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Histoire Hellénistique
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Flavien
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MessagePosté le: Jeu Juin 3 2010, 19:26    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Bonjour à tous !
Inspiré par les trés longs et intéressants sujets de gens comme Orev et Moundir Smile , je me lance à mon tour dans un récit qui me passione : celui des royautés hellénistiques, héritières d'Alexandre le Grand, jusqu'à la conquête romaine.

Notre récit débutera en -323 (avec quelques explications sur les années précédentes tout de même) à la mort d'Alexandre le Grand avec le début de la dislocation de son immense empire et se terminera en -30 avec la disparition de la dernière dynastie hellénistique (Lagide, en Egypte) après la victoire d'Octave devenant déjà Auguste.

Le champ géographique de mon récit est pour l'essentiel le bassin oriental de la Mediterannée.
Je dis "pour l'essentiel" car il nous arrivera d'aller faire un tour autour de la Mer Noire ou de nous enfoncer jusqu'à l'extrême-est de l'Iran (bien loin de la Méditerannée donc) par-exemple.

Je vous souhaite une bonne lecture pour ce premier chapitre de mon récit (et le prologue qui le précède) et surtout n'hésitez pas si vous avez des questions Smile !


Prologue : les années 360 à 323


Vers la fin des années -360, la Grèce est divisée et affaiblie, les 3 grandes cités Athènes, Sparte et Thèbes connaissant toutes un déclin relatif de leurs puissances respectives et de leurs prestiges.
Aucune ne peut réellement imposer son hégémonie aux autres de façon concluante et la Grèce est épuisée par les luttes intestines.

Se produit alors un évènement d'importance : en -359 Philippe II accède au trône de Macédoine.
Jusque là, la Macédoine était une puissance périphérique du nord de la Grèce et très secondaire : elle s'était parfois engagée dans les luttes intérieures grecques aux côtés d'une cité ou d'une autre mais sans que son intervention soit particulièrement décisive et sa politique extérieure particulièrement bien assurée ou ambitieuse.
Mais à partir de cette date, tout change : Philippe II va se révéler un monarque exceptionnel, aux ambitions démesurées mais surtout ayant une politique très réfléchie et constante dont le but est l'expansion systématique de l'influence Macédonienne.

Augmentant simultanément la puissance financière (exploitation des mines du Pangée), militaire (réorganisation complète de l'armée avec notamment l'invention de la fameuse Phalange Macédonienne) et politique (plus grand ambition et agressivité à l'extérieur), le roi entreprend donc de manière systématique l'augmentation de la puissance de son Royaume.

Sans rentrer ici dans les détails de plus de 20 ans de règne il y arrivera si bien qu'à sa mort en -336 la Macédoine aura imposé un protectorat au Nord à une partie de la Thrace et au Sud à la Thessalie, ainsi qu'une alliance sûre à 100% avec l'Epire à l'ouest (son monarque étant le gendre du Macédonien), et le plus important il aura imposé à presque toute la Grèce la formation d'une Ligue sous influence Macédonienne (la Ligue de Corinthe).



C'est ce dernier point qui à son importance.
En effet, instrument de la domination Macédonienne en Grèce, la Ligue est aussi une arme dirigée contre l'immense empire Perse à l'Est.

 (pour avoir la taille de l'empire perse au moment ou Alexandre se lança à sa conquête, il faut enlever à cette carte les territoires européens : l'empire perse n'est plus qu'en Asie et Egypte à ce moment-là)

S'appuyant sur le souvenir des invasions perses de la Grèce, Philippe en fait une question de fierté "nationale" (de civilisation plutôt : les Grecs contre l'ennemi "barbare" qui menace ses libertés) et prépare les Grecs à se lancer à l'assaut de l'empire rival.

Malheureusement Philippe II est assasiné en -336.
La Macédoine étant décidemment très chanceuse en ces années-là c'est un monarque encore plus exceptionnel qui lui succède en son fils : Alexandre III, dit Alexandre le Grand.

Après quelques péripéties, ce dernier réussit à maintenir l'autorité macédonienne en Grèce et reprend le rêve de son père : en -334 il part pour l'Asie avec toute son armée.
En plusieurs années il remporte au moins trois très grandes victoires (Le Granique, Issos, Gaugamèles) et finit par conquérir l'ensemble de l'empire perse grâce à ses victoires militaires, des ralliements, et -ce qui nous intéresse ici dans la perspective de notre récit sur l'histoire hellénistique- par sa politique de respect de l'identité perse.

En -323, Alexandre règne donc sur un immense empire, ou plutôt sur deux : la Macédoine (qui domine la Grèce) et la Perse, tous deux associés par la seule personne d'Alexandre et restant dans les faits 2 royautés séparées conservant leurs caractères propres.

Au cours de son avancée, Alexandre se serait pris d'admiration pour la culture perse au point qu'il à finalement changé très peu de choses à l'administration des pays conquis : la plupart des gouverneurs perses des provinces restent en place, des perses (et plus seulement des macédoniens ou des grecs) sont intégrés à l'armée, il autorise ses sujets perses à le vénérer comme le Grand Roi (titre des Rois perses) et enfin le plus important il ne souhaite pas une immigration (colonisation) des Grecs en Asie.

Au contraire, il va même jusqu'à organiser des mariages entre ses généraux et soldats et des femmes "indigènes".
Fascinant Alexandre, qui sans doute désirait fondre les 2 grandes cultures (perse et grecque) en une seule et effacer les rivalités ancestrales entre les deux peuples.
C'est probablement un des seuls exemples dans l'Histoire d'un vainqueur qui respecte son vaincu au point de le considérer sur un pied d'égalité avec son propre peuple : aurait-il réussi à fonder ce monde presque utopique dont il rêvait ?
Impossible à dire car Alexandre meurt en -323 (sans doute de maladie : la malaria ?) à seulement 33 ans et il n'à pas d'héritier.


Chapitre I : les conséquences de la mort d'Alexandre et les premières divisions


Alexandre n'avait pas d'héritier mais sa femme Rhoxane (une Iranienne) était enceinte.
De plus, était toujours en vie un bâtard de Philippe II : Arrhidée. Le problème avec ce dernier étant qu'il était épileptique et sans doute quelque peu handicapé mentalement -et donc incapable d'assumer réellement une fonction politique d'importance.

