de Connétable, son surnom étant « Monsieur le Grand ».

Il porte la grande épée de parade devant le roi, il assiste au petit lever, au grand couvert, aux audiences, aux armées il loge à côté du roi, près à lui fournir les chevaux dont il a besoin. Les charges sont pourtant lourdes : il doit veiller au bon état de la cavalerie royale (1 500  chevaux suivant l’époque), il règle toutes les dépenses, il choisit les étalons, inspecte les haras et l’académie d’équitation, il a sous ses ordres tout le personnel d’officiers, écuyers, musiciens, valets de pied, cochers, …au total 616 personnes. N’oublions pas la direction de l’école des pages (logés aux Grandes Ecuries).

Le Grand Ecuyer dispose d’un appartement de 55 pièces, mais doit loger les nombreux serviteurs.

A la mort de Charles de Lorraine en 1751, la charge revient au comte de Brionne qui avait 40 ans. 3 ans auparavant, il avait épousé Louise Julie Constance de Rohan 15 ans, une très ancienne famille de noble. En 1751, elle met au monde le futur prince de Lambesc.

Les journées du comte de Brionne sont bien remplies : lever à 5h, vérification du pansage des chevaux, réveil des pages à 6h30, il assiste au lever du roi à 8h, il est présent au grand couvert, accompagne le roi à la chasse, est retenu toute la soirée par le roi…il rentre à plus de minuit chez lui ! Sa santé s’altère assez vite, il tombe gravement malade en 1760. Son fils n’a que 9 ans ! il s’inquiète pour la transmission de sa charge : son fils devra attendre d’avoir l’âge de 25 ans pour l’obtenir ; cette charge va-t-elle quitter la famille qui la tient depuis plus de 200 ans ? il supplie Louis XV de transmettre la charge à sa femme en attendant les 25 ans de son fils….mais le roi ne lui promet pas tout.

Le comte de Brionne meurt en juin 1761. Madame de Brionne ne va pas se  laisser faire, elle voulait conserver le bel appartement qu’elle avait rénové ainsi que les avantages matériels attribués au comte de son vivant. Il lui restait une chose à faire : demander au roi qu’il lui attribue la charge de Grand Ecuyer ! Louis XV trouva cela amusant ! Il appréciait sa jeunesse, sa beauté, ce serait amusant de placer une jeune femme à la tête d’une telle machinerie ! L’écuyer en second l’aiderait discrètement …Louis XV accepta ! En septembre 1761, le roi fait sa déclaration en ce sens.

Pendant 10 ans, Madame de Brionne se montra à la hauteur, régna sur les Grandes Ecuries avec autorité et souplesse, elle sut dignement tenir son rang dans toutes les cérémonies. Au niveau administrateur, elle fit ses preuves, veillait aux travaux de réparations, vérifiant les dépenses chaque jour, établira un cahier de notes concernant les jeunes pages, sera de tous les voyages royaux. Elle devint la maîtresse de Choiseul : tous les 2 ambitieux, actifs, intelligents et avec de l’esprit, ils étaient faits pour s’entendre.

Mais tout ne réussira pas à Madame de Brionne : la rivalité entre Monsieur le Grand et Monsieur le Premier était grande. En principe, Monsieur le Grand était supérieur à Monsieur le Premier.

Le prince de Lambesc atteint l’âge requit pour le poste de Grand Ecuyer. Elle lui abandonne sa charge, acquiert le château de Limours, fait des transformations et des travaux.

En 1789, elle quitte la France et s’installe en Autriche, étant de souche lorraine, elle était donc sujette du roi de France et de l’empereur d’Autriche. Elle tenta à la révolution, de sauver sa fortune et son château, mais il fut démoli et ses biens vendus.

Elle mourut quelques semaines après avoir revu Talleyrand, au Congrès de Vienne en mars 1815. A l’âge de 81 ans…
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PostPosted: Mon Feb 8 2010, 14:56    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

et dire qu'on se plaint avec 8 à 10 heures par jour.... c'était l'extrême, mais d'un autre côté quels boulots passionnants et que dire du lieu... et du personnage à servir.
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PostPosted: Mon Feb 8 2010, 15:33    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

c'est bien pour cette raison que le Grand Siècle me plait tant, je m'y serais bien vue, même à servir....
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PostPosted: Mon Feb 8 2010, 15:47    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

