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Marguerite de Valois

 
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orev
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MessagePosté le: Dim Avr 18 2010, 17:06    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Comme promis, voici le résumé que j'ai fait de la vie de Marguerite de Valois, à base de l'ouvrage de
"La Reine Margot d’Albert Savine parution 1908"

Je ferais plusieurs chapitres, sinon ce serait trop long

La jeunesse de Marguerite
Marguerite de Valois est né en mai 1553 (selon les différents calendriers le 4 ou le 14), à 16h15 au château de Saint Germain. Elle a 5 frères et 2 sœurs, son parrain le prince de Ferrare, sa marraine la duchesse de Savoie. Lorsque son père meurt, elle n’a que 6 ans. Elle est née chétive, maigre, un peu faible et parle de bonne heure. Son frère le futur Charles IX lui donna le surnom de Margot.

Elle passe sa jeunesse à Amboise pour causes des premiers troubles de la Réforme et a une éducation de princesse : littérature, danse, musique, élevée dans la crainte de sa mère (elle ose à peine lui parler). Dès son jeune âge, elle a du tempérament et sait résister à tous ceux qui veulent lui faire changer de religion, elle a des mots avec son frère François. Puis pendant 2 ans, elle participe à toutes les fêtes du Tour de France organisé par la reine afin de montrer le petit Charles IX (but réel de ce circuit : affaiblir et réduire les factions huguenotes).

Comme toute princesse, elle est question d’alliance et de mariage : Jeanne d’Albret souhaite Marguerite pour son fils, le roi du Portugal pour son jeune fils Sébastien, le roi d’Espagne pour don Carlos, Philippe II d’Espagne pour lui-même après la mort d’Elisabeth (sœur de Marguerite), mais pendant ce temps, la petite Marguerite joue volontiers avec Henri de Guise.

Vers 1569, de connivence avec son frère Henri d’Anjou, elle lui sert d’ «espion» et lui rapporte tout ce qu’il se passe dans l’entourage de la reine mère. D’un autre côté, cette amitié fraternelle prend un coup, lorsque Marguerite s’éprend de Guise, elle est épiée, surveillée, dénoncée. La reine mère ne se confie plus à elle comme avant, connaissant les ambitions des lorrains et pensant que Guise allait demander la main de Marguerite. Henri d’Anjou, aura toutes les faveurs de sa mère à partir de ce moment. Mais lorsque Marguerite contracte la maladie du pourpre, tout le monde est à son chevet : ses frères, sa mère, ainsi qu’Henri de Guise qui lui a déclaré sa flamme (leur intimité est devenue publique, la rumeur dit qu’ils avaient contracté un mariage secret !)

Les lorrains étaient assurés du mariage et beaucoup en France désiraient cette alliance, plutôt qu’un parti en dehors du royaume. Le Portugal est éliminé de la liste : Sébastien est beaucoup trop jeune, sujet à des bizarreries et les conditions demandées par le roi du Portugal sont inacceptables pour la France (Marguerite n’a d’ailleurs pas l’intention d’épouser Sébastien, elle en fait part dans ses lettres, qui sont découvertes et transmises aussi bien au Portugal, qu’à Charles IX ! Un complot est monté contre Guise en juin 1570, qui échoue grâce à Marguerite. Il quitte la Cour et se voit marier à Catherine de Clèves.

La prochaine fois :

Le mariage pour raison d’Etat


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MessagePosté le: Dim Avr 18 2010, 17:06    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim Avr 18 2010, 21:07    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Marguerite de Valois, tout un programme à elle toute seule. C'est amusant de voir que les historiens ne connaissent pas le jour exact de sa naissance mais l'heure oui...
Elle eut une vie assez mouvementée mais fut assez intelligente pour s'en sortir à chaque fois. Enfant précoce, elle eut quand même son frère comme amant à 9 ans ! c'est pas rien !
Elle avait peur de sa mère, mais ça ne l'a pas empêchée de faire un peu ce qu'elle voulait...
Vivement la suite Orev !
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MessagePosté le: Lun Avr 19 2010, 06:39    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Sorcière a écrit:
 Enfant précoce, elle eut quand même son frère comme amant à 9 ans ! c'est pas rien !