Perdiccas, un général d'Alexandre, ami d'enfance de celui-ci (ayant même été amoureux de la soeur du conquérant en ses jeunes années) et fidèle d'entre les fidèles proposa une solution pour éviter une division de l'armée dont une partie avait tendance à soutenir Arrhidée et à vouloir le proclamer roi (avec l'arrière-pensée et l'espoir de pouvoir rentrer dans la Macédoine natale dont ils étaient partis depuis 10 ans) et l'autre Perdiccas (lui-même étant plutôt favorable à la reine enceinte : dans le cas ou Alexandre aurait laissé un fils posthume).

La solution adoptée fut donc la suivante : si l'enfant à naître était un garçon, il partagerait le pouvoir avec Arrhidée.
Compromis nécessaire sans doute mais solution boîteuse : les deux sources du pouvoir "légitime" étant très faibles (un bébé et un incapable) cela allait nécessairement provoquer des débuts de tension entre les protecteurs de l'un et ceux de l'autre dans cet empire si fraîchement conquis.

Perdiccas lui-même n'est pas totalement désinteressé.
Son espoir de la naissance d'un garçon fut satisfait et sans doute était-il fidèle à la dynastie Argéade (celle de Philippe II et d'Alexandre) mais un mineur pouvait également le laissait rêver à des années de régence et de pouvoir personnel (la reine n'ayant pas son mot à dire : contrairement à la royauté française ou la reine était régente presque automatiquement à une époque plus proche de nous, elle n'à pas à se mêler de politique dans le cas présent pas dans les faits), il était en effet chiliarque (plus ou moins l'équivalent de premier ministre) depuis quelques mois avant la mort d'Alexandre.

A signaler également que dès la mort d'Alexandre la plupart des soldats et généraux qui avaient épousé des iraniennes divorcèrent (sans doute n'avaient-ils pas voulu déplaire au Roi de son vivant) et cela crée un début de tension avec les peuples conquis : un certain nombre de ces jeunes filles étant des filles de chefs de villages ou de tribus, donc d'hommes importants.

Avant même la naissance du fils d'Alexandre cela dit il fallait bien gouverner l'empire : les tâches furent donc partagés entre les anciens généraux et amis d'Alexandre.
En Europe, Antipatros, ancien fidèle de Philippe II, continua de gérer la Macédoine (comme depuis qu'Alexandre était parti en Asie depuis plus de 10 ans) où il était apprécié et compétent : il en était pratiquement régent dans les faits, l'éloignement du Roi lui ayant laissé beaucoup de marge de manoeuvre (avec le consentement de celui-ci, obligé de se concentrer sur l'Asie).
En Asie, Perdiccas conserva ses fonctions de Chiliarque.

On note donc que malgré le fait que la royauté théorique et conjointe des deux rois s'exerce sur l'Asie et l'Europe, dès ce moment-là et essentiellement pour des raisons de commodité le pouvoir central est divisé entre Asie et Europe (et ce n'est plus la même chose que sous Alexandre : l'obligation faite à celui qui dirige l'Asie d'obéir à celui qui dirige l'Europe ou inversement est ressenti de manière moins "sacrée" et contraignante).

Un autre membre de l'entourage d'Alexandre, Cratère, fut nommé Prostatès des rois, et cela afin de veiller sur eux et de s'assurer notamment de leurs personnes.
Mais cela resta théorique et malgré les espoirs de ceux qui se méfiaient de l'ambition de Perdiccas, il ne put jamais exercer ses fonctions dans les faits car il rentrait au même moment en Europe en y conduisant les vétérans qui souhaitaient la regagner : il mourra d'ailleurs 2 ans plus tard dans des circonstances sur lesquelles je reviendrais.
Ce fut donc près de Perdiccas en Asie que les rois restèrent.

Nous en arrivons maintenant à un moment d'importance : la répartition des satrapies (des provinces) de l'empire.
En Asie Mineure, deux personnages qui joueront un rôle important se voient atribuer des régions : Eumène (secrétaire et archiviste d'Alexandre) et Antigonos le Borgne (général).
Mais le plus important est sans doute l'attribution de l'Egypte à Ptolémée, le premier des Lagides.
La Thrace, détachée de l'autorité d'Antipatros, était confié à un autre membre de l'entourage d'Alexandre : Lysimaque.

D'une manière générale la mort d'Alexandre signifie la disparition des perses de l'entourage du pouvoir et des postes administratifs importants.


En Asie, la Bactriane, à l'extrême-est de l'empire se souleva (comme elle l'avait déjà fait en -325) et sans doute cet évènement aurait eu lieu même sans la mort d'Alexandre : il s'agissait d'une région à forte population grecque (déjà avant l'arrivée d'Alexandre) et étonamment ce fut elle qui se souleva pour son indépendance et non pas une des régions iraniennes à population perse. La rébellion fut durement matée et inquiéta finalement peu le pouvoir qui place toutefois un gouverneur grec (le Chypriote Stasanor) et non pas Macédonien à sa tête.
En Europe, un soulèvement autrement plus grave : les grecs soumis du bout des lèvres à Philippe et Alexandre déclenchèrent une révolte très violente aussitôt connue la mort de celui-ci. Le coeur de la résistance est Athènes, bientôt rejointe par l'Etolie puis par les Thessaliens et quelques autres.

Antipatros manque de troupes et hésite : il se laisse enfermer dans Lamia.
Les grecs sont cependant obligés de lever le siège car voici qu'accoure en Grèce l'armée de Léonnatos (encore un ancien général et ami d'enfance d'Alexandre) appelé à l'aide par Antipatros.
Débarquant en Thessalie, Léonnatos est battu et tué par les Grecs mais son armée fait malgré tout sa jonction avec celle d'Antipatros.
La flotte d'Athènes, malgé un effort naval considérable de la cité, est ensuite battue devant Amorgos.
Le prévoyant Antipatros avait fait appel à Cratère en même temps qu'à Léonnatos et le prostatès réussit à rejoindre Antipatros peu de temps après la défaite navale d'Athènes.
La guerre tourne à l'avantage Macédonien : après une victoire en Thessalie, Antipatros et Cratère refusent de négocier en bloc avec leurs adversaires et habilement réussissent ainsi à détacher les alliés d'Athènes de celle-ci.
A l'automne -322, la cité doit traiter : ce conflit eut des conséquences graves pour Athènes qui dût abolir la démocratie (chose que n'avait pas demandée Phillippe II 16 ans plus tôt) et n'est plus réellement une cité indépendante (au niveau politique en tout cas) à partir de ce moment.