A être servie oh que oui... manger comme des cochons, boire comme des trous et avoir la goutte comme le roi... D'un autre côté on s'aperçoit que les "seconds rôles" travaillaient dur et avaient des journées extrêmement éprouvantes, mais les roi et reine n'étaient pas mieux lotis... levés tôt, devant la Cour, et couchés tard...
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PostPosted: Tue Feb 9 2010, 16:08    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Le Commissaire de Police Narbonne

Le gouverneur de Versailles était l’ancien valet de chambre du roi, Louis Blouin. A la mort du roi, il eut beaucoup à faire : Versailles, déserté par les courtisans, se trouvait en pleine crise économique. Tous les habitants avaient abandonné les hôtels particuliers, les logements, ainsi ils furent occupés par des « squatteurs », des malfrats, etc… Louis Blouin réorganise donc la police et nomme un commissaire ami : Pierre Narbonne.

Il prend ses fonctions en 1720 et les occupera pendant 26 ans. Depuis le début de sa carrière à Versailles en 1701, il remplissait son journal  d’anecdotes, de potins, d’informations concernant la ville et le château de Versailles, c’était un peu le Saint Simon des pauvres !

Il n’est pas tendre avec les seigneurs, les nobles, les courtisans du château, il annote la mort de Louis XIV et n’épargne pas le Régent ! Pire encore sont  les anecdotes concernant Mme de Maintenon : il les consigne toutes afin que les lecteurs se rendent compte des calomnies qui circulent en France et de la haine que le peuple portait à cette femme ! Le duc de Noailles, gouverneur de Versailles à la mort de Blouin, aura également mailles à partir avec le commissaire : des malversations, des abus, des malhonnêtetés ont été faites en son nom ! Le cardinal de Fleury interviendra pour sauver Noailles, tous les éléments devant disparaître, mais Narbonne réussit pourtant à sauvegarder ces papiers et à s’en servir…

Narbonne note également les anecdotes concernant Louis XV, surtout celles qui ne sont pas à la gloire du roi.
Lors de la mort de l’empereur Charles VI en 1740, il raille les médecins et leurs saignées. Le médecin des enfants de France n’est pas en reste (Louise-Marie, 3è fille de Louis XV mourra à 5 ans, suite aux incompétences de cet homme). Il en est de même avec le clergé : il est hostile aux Jansénistes et point tendre pour les Jésuites.

Mais le plus important de son journal, est la partie statistique : en 1722, il répertorie le nombre de personnes habitant le château 4 000 ! Le quartier Notre Dame (appelé la Ville Neuve) comptait 11 300 habitants, alors que le quartier du Vieux-Versailles et du Parc aux Cerfs n’en avaient que 4 400.
 
Autre statistique amusante : le nombre de nuits et l’endroit où a couché le roi durant une année : Louis XV aura passé plus de la moitié de ses nuits en 1740 hors du château de Versailles !
 
Outre sa fonction de commissaire, il fait le lien entre le gouverneur et ses administrés. A l’occasion des naissances royales, il est chargé d’en informer les bourgeois de Versailles et de les pousser à participer aux festivités royales.

Mais il est également obligé de remettre de l’ordre au niveau de la salubrité publique : les canalisations d’eaux usées que Louis XIV avait fait construire, étaient déviées vers les maisons privées, ainsi l’engorgement était inévitable, les étangs encombrés d’immondices, tel celui de Clagny qui se trouvait au milieu de la ville. Bien sûr, chaque service se rejette la responsabilité. Narbonne prit la plume, expliqua franchement le problème au gouverneur de Versailles et lui fait quelques suggestions.

Au service du roi et du gouverneur, il reste malgré tout près du peuple. Il informe de la cherté des vivres, des premières victimes de l’hiver 1739, rude hiver qui durera 72 jours. Les rues de la ville sont encombrées de glace. Il demande au roi l’autorisation d’employer les mendiants et les chômeurs, à casser la glace, contre une indemnité journalière à chacun (ils pourront ainsi se nourrir).

Ce fut, en fin de compte, un fonctionnaire modèle, zélé et habile, à l’écoute des classes sociales démunies. De par sa fonction, il a connu les grandeurs et les petitesses de la cour.