Dans cet ouvrage, il n'est pas fait mention de cette relation ! Dumaus l'a évoqué, Dumas est allé plus loin encore en racontant que ce n'était pas seulement 1 de ses frères, mais ses 2 frères !
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MessagePosté le: Lun Avr 19 2010, 13:42    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

oui, ce sont les deux frères qui ont été ses amants en premier... mais va savoir, elle était réellement très précoce, c'est peut être même un autre personnage historique !
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MessagePosté le: Mar Avr 20 2010, 12:54    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Le mariage pour raison d’Etat


Dès août 1571, les démarches en faveur du prince de Navarre reprennent, mais ne s’adressent pas ouvertement à  Jeanne d’Albret, la reine mère demande en même temps les dispenses nécessaires au pape. La reine de Navarre « traine les pieds » et se décide enfin en septembre, mais elle souhaite connaître les conditions…Et plus le temps passe, plus elle se rend compte que la cour de France n’est que fard et corruptions diverses. Pour cette huguenote, la Cour ressemble à l’enfer ! Elle écrit à son fils : « je ne voudrais pour chose au monde, que vous y fussiez pour y demeurer. Je désire vous marier et que, vous et votre femme, vous vous retiriez de cette corruption ».

Tant bien que mal, Jeanne de Navarre arrive à Chenonceau, rencontre Charles IX et Catherine de Médicis, qui tentent de l’amadouer, mais ne lui donnent pas le motif principal de ce mariage (pour se venger de ses ennemis, le roi accorde la main de sa sœur à un huguenot). Marguerite à qui on demande de prendre la religion de son futur mari, ne promet rien.

Le contrat est enfin signé le 11 avril 1572, bien que les lettres de dispenses du pape, ne soient pas arrivées, mais il fallait attendre août pour le mariage : Jeanne d’Albret, arrivée début juin à Paris, y est empoisonnée et meurt 4 jours après. Le 20 juillet, le roi de Navarre arrive à Paris, accompagné de 800 gentilshommes et les fiançailles ont lieu quelques jours plus tard.

Les cérémonies ainsi que les costumes des noces furent splendides : la toque, le poignard et le costume du roi valaient entre 500 et 600 000 écus. D’après les témoignages, plus de 120 dames affichaient leurs plus beaux atours de velours d’or et d’argent. Surprenants furent les 2 cortèges (séparés) : d’un côté le roi, la reine mère, les princes de sang, la maison de Lorraine, de l’autre côté le roi de Navarre, le prince de Condé, l’amiral de Coligny, le comte de La Rochefoucauld…

Pendant la cérémonie (pendant que Marguerite écoutait la messe), le parti du roi de Navarre, ainsi que lui-même, se promenait dans le cloître (le roi de Navarre avait demandé à l’un des frères du roi d’assister en son nom à la messe). On vint le chercher à la fin de la messe afin de dire le Oui. Marguerite restait muette (elle ne pouvait se contraindre à oublier l’amour du duc de Guise) et Charles IX, très en colère, lui poussa, de l’arrière, la tête en avant : c’est ainsi que le cardinal de Bourbon prit ce signe de consentement ! Le repas et les festivités furent à la hauteur : mets délicieux, spectacles pompeux et ce, pendant 3 jours.
 
Le peuple seul n’apprécia pas le spectacle, où les assaillants du paradis étaient presque tous des protestants, ils prirent cela pour une insulte. Dans la ville, pendant que les festivités continuaient, les protestants eux-mêmes ne se sentaient pas à l’aise : les grands personnages un après l’autre quittèrent les lieux. C’est à partir de ce moment, que Coligny recevait des avertissements où on le mettait en garde contre la reine mère (la reine mère voulant s’en débarrasser car il avait trop d’emprise sur ses fils). Coligny est attaqué, La Rochefoucauld tué, etc…




La prochaine fois :

Le rôle de la reine de Navarre
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MessagePosté le: Mer Avr 21 2010, 20:33    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Le rôle de la reine de Navarre


Toute la nuit, suite à l’assassinat de Coligny, ce ne fut que réunions et conciliabules soit chez la reine mère, soit chez le roi de Navarre, chacun des partis demandant à Marguerite d’aller se coucher (pour la préserver…non ! pour qu’elle ne se mêle pas de cela) ! Toute la nuit également, les massacres de la Saint Barthélémy ont lieu. Marguerite, au petit matin, décidait d’aller plaider la cause de son époux auprès du roi et de la reine mère. A cette période, François d’Alençon et le roi de Navarre s’allièrent, tous deux mal vus par la reine mère. A la cour, Henri de Navarre fait des progrès, s’habille de soie fine, se lave régulièrement, et délaisse Marguerite : il y a tant de belles dames…Ils vivent en parfaite harmonie, dans une très grande liberté et se racontent leurs aventures extraconjugales ! Comme entre frères et sœurs !
 