Cette révolte eut d'autres conséquences : à une ligue sous domination macédonienne se substitue désormais l'autorité directe du royaume dans bien des cités qui sont asujetties isolément, les deux vainqueurs se gardant bien de restaurer la ligue de Corinthe qui avait voler en éclats lors de la révolte.
C'est donc un aggravement de la situation juridique et politique de la Grèce vis-à-vis de la Macédoine.

Pendant ce temps, en Asie.
On avait chargé Eumène d'établir son autorité sur la Cappadoce, région que n'avait pas conquise Alexandre, et pour ne pas arranger les choses Léonnatos (qui avait également été nommé gouverneur de provinces en Asie Mineure) avait été tué : Eumène fit donc appel à Perdiccas pour l'aider.
L'empire s'agrandissait encore, un an après la mort d'Alexandre, grâce au succès de l'entreprise.

Cependant, les tensions augmentaient : Perdiccas devint méfiant d'Antigonos en lui reprochant d'avoir refusé d'épauler Eumène, tandis que Cratère et Antipatros en Europe n'apprécièrent pas beaucoup que Perdiccas décide de s'attribuer de lui-même le titre de prostatès des rois.
Pour compliquer encore les choses, Olympias (mère d'Alexandre) proposa à Perdiccas la main de sa fille Cléopâtre (soeur d'Alexandre) : or il était tentant pour Perdiccas de devenir le beau-frère posthume d'Alexandre mais d'un autre côté il existait une rivalité personelle et très forte entre Olympias et Antipatros depuis l'époque de Philippe II.

Par conséquent, et ce sera la fin de notre premier chapitre, voici un résumé pour clarifier les choses : les ambitions de Perdiccas qui gouverne l'Asie sont de plus en plus douteuses et de plus en plus combattues (pas forcément que ca ait un rapport d'ailleurs : les autres avaient aussi leurs ambitions).
Ou est la légitimité dans tout ça ? Perdiccas prétend soutenir les rois et sans doute le fait-il en les gardant sous sa protection (et probablement souhaite-il réellement aider le fils d'Alexandre à accéder au pouvoir quand il aura l'âge) mais il est de plus en plus contraint d'imposer son autorité aux autres.
Ses adversaires qui pourtant peuvent eux aussi prétendre soutenir la légitimité : ils reprochent à Perdiccas de "séquester" plus ou moins les rois alors qu'ils avaient été confiés à Cratère, et Antipatros pense -avec raison- que la vieille reine Olympias est une source d'instabilité en Macédoine (de par ses rancoeurs vis-à-vis de lui), or celle-ci cherche à se rapprocher de Perdiccas.

Qu'ils le veuillent ou non les différents protagonistes sont poussés les uns contre les autres, doucement mais sûrement.
L'unité existe encore, mais elle n'est plus que de facade, et la première guerre (d'une longue liste) éclatera bientôt dans cette période désignée sous le nom de celle des Diadoques (les "héritiers") et qui va de la mort d'Alexandre à l'année -276.


A suivre dans le deuxième chapitre bientôt Smile ....


Dernière édition par Flavien le Lun Aoû 23 2010, 13:11; édité 3 fois
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MessagePosté le: Jeu Juin 3 2010, 19:26    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu Juin 3 2010, 20:37    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Cher Flavien, j'ai tout lu... merci pour cette partie historique légèrement connue de mes neuronnes.

Juste une question : tu dis que les femmes n'avaient pas le droit de règne même en tant que régente, mais penses-tu que si le contraire avait été le cas, Olympias aurait fait une reine aussi puissante que Philippe II (je crois me souvenir qu'elle ne l'appréciait pas beaucoup) ou qu'Alexandre III son fils ?

En tout cas, j'attends ton deuxième tome avec impatience..... pour savoir comment va s'en sortir le fameux Perdiccas
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MessagePosté le: Jeu Juin 3 2010, 20:54    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Merci de m'avoir lu tout d'abord Smile !

Alors pour les femmes, en ce qui concerne Olympias : elle à été une très bonne mère pour Alexandre et à toujours fait passer ses intérêts à lui avant tout quand il était l'héritier de Philippe II. Sans doute sans elle aurait-il eu plus de mal à accéder au trône et à s'y maintenir au tout début : elle lui à toujours apporté son soutien plein et entier à cette période.
Après, avait-elle un sens politique ? un sens des affaires de l'Etat ? Honnêtement, je ne le pense pas : elle à passé des années à s'opposer à Philippe (car il avait pris une autre épouse) puis à Antipatros (car il ne lui laissait pas une miette de pouvoir en tant que régent d'abord sous Philippe puis sous Alexandre). Elle se faisait d'ailleurs un peu des illusions en pensant que Antipatros était le grand méchant qui lui en voulait : quand il était en Asie, Alexandre à donné à maintes reprises des instructions claires à celui-ci pour que sa mère ne se mêle pas de politique (il n'avait pas vraiment confiance en son jugement).
Olympias à essayé de faire ensuite accuser Parménion (vieux compagnon de Philippe et chef du début de l'expédition d'Alexandre en Asie) et quelques autres  de "complots" par rancoeur personnelle : on voit donc qu'elle avait pas forcément trop le sens de la politique car en faisant ça elle risquait pas vraiment de rendre des services à son fils qui avait besoin de ces hommes qui lui étaient parfaitement fidèles.
Elle l'aimait sans aucun doute son fils et pensait à lui chaque soir paraît-il pendant les plus de 10 ans qu'il n'était pas là mais bon niveau politique, on le voit ici et dans ce que j'ai dis dans mon premier message bof bof elle semble plus guidée par des passions personelles qu'autre chose.

Après ce qu'il y à d'intéressant dans l'Histoire Hellénistique c'est que des femmes vont jouer des rôles politiques importants et parfois même plus importants que les rois théoriques : ca va arriver d'ici quelques décennies dans au moins deux des trois grandes dynasties hellénistiques, mais on y est pas encore Smile !  Il y en aura même certaines dont le règne sera tout ce qu'il y à d'officiel ( je pense notamment à la Cléopâtre très connue, celle de César ). Ca arrivera dans quelques chapitres promis Smile .


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MessagePosté le: Ven Juin 4 2010, 10:31    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Merci Flavien, par son amour envers Alexandre elle me faisait penser à Louise de Savoie qui s'est battue bec et ongles pour son fils, son "César". Bref, la différence s'arrête à la politique, d'après ce que j'ai lu, car Louise avait elle, une âme de politicienne.
Dépêche toi de lire ton livre et raconte-moi la suite de ces hommes et femmes (toujours d'après ce que j'ai lu de tes écrits) qui ont fait de la Grèce un remarquable berceau de la démocratie...
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Flavien
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MessagePosté le: Ven Juin 4 2010, 13:38    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

De rien Smile !