Il meurt en 1746.
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PostPosted: Tue Feb 9 2010, 17:25    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

d'un autre côté c'est grâce à des hommes comme lui que l'on peut connaître les tenants et aboutissants d'une Cour Royale. C'est comme un iceberg, on n'en connaît que ce que l'on veut bien voir (ouh là pas très français tout ça...). Ce n'est pas pour rien que le peuple français grondait sans cesse, il vivait ce que les rois leur faisaient subir... il n'y a pas que les ores... de la royauté (pas encore République)
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PostPosted: Wed Feb 10 2010, 15:08    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Un petit clin d'oeil pour "Bontemps"

Les Pompiers de Versailles

Fait remarquable : pendant les 100 ans où la monarchie était installée à Versailles, il n’y a pas eu de gros incendie (pour qu’il soit archivé !), malgré le nombre de courtisans, les amples robes de ces dames, les bougies allumées de partout…notons par ailleurs, qu’aucun service spécial de sécurité n’existait à l’époque !

L’eau était disponible à Versailles et sous le contrôle des fontainiers, ce sont donc eux qui avaient pour mission d’assurer la sécurité en cas d’incendie. Ils étaient soumis à une discipline très stricte et très sévère : jamais absent ou remplacé le cas échéant. Si l’un d’entre eux manquaient, les gages étaient retenus sur le maître fontainier : 55 sous pour chaque compagnon, 30 pour chaque garçon (statut social inférieur). Ce règlement établi en 1692, resta d’actualité jusqu’à la révolution.

Lors des petits feux de cheminée, on utilisait les seaux.  Au début du 18è siècle, des tuyaux en cuir furent reliés au poste d’eau, puis 50 ans plus tard, des pompes à incendie, au nombre de 12, actionnées à la main, firent leur apparition dans l’enceinte du château. Parmi les attributions des fontainiers, on leur ajouta l’entretien de ces pompes !

La garde des Suisses veillait dans tous les endroits, à ce que les consignes de sécurité soient respectées. Pour cette raison, il n’y a pas eu de gros problèmes d’incendie. Les Suisses étaient secondés par les Invalides (vieux soldats blessés à la guerre).

Afin d’éviter les divers feux, on tenta d’utiliser des nouvelles méthodes, tel  les feuilles de fer qui empêcheraient la propagation des flammes. Un responsable de la Maintenance fut dépêché en Angleterre et rapporta ses feuilles …qui ne furent jamais utilisées !

La ville de Versailles n’avait pas non plus de service de sécurité, les quarteniers (responsable des quartiers) devaient intervenir en cas d’accident : aider la police pour maintenir l’ordre et aider à éteindre des feux. Le matériel (échelle, corde, crochets) était entreposé chez eux. Si l’un était absent le jour où se déclarait un incendie, il recevait une forte amende. Les charpentiers, maçon et couvreurs étaient réquisitionnés lors des incendies : on estimait que c’était les plus aptes à monter sur les toits.

Mais le souci principal du commissaire de police (chargé de la maintenance et des services de sécurité) était l’eau en quantité suffisante, ainsi que le personnel qualifié. Il adresse au gouverneur de Versailles, le duc de Noailles une demande expresse, celui-ci faisant la sourde oreille. Il était regrettable également de constater que la population était égoïste (les gens fermaient les portes au service d’ordre quémandant des seaux et l’utilisation de leurs puits, les cordes des puits ayant également disparues).

Les plus gros incendies eurent lieu dans les annexes du château : en 1728 aux Grandes Ecuries (le fourrage y était entassé, propice au feu), en 1751 lors d’un feu d’artifice tiré entre les 2 écuries en l’honneur de la naissance du duc de Bourgogne (toutes les pompes du château sont en fonction, tous les pompiers de la ville de Versailles réquisitionnés, il y aura de nombreux blessés et 158 000 livres de réparation), en 1739 presque tout l’hôtel particulier du duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse, du à un feu de cheminée, puis  en 1741 suite à un orage, le feu se déclare dans les appartements de Mlle de Caumont (artiste de la Musique du Roi).

En octobre 1789, après le départ de la cour, les services du château ainsi que les fontainiers sont rattachés à la ville de Versailles. Ce n’est que grâce à la Monarchie de Juillet qu’un service autonome de pompiers sera créé.

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orev
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PostPosted: Fri Feb 12 2010, 12:14    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Premiers valets de chambre de Louis XIV : Jérôme et Louis Blouin


Jérôme Blouin, d’origine modeste, de petite noblesse de robe angevine, nait en 1610. Entré dans la maison de Richelieu par un ami, le cardinal est satisfait de sa fonction d’apothicaire. Pour le remercier, il lui donne une somme de 6 000 livres et conseille Mazarin de le prendre avec lui. En 1647, il reçoit la charge de commissaire à la Marine du Ponant, puis fut engagé auprès de Philippe d’Anjou, frère du roi, en tant que premier valet de chambre. Honneur suprême : il assistait au baptême de Philippe et eut le droit de défaire les rubans du pourpoint afin que l’aumônier du roi lui applique l’huile sainte.