Marguerite tenait parfaitement son rôle de reine de Navarre, surtout à l’occasion de la venue de l’ambassade polonaise, avant l’élection du roi de Pologne. Elle fit son discours, sans aide, sans traducteur, « si pertinemment et si éloquemment, que tous l’appelèrent une seconde Minerve ou déesse de l’éloquence ». Des festivités sont organisées et Marguerite fut la triomphatrice de cette fête.

Lors de l’accompagnement d’Henri d’Anjou jusqu’à la frontière, il renoua les liens de fraternité rompus avec sa sœur.  En bonne fille de Catherine et bonne épouse, elle fit échouer la tentative de fuite de son frère d’Alençon et de son mari Henri de Navarre, sans qu’ils ne sachent d’où venait l’empêchement…de même elle réussit un an plus tard, à faire échouer la conspiration des Politiques, en devenant la maîtresse de Joseph de Boniface, seigneur de La Mole, à qui elle soutira tous les éléments de la conspiration montée par Montmorency, Turenne, Cossé. La Mole était à d’Alençon et par ricochet au parti de Navarre. Il faut dire que La Mole était un sacré vantard ! De plus, n’ayant pas eu le droit de participer à tous les conseils de cette conspiration, pour se venger, il racontait tout à Marguerite en pensant qu’elle lui obtiendrait quelques gratifications du roi et de la reine mère. La Mole et Annibal de Coconas furent arrêtés, jugés et condamnés à avoir la tête tranchée.

Cosmo Ruggieri fut également arrêté, mais uniquement envoyé aux galères, ayant prédit à la reine que s’il mourrait, elle perdrait la vie de suite après lui ! D’Alençon avait plaidé en leur faveur auprès de la reine (qui soit disant les épargnait, mais la transmission de grâce n’est arrivé qu’après l’exécution !)


A la mort de Charles IX, peu de temps après, la position de Marguerite devient plus difficile. Sans qu’elle s’en rende compte, il fut son protecteur. Henri d’Anjou est rappelé de Pologne afin de prendre la couronne et la reine mère ne s’occupait plus que de cela. Le roi de Navarre était en prison à Vincennes avec d’Alençon, mais était surtout préoccupé par ses amours pour Mme de Sauve…Marguerite était bien seule ! En bonne épouse, elle avait pensé à les faire évader, mais vu qu’ils se disputaient à savoir lequel serait dehors en premier, elle y renonça.

 
Henri d’Anjou, durant le trajet de retour, somma sa mère de libérer Navarre et d’Alençon. Elle les confia à Mme de Sauves qui assura la brouille entre les 2, avec la complicité de Du Guast, favori et agent trouble d’Henri, mais étant également amoureux de Mme de Sauves. Toute la Cour accueille Henri III (devenu roi de France) à Lyon. Là encore, Marguerite tient parfaitement son rôle, bien qu’étant souffrante et sentant la tension entre elle et son frère (Du Guast avait médit sur son compte auprès du roi, vante l’amour de Marguerite pour Bussy d’Amboise, et plus tard avait tant dit du mal de Marguerite, qu’il fut tué).

Après la célèbre affaire des mignons (Bussy, Du Guast, etc…) et bien que Marguerite soigna le roi de Navarre souffrant, elle fut indignée et très en colère lorsque ce même roi de Navarre fit chasser Mme de Thorigny (la dame qu’aimait le plus Marguerite). Ce fut la 1ère vraie brouille entre le roi et la reine de Navarre à l’été 1575, dans laquelle d’Alençon fut le réconciliateur. Ils avaient tous les 2 besoin de Marguerite, ayant toujours en tête de quitter la Cour.