En fait j'ai plusieurs sources pour faire ce récit et ma principale est un livre que j'ai déjà lu et relu plusieurs fois : donc je peux poster la suite dès maintenant, et c'est d'ailleurs ce que je fais aller tiens tant que je suis motivé pour taper Smile !


Chapitre 2 : Premières guerres et premières disparitions

On à vu précedemment que Olympias avait proposé à Perdiccas d'épouser sa fille Cléopâtre (soeur d'Alexandre) : allait-il entendre cet appel et ainsi confirmer les soupçons de ceux qui lui prêtaient des ambitions personelles ?

Les choses étaient plus complexes encore : le vieux régent de Macédoine, Antipatros, dans son désir de souder toutes les parties de l'empire ensemble et d'éviter l'éclatement avait essayer de marier ses 3 filles à 3 des plus importants "ambitieux" de cette époque.
Ptolémée en Egypte accepta donc la main d'Eurydice tandis que Cratère épousait Phila ; quand à Perdiccas il accepta de se fiancer avec Nikaia.

L'attitude de Perdiccas apparaît à ce moment comme assez équivoque : il accepte la main de Cléopâtre (dans l'espoir d'augmenter sa légitimité : auprès des autres importants, de l'armée et de la mère-patrie Macédoine) et en même temps accueille Nikaia également (dans l'espoir qu'on ne lui contestera pas sa légitimité : ses rivaux).
Précisons que les cas de polygamie ne sont pas rares à l'époque.

Cela aurait pu marcher mais la méfiance vis-à-vis de Perdiccas est trop importante et les ambitions personelles de chacun trop grandes (y compris celles de Perdiccas qui pour le coup avait un peu voulu "le beurre et l'argent du beurre").

Tout s'enchaîne alors très vite : ayant sommé Antigonos (qui lui était théoriquement soumis) de venir s'expliquer auprès de lui sur son absence d'aide à Eumène, Perdiccas voit le Borgne rejoindre Antipatros en Europe.
Perdiccas renvoie alors Nikaia à son père Antipatros, ajoutant aux griefs politiques les rancoeurs personelles.

Une coalition se forme donc, réunissant la plupart des plus faibles contre le plus fort.
Antipatros, Cratère et Antigonos en Europe ainsi que Lysimaque en Thrace et Ptolémée en Egypte entrent en guerre contre Perdiccas (qui contrôle l'essentiel de l'empire d'Alexandre en Asie) à qui seul Eumène en Asie Mineure reste fidèle.

Craignant de s'attaquer à la Macédoine-même ou ses adversaires (surtout Antipatros) pouvaient apparaître comme plus légitimes que lui, Perdiccas choisit de s'attaquer d'abord à celui qui lui paraissait le plus faible : Ptolémée en Egypte.
Ce dernier n'avait pas encore eu de rôle important jusqu'à maintenant mais il était resté bien tranquillement dans son coin à établir solidement son pouvoir sur l'Egypte et avait même réussi à se rendre maître de la Cyrénaïque à l'ouest.
Ptolémée possédait également des ressources financières considérables : au moment de la rupture avec Perdiccas il fait en effet assasiner son prédecesseur Cléomène de Naucratis et s'empare de son trésor ; sans doute ce dernier ayant essayé de s'entendre avec Perdiccas en secret pour qu'il que le remette à la tête de l'Egypte.

Au début de l'année -321, Perdiccas se dirige vers le Sud et marche contre Ptolémée : rapellons que tout ce qu'il y à de dramatique à cette période est que la plupart des hommes ambitieux qui vont s'affronter maintenant étaient pour la plupart très bons amis sous le règne d'Alexandre.
Son expédition se heurta aux obstacles naturels de la vallée du Nil et piétina dans la région de Memphis : une conjuration se noua alors contre Perdiccas dans son état-major, il fut assassiné.
La campagne était terminée et les conjurés offrirent à Ptolémée tout ce qu'avait posséder Perdiccas mais il refusa : prudence et sans doute compréhension de ce que l'empire allait définitivement se diviser en plusieurs parties.

Pendant ce temps, Eumène, à qui Perdiccas avait confié la défense de l'Asie Mineure s'en était au contraire brillament sorti ; contre toute attente, Cratère passé en Asie fut battu et tué.
Eumène put par la suite s'emparer d'une grande partie de l'Anatolie.

Guerre étrange qui voyait un camp l'emporter au sud et l'autre au nord, et déjouant les "pronostics" dans chaque cas.
Qu'allait-il se passer ?

Les coalisés (Antipatros, Antigonos, Ptolémée, Lysimaque) se réunissent -toujours en 321- à Triparadisos en Syrie du Nord pour décider quoi faire : entérinant le refus de Ptolémée d'assumer la tutelle des deux rois ceux-ci furent confiés à Antipatros qui les emmena avec lui en Macédoine.
Antipatros est également désigné comme régent (théorique en tout cas) de l'ensemble de l'empire mais ce choix se révéla peu heureux : c'est à un homme vieux, replié sur la Macédoine, qu'on confie la tâche d'éviter l'éclatement de l'Empire (et sans doute les autres protagonistes avaient-ils fait exprés dans le but de pouvoir continuer à assouvir leurs ambitions personelles).

Antigonos, nommé "stratège des forces royales" par Antipatros, était chargé de la lutte contre Eumène en Asie Mineure.
Après maintes péripéties ou ce dernier montra des talents d'homme de guerre peu communs chez un homme de plume, il fut refoulé en direction de l'Est et contraint de s'enfermer dans la petite place cappadocienne de Nora.

Mais au moment ou Antigonos pensait tenir son adversaire se produisit un rebondissement innatendu : la mort (naturelle) d'Antipatros en Macédoine.

Qui allait vouloir ou pouvoir en profiter ? Eumène va t'il s'en sortir ?