5 ans plus tard, Mazarin le fait entrer dans la Maison du roi comme 1er valet de chambre de Louis XIV, avec 2 800 livres de gages par an. En 1661, Louis XIV lui confie la charge d’intendant de la maison royale, terre et seigneurie de Versailles.

Rôle magique du premier valet de chambre du roi : il couche dans la chambre du roi, il le réveille à 7h30, il peut converser avec lui 2 fois par jour, il garde la clé du coffre du linge du roi, il dirige les garçons de la chambre et les huissiers, il l’assiste au coucher et discute alors des petits potins, et recevait des missions secrètes.

En 1662, Blouin reçoit le pouvoir du roi d’acheter en son nom, toutes les terres nécessaires à l’accroissement des jardins de Versailles. Louis XIV a pleinement confiance en lui. Le premier valet de chambre surveille les travaux et les plantations, il rend compte des dépenses à Colbert. Malheureusement en mai 1665, son carrosse a un accident, Blouin meurt peu de temps après.

Son fils, Louis nait en 1660. Après la mort du père, le roi promit de conserver la charge de premier valet de chambre, à son fils. Il prit son poste en 1678, et le conserva jusqu’à la mort du roi. Ses fonctions étaient identiques, mais il était peut être plus près encore du roi que ne l’avait été son père : il était l’introducteur des audiences secrètes, il faisait entrer les visiteurs par la porte dérobée, il avait sa police secrète, il avait également ses entrées chez Mme de Maintenon, il était devenu leur confident…

Et pour tous ces services rendus, il reçut des compensations : en 1689, le roi lui offrit 10 000 écus d’argent, en 1690 il reçoit la charge de héraut d’armes des Ordres du Roi qui valait 40 000 livres. Une nouvelle gratification tombe la même année : 10 000 écus. Sa famille n’était pas en reste. En 1713, il reçoit l’administration d’un haras royal en Normandie,  puis le gouvernement de cette ville qui rapportait 12 000 livres par an.

Il logeait au château dans son appartement, il avait également acquis une propriété près de Marly (5 hectares) sur lequel il fit transformer la vieille bâtisse en une agréable demeure de campagne.

Il lui arrivait d’écrire au nom du roi, il resta toujours égal à lui-même, toujours à sa place, dans l’ombre du roi. Il fut le premier à constater la dégradation de la santé du roi, en avertit Fagon (qui ne fit d’ailleurs rien), avertit également Mme de Maintenon qui le traita de visionnaire et d’imbécile. Mais Blouin fut toujours là, restait dans la chambre du roi malgré les odeurs pestilentielles dues à la gangrène.  Le roi mourut le 1er septembre 1715.

Dès le lendemain, Blouin se démet de sa charge pour 55 000 livres. Il restait gouverneur de Versailles et de Marly.

Il n’avait pas une santé de fer, plusieurs fois il eut des accès de fièvre, il souffrait des amygdales (maladie très courante dans ce château des courants d’air), il contribua néanmoins à sauver la cité abandonnée (rappelons qu’à la mort de Louis XIV, Versailles fut désertée) en faisant jouer les eaux pour attirer le public, il accueillit les grands hôtes en visite tel Pierre le Grand, il réhabilitera le marché du quartier Notre Dame à Versailles, on lui doit également le tribunal et l’hôpital de Versailles ainsi que les services de police de la ville. Pendant le grand hiver 1709, il fit allumer des feux aux carrefours et distribuer du pain pour les malheureux.

En mai 1729, il rédigea son testament en annonçant de généreuses donations à ses serviteurs ainsi qu’au reste de sa famille vivant encore. Il mourut le 11 novembre 1729 et fut inhumé à côté de La Bruyère, et de La Quintinie. Sa charge allait à la famille de Noailles jusqu’à la révolution.

Une phrase qui revenait souvent dans les actes écrits à Versailles : « sous le plaisir du roi et de Monsieur Blouin…. »

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Bontemps
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PostPosted: Mon Feb 15 2010, 17:53    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Les Pompiers du Chataeu de Versailles après  1928

Merci Orev pour le texte sur les début de sécurité incendie je possède le même récit ,mais avec un
peu plus de détails.