Effectivement le 15 septembre 1575, d’Alençon fuit. Navarre quitte la cour en février 1576, sans faire ses adieux à Marguerite. Pour son malheur, Marguerite fut mise aux arrêts, dans sa chambre. Toute la cour lui tournait le dos, sauf Crillon et d’Alençon qui envoya une lettre de protestation à sa mère. Navarre également écrivit à Marguerite de venir le rejoindre et envoie un émissaire au roi. Malgré les déviations de son époux, ils étaient liés par l’amitié et Marguerite désirait vraiment le rejoindre. Interdiction lui fut faite de quitter la Cour, encore moins le royaume !

Marguerite imagina alors de partir prendre les eaux à Spa, mais en cours de chemin son entreprise fut démasquée par Don Juan d’Autriche. Elle galopa jusqu’à La Fère, y fut rejointe par d’Alençon et là, attendirent la paix jusqu’en septembre 1577. De retour à la Cour, après avoir été réclamé, Marguerite demanda à nouveau l’autorisation de rejoindre son époux ! Les finances de l’Etat ne le permettaient pas…

 en février 1578, d’Alençon, après avoir été emprisonné, résolut de quitter le Louvre et s’évader, avec l’aide précieuse de sa sœur. Alençon réussit et se retira à Angers, d’où il écrivit une lettre au roi et à la reine mère leur expliquant qu’il avait du fuir la Cour, sans quoi il aurait été empoisonné…Il consentait à se tenir tranquille chez lui, tout en rassemblant une armée pour se rendre dans les Flandres. Sauf que….les Flandres étaient espagnoles !

La reine mère voulait garder les bonnes relations entre la France et l’Espagne. Navarre refusait maintenant de recevoir Marguerite (une feinte, pour calmer la reine mère…qui était, bien entendu déjà au courant et qui avait découvert que Marguerite faisait la liaison entre Navarre et Alençon). Du coup, la reine mère pressait le départ de sa fille afin qu’elle rejoigne son époux, quitte son amant Bussy et comme elle serait du voyage accompagnée de  son Escadron volant (y compris l’ancienne maîtresse de Navarre), par la même occasion, voulait voir où en étaient les troupes des Réformés et tenter de se concilier le roi de Navarre…

Enfin, le 2 août Marguerite, accompagnée d’une partie de la Cour, se mit en route avec toute la maison que le roi Henri III a daigné lui constituer.




A suivre :

A la Cour de Nérac


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MessagePosté le: Ven Avr 23 2010, 20:19    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

A la Cour de Nérac

Arrivée à Bordeaux, Marguerite est accueillie à bras ouverts. Tout le peuple veut la voir, l’admirer, les festivités vont durer 7 jours. Puis courant septembre à Casteras, Henri  de Navarre pointe son nez. Les premiers entretiens, dont le plus important la réconciliation de Navarre et du maréchal de Biron,  ont lieu avec la reine mère. Là encore, Marguerite fut utilisée par sa mère. Après une conclusion heureuse, Navarre rentre à Nérac, les dames de la Cour rejoignent Agen, puis enfin la reine mère daigne s’arrêter à Nérac.

 Marguerite est heureuse de retrouver son rang, son château et son époux. Tout se passe le mieux du monde à la Cour de Navarre, malgré les 2 partis qui se côtoyaient…chacun allait à sa messe et se retrouvait à la fin pour des festivités, des bals, des banquets. Marguerite se fait courtiser par le vicomte de Turenne, pendant qu’Henri s’occupe de la Rebours (fille d’honneur de Marguerite). De son côté, Catherine de Médicis n’arrivant à rien avec ces huguenots et constatant que Marguerite s’alliait de plus en plus à Navarre, décida de rentrer à Paris.

La première chose que Marguerite engagea : gérer les maîtresses de son époux ! Elle instaura la théorie de l’amour néoplatonicien ! « on muguette, on conte fleurette, mais il est interdit de déflorer ! ». Les hommes adhèrent à la demande de la reine, la méthode fonctionne jusqu’à ce que le roi de Navarre apprenne la relation existante entre Turenne et Marguerite ! Les rumeurs arrivent de Paris, Henri III a décidé réellement de les brouiller. Marguerite ne se laisse pas faire. En fin d’année 1579, la « guerre des amoureux » est déclarée : c’était à celui qui prendrait les villes appartenant soit à Navarre soit à Marguerite, mais sans que ni l’un ni l’autre ne le sache : ce qui fut le cas pour Cahors !