Quoiqu'il en soit tout le paradoxe de la situation présente est que c'est Eumène, dernier véritable fidèle à la dynastie argéade (avec Antipatros) à être traité comme "séparatiste" alors qu'il cherchait précisément à maintenir l'unité de l'Empire avec Perdiccas et c'est au nom des deux rois qu'on lui faisait la guerre.
La disparation d'Antipatros, certes peu motivé pour l'unité de l'Empire sur ses dernières années, mais toujours fidèle à la pensée de Philippe II et d'Alexandre le Grand, va accélerer la mise à l'écart des deux rois (qui n'avaient déjà d'influence sur rien : l'idiot est toujours idiot, et Alexandre IV n'est qu'un enfant très jeune).


La suite dans mon chapitre III bientôt Smile !


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Henri André
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MessagePosté le: Dim Juin 6 2010, 05:38    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Flavien a écrit:

En fait j'ai plusieurs sources pour faire ce récit et ma principale est un livre que j'ai déjà lu et relu plusieurs fois

Bonjour Flavien,

Merci pour ce récit, c'est très intéressant. Pouvez-vous nous en dire plus sur vos sources?

Amicalement,

Henri.


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Flavien
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MessagePosté le: Dim Juin 6 2010, 12:17    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Merci à vous !

Alors mes sources sont : Histoire politique du Monde Hellénistique de Edouard Will (qui est LE livre que je vous conseille vraiment sur cette période), certaines des Vies Parallèles de Plutarque (Alexandre, Eumène,... et d'autres à venir), les 2 cartes que j'ai mis dans le premier chapitre viennent de wikipédia, et pour les chapitres qui viennent j'aurais également recours à Histoire Romaine, Histoire de Sparte, un livre sur l'Athènes Hellénistique et quelques interventions de Claude Mossé... mais je pense que j'ai également d'autres sources dont je ne me souviens pas puisque certaines parties de mon récit je les récite d'après ce que je sais ( j'ai lu beaucoup beaucoup de choses sur cette période*).

Le troisième chapitre sera posté tout à l'heure Wink  : merci à tous ceux qui me lisent !


* Ah oui ca vient de me revenir : je sais que j'ai entre autres aussi été il-y-à quelques mois sur des sites très bien qui sont des compilations des inscriptions de l'époque et qui actualisent en permanence suivant les découvertes archéologiques, et il y en avait énormément de beaucoup de peuples de l'époque, j'essaierais de retrouver l'adresse, c'était très intéressant Smile


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Flavien
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MessagePosté le: Dim Juin 6 2010, 13:47    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Voilà donc la suite Smile !


Chapitre III : Polyperchon, Cassandre et la dynastie Argéade

Avec la disparition du vieil Antipatros, une des questions les plus importantes était de savoir qui désormais se chargerait des deux rois et prendrait le titre d'épimélète.
C'est à cette occasion qu'entre en scène un nouveau personnage : Cassandre, fils d'Antipatros. Celui-ci estimait en effet que cette charge lui revenait de droit.
Est-il utile de préciser qu'il n'y avait évidemment pas plus de droits qu'un autre dans la mesure ou il ne s'agissait pas d'une charge héréditaire mais bien d'une charge transmise à quelqu'un après accord entre les gens importants de l'Empire (ne serait-ce que car elle donnait presque automatiquement la régence également : le pouvoir théorique sur l'ensemble de l'Empire).

C'est bien ainsi qu'Antipatros avait vu les choses en partie et jugeant que son fils était trop jeune pour avoir la moindre autorité sur les satrapes de l'Empire (ainsi que turbulent : il s'était déjà disputé avec Antigonos en 321), il avait désigner pour lui succéder un vieil officier de l'époque de Philippe II du nom de Polyperchon.
J'ai dis que cette charge n'était pas héréditaire en principe mais pourtant Antipatros à choisi de la considérer comme telle en désignant lui-même son successeur, pourquoi ?
Par méfiance des conquérants et généraux macédoniens en Asie sans aucun doute qu'il sentait prêts à abandonner les intérêts des 2 rois dès que ca les servirait, et aussi peut-être par un certain conservatisme qui le faisait penser que la place de la régence, du pouvoir théorique sur l'ensemble de l'empire devait définitivement être la Macédoine.

Polyperchon était un très bon officier mais un politique effacé : le choix d'Antipatros était bon si il s'agissait de trouver quelqu'un de fidèle à la dynastie mais moins si il s'agissait de la défendre face aux ambitions des autres.
Un nouveau conflit éclate très rapidement : se jugeant lésé, Cassandre partit en Asie ou il s'entendit avec Antigonos et Lysimaque contre le nouveau régent. Coalition que Ptolémée rejoint quelques temps plus tard.
On voit à quel point tout se complexifie et à quel point presque plus personne ne pense désormais à la dynastie argéade : la coalition à bien pour but de faire obtenir à ses membres plus de pouvoirs si possible, tandis que même le choix d'Antipatros à la veille de sa mort avait quelque chose de presque "illégal" (bien que la désignation d'un successeur ait eu pour le but de protéger la dynastie).

Un mot rapide sur Eumène : regardant désormais avec faveur du côté de la Macédoine, Antigonos , alors qu'il le tenait presque abandonna et lui promit de lui rendre sa satrapie et même davantage si il se joignait à l'entreprise contre Polyperchon.
Eumène accepta mais l'un et l'autre étaient évidemment de mauvaise foi dans cet accord.

De son côté Ptolémée, dès qu'il apprit la mort d'Antipatros, envahit en -319 la satrapie de Syrie-Phénicie. C'est un geste important car il révèle le début d'une pensée constante chez les futurs souverains lagides qui est la Coelé-Syrie.
Cette région pouvait fournir à l'Egypte des bases navales plus commodes mais surtout formait une sorte de glacis défensif de l'Egypte même vis-à-vis de tout envahisseur asiatique : Ptolémée reprenait ainsi la tradition des anciens pharaons et tirait la leçon de l'invasion de Perdiccas 2 ans plus tôt.
C'est également un geste réfléchi : ce geste qui affirme l'indépendance politique de Ptolémée allait à l'encontre de l'ordre légitime de Polyperchon et on comprend pourquoi alors Ptolémée s'était joint à la coalition contre Polyperchon.

Polyperchon ainsi en danger, menacé par autant d'ennemis, n'avait pas beaucoup de choix : il imagina de faire appel aux grecs, et adressant au nom de Philippe Arrhidée (le fils bâtard de Philippe II attardé) une proclamation aux cités, il leur promit un retour aux conditions des règnes de Philippe II et d'Alexandre.
On à vu en effet précedemment que avant la mort d'Alexandre, les cités grecques faisaient partie d'une ligue sous influence macédonienne et conservait leurs propres régimes ; mais qu'après, à cause d'une révolte ratée, elles avaient dû accepter la soumission directe, des garnisons parfois et l'établissement d'oligarchies favorabales aux macédoniens.
Si Polyperchon avait pensé ainsi s'attirer un grand enthousiasme de la part des grecs, il avait échoué : sa politique n'eut qu'un succés partagé, et à Athènes il fallut même une expédition militaire pour imposer le retour à la Démocratie.