   Le service des sapeurs pompiers du château est réorganisé en 1928,à cette période l'effectif est fixé
à 10 hommes recrutés parmi les anciens Pompiers de Paris.Ils avaient  des horaires de service de 72 h
d'affilé de présence pour 1jour de repos.Après 1932 l'effectif baisse à 8 et9 hommes,ils dépendent de la
direction des Beaux-Arts.En 1940,c'est l'exode,les pompiers et leurs familles quittent le château.Ils
emmènent la Delahaye(véhicule) et ils arrivent au château de Valançay ou s'est repliée la direction des
Beaux-Arts pour mettre différents éléments en sécurité..Ils reviennent à Versailles quelques semaines
après .Les allemands occupent leur poste .
      Une intervention mémorable consiste à porter secours à un avion allemand tombé dans le grand Canal asséché,transformé en potager.Un décret du 30 déc 1952 les changent de Ministère ils sont rataché à l'éducation Nationale.Pour être admis ,il faut avoir 30ans et venir des Pompiers de Paris.Les effectifs est porté à 15.En 1962 il passe à 17.
      En 1986 ils passent sous le contrôle du Ministère de la Culture 

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Louis Philippe


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PostPosted: Mon Feb 15 2010, 20:19    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Eh bien encore une fois, je m'endormirai moins bête ce soir... merci bontemps, je ne savais pas qu'ils dépendaient du Ministère de la Culture, bien qu'en réfléchissant, Versailles... le Ministère de la Culture... mais bon je n'aurais jamais deviné quand même.
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PostPosted: Mon Feb 15 2010, 20:48    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

Merci Bontemps pour ces compléments

c'est assez curieux tout de même ce rattachement à différents ministères :

d'abord les Beaux Arts, puis la Culture ..... pour moi les Pompiers sont rattachés d'habitude à la mairie de la ville ! mais enfin, nous sommes à Versailles... Smile
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orev
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PostPosted: Thu Feb 18 2010, 14:29    Post subject: Les Seconds Rôles Reply with quote

dans la série des Portraits de la Cour :

Voleurs et tire-bourses à Versailles
L’adage dit : plus il y a la foule, plus nombreux sont les voleurs ! Il en est de même dans ce vaste château. Malgré le nombre de Suisses, de Gardes, les voleurs s’en tiraient bien. L’inconvénient est que chaque garde avait une tâche bien précise, mais n’allait pas aider le voisin en difficulté !

En août 1757, eut lieu le vol de la montre du roi. Malgré les recherches, le bijou ne fut jamais retrouvé. Pourtant, et heureusement, il y a des cas où l’objet du vol est retrouvé.

C’est le cas du diamant de la dauphine Marie Josephe de Saxe. Le diamant lui a été volé, ainsi que de l’argent et des vêtements. On accusa les valets de la garde-robe, ils furent libérés faute de preuve réelle. Puis enfin, par l’intermédiaire d’un joaillier de Paris, le diamant fut retrouvé : il a transité par un juif, qui l’a obtenu d’un autre juif de Bordeaux, l’ayant lui-même acheté à la première femme de chambre de la dauphine ! Dans sa bonté, la dauphine fit enfermer sa femme de chambre dans un couvent.

Mais tous les voleurs ne bénéficient pas de l’appui d’un prince ou d’une princesse. Lors du vol de l’épée à garde et à coquille d’argent du tapissier Galand, le maçon indélicat fut condamné à 3 ans de travaux forcés aux galères et son acolyte à 6 mois de prison. Le fourreau de l’épée fut jeté et retrouvé dans une décharge, les pierres vendues à des brocanteurs, ou receleurs. Le plus surprenant dans cette affaire est que ce sont de grands personnages qui ont mené l’enquête et « travaillé » dessus : le lieutenant du grand prévôt, l’architecte-ingénieur de l’Hôtel de la Guerre, le duc de Choiseul !

En août 1763, le jour de la fête de Saint Louis, le parc et le château sont noirs de monde ! Les Suisses ont bien du mal à refouler tous les courtisans et les curieux à l’extérieur. Et parmi eux, des filous qui en ont profité pour extraire des poches des montres d’or et d’argent, des bourses, des tabatières.

Parmi les victimes : le procureur du Roi ! Quelqu’un lui a dérobé une tabatière en or. 3 étrangers d’assez mauvaise mine sont arrêtés, en fait 3 italiens qui sont venus à Paris, mais ne se connaissaient pas avant, tous 3 amenés dans une auberge de Versailles par un négociant. Les 3 filous remettaient leurs prises au négociant, qui bien évidemment avait disparu ! 4 mois de prison, puis expulsion hors du royaume.
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