Pendant les diverses campagnes de guerre, Navarre s’arrête ça et là, afin de retrouver une maîtresse. Avec ses excès, il tombe malade, Marguerite sera à ses côtés pendant plus de 17 jours. La bonne entente ne va pas durer : les histoires de cultes sont en cause (des catholiques ayant enfreints la loi et s’étant rendus dans une église pour la Pentecôte sont massacrés devant la reine). Les mots fusent, les rancœurs rejaillissent. De retour à Pau, le roi s’entiche d’une jeune demoiselle d’honneur de la reine la Belle Fosseuse ! Elle tombe enceinte au grand dam de la reine (qui n’arrive pas à donner un dauphin à Navarre).

 Imaginez l’état du roi de Navarre allant devenir père ! Il délaisse totalement son épouse, c’est la  rupture, mais il faut sauver la face à la cour. En reine exemplaire, elle aidera la Belle Fosseuse à accoucher  d’une fille morte née (Henri étant venu l’implorer de l’aider !). Mais Marguerite s’ennuie, la cour de Nérac ne ressemble en rien à celle du Louvre, malgré les persiflages, malgré les complots, toute cette ambiance lui manque. D’Alençon vient régulièrement lui rendre visite. Parmi ses gentilshommes, il y a Jacques du Harlay, seigneur de Champvallon. D’une grande beauté, lettré, il a tout pour plaire et lui parle d’amour, Marguerite oublie vite Bussy, se prend d’amour pour Champvallon, évince le pauvre Pibrac.


Henri III rappelle sa sœur à Paris en début 1582 (il veut surtout avoir sous la main le roi de Navarre, afin que la rébellion cesse), Marguerite saute sur l’occasion pour monter dans la capitale et revoir Champvallon. Le roi de Navarre fait un bout de chemin, mais repart aussitôt après dans ses terres. Parmi les demoiselles accompagnant Marguerite, se trouve la Belle Fosseuse. Marguerite ne se gène pas pour faire une longue lettre de remontrance à son mari. Tout le monde est au courant de l’enfant au Louvre, elle est donc renvoyée. Henri de Navarre devient furieux, la reine mère le remet en place, en soutenant cette fois Marguerite ! Elle a trop souffert elle-même de l’emprise que Diane de Poitiers avait sur Henri II !


Le roi supporte mal les attitudes de Marguerite : elle est belle, intelligente, mais ne réussit pas à faire revenir Navarre à Paris. Il est aussi en possession des lettres de Marguerite à Champvallon. Et le 7 août 1583, fou de rage, en plein bal, Henri III chasse Marguerite de la cour. Sans argent, sans bras sur lequel s’appuyer, elle part avec ses dames de compagnies pour la Navarre. En cours de route, 2 de ses amies sont arrêtées. Elle poursuit seule son chemin. Champvallon, menacé d’arrestation, se réfugie en Allemagne, poursuivi par des spadassins du roi. Arrivée aux alentours de Cognac, elle reçoit interdiction d’aller plus avant…par son époux ! Il n’avait pas envie que Marguerite n’arrive trop vite, tout occupé qu’il était avec Corisande. Sa mère Catherine lui conseilla malgré tout de descendre vers le midi.

En décembre 1583, Marguerite arrive donc à Agen.  Jusqu’en avril 1584, poussé d’un côté par Duplessay-Mornay, de l’autre par Birague, Henri de Navarre consent enfin à reprendre sa femme. Mais l’accueil est glacial. La reine est totalement délaissée, mise à l’écart, humiliée. De plus elle doit recevoir d’Epernon qui doit convaincre le roi de Navarre de se convertir au catholicisme, ce qui lui coute beaucoup. Finalement, elle accepte par devoir de Reine. Henri de son côté, lui fait mener la vie dure : il fait enlever son secrétaire Ferrand, détruit toutes les lettres (pendant que Marguerite mène encore une double vie), le menace de le torturer pour avouer…quoi ? Ferrand ne faisait le courrier qu’entre Catherine de Médicis et sa fille.

 
En mars 1585, ne se sentant pas en sécurité (Corisande poussait Henri à se débarrasser de Marguerite), la reine de Navarre quittait Nérac pour faire ses dévotions à Agen. Elle décida de s’enfermer dans la ville et dans le château, créa des compagnies de gens de pied et finalement ce fut presque une armée entière à ses ordres. De fil en aiguille, la guerre civile était lancée. Elle demanda de l’aide, Henri de Guise écrivit à Philippe II en Espagne, afin qu’il envoie quelques subsides à Marguerite pour qu’elle puisse repousser les hérétiques. Malheureusement le maréchal de Matignon réussit un coup de maitre : reprendre Agen, faire sauter le couvent des Jacobins et faire fuir Marguerite.