En ce qui concerne Athènes d'ailleurs, une petite parenthèse : étant rapidement contrainte par les défaites de Polyperchon à mettre de l'eau dans le vin de la restauration démocratique, en -317, la cité conclut avec Cassandre un traité d'amitié et d'alliance et substitue à la démocratie un régime censitaire.

Le pouvoir de Polyperchon s'écroula en Macédoine même quand, sa flotte détruite dans les détroits, et Cassandre ayant donc repris pied en Grèce, Polyperchon fut obligé de se replier sur le Péloponnèse où sa politique l'avait fait bien voir.

En ce qui concerne la dynastie argéade, qu'il ne faudrait pas oublier dans tous ces conflits.
Polyperchon avait emmené avec lui le petit roi Alexandre IV dans le Péloponnèse tandis que Eurydice, épouse de Philippe Arhidée, s'entendait avec Cassandre.
Force est de constater que les 2 rois sont désormais dans 2 camps opposés (sans y être pour rien ni l'un ni l'autre d'ailleurs).

Cassandre est proclamé régent au Printemps 317 (sans doute sous l'influence de l'intrigante Eurydice) : il faut d'ailleurs préciser que à ce moment-là il ne s'agit plus d'un pouvoir théorique sur l'ensemble de l'Empire mais seulement sur la Macédoine (et ses dépendances grecques évidemment).
Si vous vous souvenez de mes précédents chapitres, je vous avais parlé de la rivalité entre Olympias (mère d'Alexandre) et Antipatros : dès la mort de ce dernier, pour donner du prestige à son autorité Polyperchon avait rappelé d'Epire celle-ci.
Elle avait hésité mais dès qu'elle apprit les entreprises d'Eurydice, elle se mit à la tête d'une armée épirote, de quelques troupes de Polyperchon, et prit avec elle son petit-fils Alexandre IV.
J'avais parlé précédemment de l'amour d'Olympias pour son fils Alexandre (III), on peut constater que désormais elle cherche à protéger les intérêts de son petit-fils Alexandre (IV).

Pour faire un petit retour en arrière.
Aussitôt connue la mort de Philippe II, son ancien mari, en -336, Olympias avait fait exécuter par des soldats épirotes le fils qu'il avait eu avec sa jeune épouse et qui n'était qu'un bébé.
Dès qu'il l'avait appris, Alexandre était rentré dans une colère noire et balayant les justifications de sa mère comme quoi il aurait risqué un jour de menacer sa légitimité, il lui rappela que son père Philippe n'avait jamais fait exécuté son neveu Amyntas (qui pourtant lui aurait dû être sur le trône à la place de Philippe) et que ce dernier était resté fidèle toute sa vie à Philippe (et il le sera à son cousin Alexandre plus tard également).
Alexandre fit protéger la veuve de son père par ses soldats et lui envoya même son médecin personnel pour l'aider mais elle mourut d'inanition et de chagrin quelques jours plus tard (rien d'étonnant : elle avait perdu son mari et son fils en quelques jours).
Cela démontre simplement qu'Olympias était parfois quelqu'un de très cruel.

Pour en revenir à notre époque, dès qu'Olympias réussit à s'emparer des personnes d'Eurydice et de Philippe Arrhidée, elle les fit mettre à mort (automne 317) : un frère de Cassandre subit le même sort ainsi qu'une centaine de nobles macédoniens.
Cassandre revint alors en toute hâte du Péloponnèse ou il luttait contre Polyperchon et se fit livrer Olympias, que ses crimes avaient rendu très impopulaire en Macédoine : elle fut à son tour exécutée.

Au début de l'année 316, Alexandre IV restait donc le seul roi officiel, mais il n'était qu'un otage aux mains de Cassandre, nouveau maître de la Macédoine.
Ce dernier se maria à une demi-soeur d'Alexandre le Grand, faisant ainsi du petit roi son neveu et tentant de se rattacher à la dynastie.

Dans le prochain Chapitre, je vous raconterai notamment la suite des aventures d'Eumène en Asie, qui se déroulent plus ou moins à la même période que celle-ci.


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Henri André
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MessagePosté le: Dim Juin 6 2010, 19:31    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Merci pour vos réponses rapides Flavien, je prends bonne note de vos références.

Amicalement,

Henri.


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Flavien
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MessagePosté le: Lun Juin 7 2010, 09:43    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Je vous en prie

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Flavien
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MessagePosté le: Mer Juin 9 2010, 09:37    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

La suite Smile :


Chapitre IV : Eumène, les débuts de la lutte contre Antigonos

Nous en revenons donc aujourd'hui à Eumène.
On avait vu dans le chapitre précédent qu'il avait accepté la proposition d'alliance de son ancien ennemi Antigonos : ce dernier ayant désiré se concentrer sur la lutte contre Polyperchon tandis que sa proposition avait permis à Eumène de s'en sortir.

Mais il ne se joignit pas à la guerre contre Polyperchon : il reprit au contraire sa lutte contre Antigonos (et donc les autres) aussitôt.
Considérant cela, Polyperchon lui offrit au nom des rois (les deux sont encore vivants à ce moment-là) les fonctions de stratège de l'Asie : fonction que Antipatros avait il y à quelques années fait attribuer à Antigonos.
Il est amusant de constater que d'une part en Europe il-y-à deux "régents" rivaux (Cassandre et Polyperchon) et d'autre part en Asie luttent deux "stratèges" rivaux (Antigonos le Borgne et Eumène) : Polyperchon et Eumène étant alliés l'un à l'autre et Antigonos avec Cassandre.

Il est malheureusement évident dès le départ quel groupe va l'emporter : comme on l'à vu dans le chapitre précédent Cassandre est en train de remporter la guerre en Europe, et il faut ajouter que Antigonos dispose de forces militaires infiniment supérieures en nombre et qualité à Eumène, sans compter que Ptolémée (Egypte) et Lysimaque (Thrace) sont également alliés des deux plus forts.

Malgré le fait que Polyperchon se trouve rejeté dans le Péloponnèse et laisse ainsi Eumène complètement isolé, ce dernier ne se décourage pas et vit des aventures militaires assez impressionantes -encore une fois- pour un homme qui n'est pas un soldat au départ (mais bien l'ancien secrétaire et archiviste d'Alexandre).
Il alla en Phénicie pour s'emparer d'une partie des récentes conquêtes de Ptolémée (voir chapitres précédents) puis en Iran ; mais traqué par Antigonos, ses troupes finirent par le livrer et il fut exécuté.
Ainsi s'achevait la vie d'un homme intéressant et important de l'époque.

Les données politiques se modifient ainsi une nouvelle fois et Antigonos devient désormais le défenseur de l'unité de l'Empire : mais la rupture avec les années précédentes est qu'il le fait pour son propre compte, sans faire entrer en considération les droits de la dynastie argéade (du petit Alexandre IV).
Comme on peut s'en douter en considérant le récit des années précédentes une nouvelle coalition va se former : cette fois contre Antigonos, dont le seul allié sera Polyperchon.

Sa victoire sur Eumène avait mis Antigonos en possession de la quasi-totalité de l'empire en Asie ( en Egypte se trouve Ptolémée, en Grèce Polyperchon, en Macédoine Cassandre, en Thrace Lysimaque) et il s'empresse de confier les gouvernement des satrapies à ses fidèles.
Il chasse notamment Séleucos de son gouvernement de Babylonie : geste d'importance car il fera de celui-ci (qui est un ami d'enfance et ancien général d'Alexandre) l'un des plus acharnés dans la lutte qui s'annonce ; mais pour le moment, Séleucos se réfugie en Egypte, près de Ptolémée.

Antigonos pénétra en Syrie du Nord ( juste au-dessus donc de la Coelé-Syrie possédée par Ptolémée qui se situe dans le Sud de la Syrie) quand il reçut un ultimatum de Cassandre, Ptolémée et Lysimaque : il devait restituer son gouvernement à Séleucos, abandonner toute la Syrie à Ptolémée, remettre la Phrygie Hellespontique à Lysimaque (l'autre côté des détroits que la Thrace, en Asie : cela aurait permis à Lysimaque de devenir maître des détroits), donner la Cappadoce et la Lycie à Cassandre (d'autres régions en Anatolie). Il lui était également demander de partager les trésors d'Eumène avec les autres Diadoques.
Antigonos rejette l'ultimatum et se prépare à la guerre.

Il envahit la Syrie méridionale, à l'exception de la ville de Tyr, où la garnison Lagide lui résista avec succès.
Dans le même temps, il affermit son pouvoir en Asie Mineure, puis s'entendit avec Polyperchon son ancien adversaire qu'il nomma stratège du Péloponnèse.
Il fit faire également, officiellement, des objectifs/affirmations politiques qui sont les suivant(e)s : Cassandre devait être condamné pour le meurtre d'Olympias et la séquestration d'Alexandre IV et de sa mère Rhoxane, que lui-même Antigonos avait été proclamé par son armée épimélète du roi.
Faut-il préciser tout ce que cela a d'hypocrite ? bien évidemment, ici, chaque adversaire joue sa propre partie et se soucie bien peu du roi.

Nous sommes en -315 et la lutte contre Antigonos ne fait que commencer pour la nouvelle coalition.
Dans le prochain chapitre nous parlerons donc de la poursuite de cette guerre et notamment des aspects plus complexes qui vont apparaître sur le plan politique et stratégique.


Dernière édition par Flavien le Mer Juin 9 2010, 21:12; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Juin 9 2010, 20:40    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

eh bien dis moi Flavien, je constate que les guerres de pouvoir ont toujours existé...
Tous ces intrigants ! tous ces noms ! on se croirait dans un Tolkien... de noms comme Cassandre, je pensais le prénom féminin : rapport à l'Illiade.

Bien en tout cas, je tiens à te dire que j'ai encore tout lu et j'attends donc de voir comment Antigonos va gérer l'affaire... et comment cela va se terminer...
Ah où sont tous ces philosophes et législateurs (Solon, Lycurgue...) pour guider ces hommes avides de pouvoir. Mais je crois qu'ils (les Antigonos and co) n'en sont plus là...

Ton boulot est aussi titanesque que ces batailles mon cher Flavien...
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MessagePosté le: Jeu Juin 10 2010, 12:36    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Oui c'est vrai, beaucoup de noms dans la période des diadoques, mais ne t'inquiète pas ca va se stabiliser un peu après Smile : il faut encore le temps que 3 protagonistes en particulier s'établissent définitivement ( je ne dis pas lesquels ^^) et on aura nos 3 monarchies hellénistiques Smile ; à partir de là ce sera (un peu) plus simple et on pourra suivre à partir des règnes des uns et des autres.

Merci de ta fidélité ma chère lectrice


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MessagePosté le: Jeu Juin 10 2010, 15:03    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

mais c'est tout à fait normal cher Flavien, c'est du boulot et c'est surtout très intéressant.
Merci à toi et à ma prochaine lecture.
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MessagePosté le: Ven Juin 11 2010, 11:10    Sujet du message: Histoire Hellénistique Répondre en citant

Chapitre V : Antigonos, Ptolémée, Séleucos, les libertés grecques


Dans le même manifeste ou Antigonos proclamait notamment la condamnation de Cassandre, il y avait une affirmation d'importance : celle de la liberté des cités grecques.
Il s'agit évidemment d'essayer de détacher la Grèce de la Macédoine en disant que les cités grecques devaient être libres, autonomes et sans garnisons macédoniennes : c'est donc une mesure, encore une, contre Cassandre.

Mais, le plus intéressant ici, est qu'aussitôt connu ce qu'avait fait Antigonos, Ptolémée depuis l'Egypte produisit une proclamation similaire où il affichait lui aussi qu'il était concerné par les libertés grecques : et pourtant, Ptolémée était maître de cités grecques et l'allié de Cassandre.
Cela démontre qu'il réflechissait sur le long terme et qu'il comprenait que quelque soit le vainqueur entre Cassandre et Antigonos, il se retournerait probablement contre l'Egypte (encore théoriquement faisant partie de l'Empire) : les libertés grecques sont donc un obstacle intéressant à jouer contre le maître de la Macédoine, quelqu'il soit.