A suivre :

Marguerite Reine d’Usson
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MessagePosté le: Sam Avr 24 2010, 09:39    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

ouh j'ai du retard à lire... je vais m'y mettre.
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MessagePosté le: Sam Avr 24 2010, 19:01    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Marguerite Reine d’Usson

Fuyant Agen, accompagnée d’une partie de son escorte, mais sans lit, sans argent, sans linge, elle se dirigea vers Carlat, faisant partie de son apanage. N’ayant plus un sous, elle mit en gage ses bijoux, demandait aide à Henri de Guise qui envoya une nouvelle fois Duras en Espagne. Peine perdue ! il rentre bredouille. Harcelée de part et d’autre, finalement elle fit appel à D’Aubiac, homme de guerre, gentilhomme, et noble. Il s’occupa de lever des troupes en Gascogne pour chasser celles de Carlat, mais c’était sans compter la vengeance et la hargne de Lignerac qui refusait d’être évincé. Délaissée par Henri III son frère et par Henri de Navarre son mari, elle se tourne vers sa mère qui lui offre un asile dans le château à Ybois, près d’Issoire, à l’automne  1586. Mais ce fut un piège. Le marquis de Canillac, obéissant au roi et au duc de Joyeuse, s’empara de Marguerite et la retint prisonnière et dirigée vers le château d’Usson, D’Aubiac fut arrêté et pendu. C’était non pas un piège, mais un complot. Une rumeur courrait déjà : les Valois l’avaient supprimée de leur famille. « la reine de Navarre est très malade. Elle ressent les douleurs générales et est dans un tel état qu’on n’en peut attendre qu’un triste résultat ». Marguerite avait déjà compris que si elle venait à disparaître, ce serait un bienfait pour la politique. Aussi, elle écrivit à sa mère en lui demandant de bien vouloir s’occuper de ses gardes et dames de compagnies, qu’elle n’avait pas payé depuis des mois et de les replacer, avant qu’elle ne disparaisse définitivement.

En décembre 1586, Catherine de Médicis et Henri III s’étaient un peu calmés. Ils firent des remontrances à Henri de Navarre, qui au cas où Marguerite venait à disparaitre, pensait hériter de ses biens et de ses apanages. Le roi demanda expressément à Navarre, de rejoindre sa femme et de penser à faire des héritiers ! et qu’il ne cherche pas à épouser quelqu’un d’autre.

Rassurée sur sa vie, Marguerite, toujours enfermée à Usson, ne pensait plus qu’à la vengeance. Quant à Canillac, il réussit un tour de force en demandant 4000 écus de pension annuelle, une garnison de 50 soldats, le commandement de toutes les villes d’Auvergne (alors que le comté appartenait à Marguerite !).

Finalement, Marguerite fut chez elle, maître de son château, était devenue l’âme de la résistance au pouvoir royal (Usson devenait le quartier général des chefs ligueurs). Pour s’occuper, elle entreprend la rédaction de ses Mémoires, qu’elle dédie à Brantôme (Pierre de Bourdeille). A cet endroit, elle rencontra maintes personnalités telles Saint Vidal (chef du Velay), le comte de Randan (commandant de l’Auvergne), Urfé (l’auteur célèbre de l’Astrée).  Ce n’était pas les réceptions du Louvre, mais cela y ressemblait.

A ne pas sortir de la forteresse d’Usson, Marguerite devint de plus en plus grosse. « Grasse en 1589, elle était d’un embonpoint débordant en 1593 ».

La mort de son frère Henri III fut le choc. Elle quittait la Ligue, pour se rapprocher de son mari Henri de Navarre.  En 1594, Henri de Navarre envoyait à Marguerite un maître de requête, en vue de l’annulation de leur mariage (poussé, il est vrai par Gabrielle d’Estrées). Marguerite était prête à y consentir, à condition de conserver tous les avantages acquis et d’avoir suffisamment d’argent pour payer ses dettes. Les tractations durèrent plus de 5 ans. Lors du procès contre  Henriette d’Entragues, Marguerite renseigne la justice sur les intentions et le comportement du demi frère Charles d’Auvergne, individu peu recommandable. En échange, elle demande sa part d’héritage et le dédie au dauphin Louis. Elle devient ainsi l’alliée du roi de France. Entre temps, Gabrielle disparaissait. Marguerite se manifesta, était prête à tout pour faciliter et accélérer la dissolution du mariage. Elle n’avait plus qu’un but : quitter Usson et retrouver l’une des « maisons de France » éloignée de la Cour.

Tout alla très vite : le 21 octobre 1599 Marguerite était prête à signer tout acte qu’il plairait au roi,  le 3 novembre le pape désignait des cardinaux afin d’examiner les cas de nullité de mariage, le 10 novembre le mariage fut déclaré nul, Marguerite conservait son titre de reine et de duchesse de Valois, ses domaines, Henri IV lui concédait 200 000 écus payables en 4 ans, afin d’éponger ses dettes.

Conséquence immédiate : le mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis en décembre 1600 et le 27 septembre 1601, Louis XIII naissait.

Patientant jusqu’en 1605 afin d’obtenir l’autorisation de remonter vers Paris, Henri IV faisant la sourde oreille, Marguerite quittait donc Usson, sans prévenir qui que ce soit.

A suivre :


Le retour à Paris de Marguerite et sa fin
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 10:07    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

et la fin :

Le retour à Paris de Marguerite et sa fin


Marguerite traversa Paris le 18 juillet 1605, pour se rendre à Boulogne, escortée par le petit duc de Vendôme. Le 26 juillet, Henri IV lui rendit visite au château de Madrid et le lendemain, ce fut le tour de Marie de Médicis.

Marguerite fut accueillie au Louvre, beaucoup de gens parmi le peuple, l’ovationnèrent, regrettant les Valois. Le 6 aôut, Marguerite se rendit à Saint Germain. En route à Rueil, le Dauphin l’attendit en carrosse. Cette rencontre approuvait ainsi la légitimité du mariage d’Henri et de Marie et l’existence du Dauphin.

 Dans son testament, Marguerite lui léguait tous ses biens. Le lendemain, elle lui envoyait un Cupidon parsemé de diamants, assis sur un dauphin enrichi d’une émeraude et un petit cimeterre constellé de pierres.

Marguerite fut définitivement acceptée à Paris. En été, elle s’installait au château de Madrid, en hiver elle logeait à l’hôtel de Sens, profitant de l’hospitalité de l’archevêque Renaud de Beaune.

Ce n’était plus la beauté des premières années, elle devint horriblement grosse, s’habillait en vieille femme, coiffée de cheveux couleur blond filasse (cheveux empruntés à des valets qu’on tondait de temps en temps), souvent atteinte de malaises, prise de dysenterie. En avril 1606, elle perd son jeune et cher écuyer Dat de Saint Julien qu’elle aimait passionnément (suite à une querelle entre écuyer, à celui qui gardera l’amitié de Marguerite). Elle quitta donc l’hôtel de Sens pour s’installer au Pré aux Clerc pour peu de temps, la peste arrivant dans Paris.
 
En septembre 1606, elle partait pour Issy, acheta la maison de Jean de la Haye, orfèvre du roi. Elle s’y plut tant qu’elle se mit à l’embellir, faisant des travaux dans le parc, les allées furent remplies de statues et les murailles couvertes de fresques.

De retour à Paris en octobre, elle fut atteinte d’une pleurésie, dont elle réchappa. Malgré cela, ses salons se remplissaient (des diplomates,  des soldats, des poètes), on y discutait de tout, on y faisait de tout : Henri IV disait lui-même revenir du « bordeau » lorsqu’il la visitait ! Ayant perdu le jeune Dat de Saint Julien, elle retrouva avec un immense plaisir, son écuyer Bajaumont : elle le connaissait depuis Agen, il était devenu philosophe et vaillant soldat. A côté de cela, elle organisait de main de maîtres des réceptions où elle conviait le roi et la reine : Mourgues disait « Marguerite était vraiment la princesse du monde la plus libérale ».
 
Dans sa propriété d’Issy, Marguerite recevait régulièrement le Dauphin, avec qui elle s’entendait parfaitement. Elle lui offrit en 1609, un cordon de pierreries de 3000 écus. Mais en fin d’année 1609, Marguerite perd une nouvelle fois son « amoureux ». Bajaumont se fit attaquer par le fils d’un procureur de Bordeaux, en pleine église des Augustins.

Puis ce fût le couronnement de Marie de Médicis, la mort d’Henri IV. Marguerite fit chanter pour lui un service solennel et 2 oraisons funèbres. Elle resta en bon terme avec la reine Marie de Médicis, joua un rôle dans l’alliance franco-anglaise préparant le mariage d’Henriette.

Elle vivait malgré tout à l’écart de la cour, entourée de musiciens. Vers la fin de 1614, elle tomba malade, d’un engorgement du foie, compliqué d’une gravelle. Son aumônier jugeant l’état très grave, se décida d’avertir Marguerite. Le 7 mars 1615, elle fit poser la 1ère pierre du tombeau. Elle s’éteignit le 28 mars 1615, laissant 100 000 livres aux pauvres, 200 000 écus de dettes (ses meubles valaient 6 000 écus et ses bijoux 30 000). Marie de Médicis régla les créanciers.

Elle s’était éteinte à l’âge de 62 ans. En septembre 1616, son corps fut transporté du couvent des Filles du Sacré Cœur vers Saint Denis.

Voici la fin du discours funèbre de 1615 : « morte, Marguerite de France ! Adieu les délices de France, le paradis des plaisirs de la Cour ! Le brillant de nos jours, le jour des beautés, la beauté des vertus, la mignardise des lys, le lys des princesses, la princesse des grandes, la reine des grandeurs, la grandeur des esprits, l’esprit de sagesse, la prudence des nobles, la noble des fleurs, la fleur des Marguerite, la Marguerite de France ».



On a souvent écrit de Marguerite qu’elle fut une fille délurée, mais les romanciers ont beaucoup brodé….
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 10:49    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

C'est vraiment une très belle biographie Orev, et Marguerite mérite qu'on la relève un peu de la boue où beaucoup se sont amusés à la trainer... Elle avait un grand coeur, dommage que cela n'ait pas marché avec Henri IV je pense qu'ils auraient fait de très grandes choses pour la France....
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 14:28    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Des rumeurs ont couru sur la non-stérilité de Marguerite :

Dans Paris, on racontait  la reine de Navarre avait dû avorter d’un enfant de son amant Champvallon.  L’ambassadeur d’Angleterre prétendait lui que Marguerite de Valois, enceinte, avait accouché. Elle aurait également eu un deuxième enfant en 1586 né au château de Carlat. Le père de celui-ci serait un certain d'Aubiac. En tout cas, si il y eut un ou même plusieurs enfants illégitimes, personne ne sait ce qu’il(s) est (sont) devenu(s) ce qui renforce la probabilité que tout cela est pure invention. Cependant, ces ragots, crus par Henri III, auront fait beaucoup de tort à Marguerite. Celle-ci nia toute sa vie avoir avortée ou accouchée d’un enfant.
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 14:48    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

comme on dit, Niniss il n'y a pas de fumée sans feu, pourquoi avoir dit cela ? Pour rendre fou Henri III mais après ? moi j'ai lu que ces deux présumés enfants étaient du même père, Champvallon..? tant que nous n'aurons pas la preuve de ces faits, il subsistera toujours un doute.
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 16:02    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

Sorcière a écrit:
C'est vraiment une très belle biographie Orev, et Marguerite mérite qu'on la relève un peu de la boue où beaucoup se sont amusés à la trainer... Elle avait un grand coeur, dommage que cela n'ait pas marché avec Henri IV je pense qu'ils auraient fait de très grandes choses pour la France....

Merci Sorcière.

Plus je lis d'anciens livres, datant du début du dernier siècle, c'est à dire des années 1900 à 1930, plus je me rends compte que la vision des écrivains étaient totalement différentes .

Donc pour se faire une idée "vraie" de nos rois et reines, il faut lire plusieurs écrivains différents.

Cela n'a pas marché avec Henri IV : je ne sais pas qui aurait pu "tenir le coup" avec lui ! :stud
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MessagePosté le: Lun Mai 3 2010, 16:09    Sujet du message: Marguerite de Valois Répondre en citant

oui il fallait sûrement avoir les reins solides... mais d'un autre côté, elle les avait Margot, le caractère et tout et tout...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:30    Sujet du message: Marguerite de Valois

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