La différence entre Antigonos et Ptolémée est que ce dernier ne fit rien pour traduire dans les faits ses belles déclarations politiques à ce moment-là : et à vrai dire, il n'y avait pas intérêt dans l'immédiat, il lui était plus utile d'observer la partie qui se déroulait alors entre les 2 ennemis Cassandre et Antigonos.
Le Borgne quand à lui réussit à faire s'agiter quelques cités en Egée (Délos et Imbros notamment se détachent d'Athènes alliée à Cassandre) et envoya agents, fonds et troupes en Grèce pour essayer de l'inciter à secouer la tutelle de Cassandre.

Décidant alors que la guerre ne pouvait durer éternellement, il conçut le plan suivant : lui-même devait mener l'offensive principale au Nord en passant par la Thrace (et en y battant Lysimaque) puis arriver en Macédoine-même pour y affronter Cassandre tandis que des généraux à lui luttaient toujours en Grèce contre l'influence Macédonienne ; son fils Démétrios était quand à lui charger de surveiller la Syrie (contre Ptolémée, qui tenterait sans aucun doute de reconquérir bientôt la Coélé-Syrie) et une fois que son père aurait vaincu au Nord il serait en principe facile d'avancer au Sud.
On voit qu'en fait c'est presque l'inverse de ce qu'avait fait Perdiccas : il avait mené l'offensive principale au Sud et avait chargé Eumène de défendre le Nord. Antigonos préfère lui attaquer d'abord celui qui est le plus fort en théorie (c'est tout relatif : le Lagide ayant prouvé dans les années précédentes qu'il n'était pas un adversaire à prendre à la légère).

Ptolémée de son côté essaye de rendre son influence plus importante à Chypre, sur les côtes méridionales d'Asie Mineure aussi, mais il n'écoute pas immédiatement Séleucos qui veut qu'il s'attaque à la Syrie : il doit d'abord gérer deux révoltes, une à Cyrène et une à Chypre.
En -312, il se décide à attaquer Démétrios qui est écrasé à Gaza et cela permet à Séleucos de se lancer de manière indépendante en Mésopotamie.
Antiogonos est d'obligé d'abandonner le front Nord où de toute manière il connaissait échec sur échec et n'arrivait pas à passer Lysimaque, ni par la diplomatie ni par les armes.

Quelle explication à cette défaite du plan d'Antigonos ?
Sans doute la même que pour celui de Perdiccas : quand on doit affronter plusieurs adversaires sur des fronts aussi larges et aussi éloignés les uns des autres, on à plutôt tendance à subir les offensives de ses adversaires qu'à en lancer (quelque soit l'intention de départ).

Antigonos arrive en toute hâte devant Ptolémée qui abandonne une nouvelle fois la Syrie et se replie en Egypte.
Le Borgne mène au passage une opération contre les arabes nabatéens pour tenter de perturber les communications entre l'Egypte et la Mésopotamie ( = entre Ptolémée et Séleucos) mais elle est sans suite.

C'est dans ces circonstances qu'est conclue la paix en -311.
Antigonos la conclut d'abord avec Cassandre et Lysimaque, paix à laquelle Ptolémée se joignit très vite (évidement il ne souhaitait pas que son adversaire concentre toutes ses forces contre lui).
Concrètement : Cassandre restait régent en Europe jusqu'à la majorité d'Alexandre IV, Lysimaque conservait la Thrace, Ptolémée l'Egypte, Antigonos l'Asie ; c'est donc un échec pour Antigonos (bien plus qu'un statu quo) qui avait essayé de réunir tout l'empire sous son autorité et qui se voyait obligé de confirmer ce qu'il avait tenté de contester à ses adversaires.
De plus, Antigonos ne détient déjà plus toute l'Asie : lui et Séleucos (qui n'est pas mentionné dans le traité de paix) restent en guerre jusqu'en 309/308.

Une dernière clause du traité affirmait l'autonomie des cités grecques : tous les protagonistes étant maîtres de cités grecques, elle fournirait un casus belli permanent à n'importe lequel d'entre eux contre n'importe quel autre.


Pour en revenir à Séleucos, dès -312, il avait remis la main sur la Babylonie (dont il avait été chassé il y à quelques années par Antigonos) et il battit son adversaire dans une grande bataille en 309/308 ce qui lui donna la maîtrise de l'Iran tout entier et un traité fut donc conclu.
Séleucos est ensuite occupé à l'Est ou il mène campagne en Inde contre le souverain maurya, Tchandragoupta.

Malgré la paix officielle, la lutte se poursuit en Méditerannée de manière certes quelque peu indirecte pour la maîtrise de la mer.
Ptolémée conclut alliance avec un Etat grec qui jouera un rôle très important dans les années à venir, Rhodes ; et son pouvoir est désormais solidement établi à Chypre où il nomme son frère gouverneur : il détient donc deux bases gênantes (une à lui, l'autre alliée) dirigées contre le domaine Antigonide en Asie.
Dès -310, Ptolémée accuse Antigonos de renier le principe des libertés grecques en installant des garnisons et en profite pour s'emparer de l'île de Cos, déplacant la lutte d'influence aussi en Egée.

Iran, Méditerannée, et maintenant un rebondissement survient également en Europe : son neveu Polémaios qu'il avait envoyé à la tête des opérations en Grèce vient de trahir Antigonos (-308).
Pourquoi ?
En fait, Cassandre et Polyperchon venaient de se réconciler (ce dernier s'étant montré dangereux en poussant jusqu'aux confins de la Macédoine) et Cassandre venait de nommer Polyperchon stratège du Péloponnèse.
Les cités grecques qui jusque là avaient pu jouer de la rivalité entre les deux avaient besoin d'un appui extérieur.
Polémaios offrit ses services à Ptolémée qui le convoqua à Cos : mais il le fit assasiner et s'entendit avec Démétrios le fils d'Antigonos alors en Asie Mineure. Ptolémée et Antigonos se rapprochèrent de la sorte (Antigonos reconnut notamment à Ptolémée les places qu'il avait acquis sur les côtes d'Asie Mineure) et décidèrent de "libérer" la Grèce en commun.

Une importante armée Lagide débarque donc dans le Péloponnèse (toujours en -308) mais elle rencontra peu de succès et Ptolémée fit donc la paix avec Cassandre et retira son armée en laissant toutefois des garnisons (notamment Corinthe, Sicyone, Mégare).
Démétrios est de son côté envoyé par son père à Athène ou il est accueilli en libérateur : la démocratie alliée aux Antigonides se substituait à l'oligarchie amie de Cassandre.

Presque aussitôt conclue, presque aussitôt rompue, l'alliance entre Ptolémée et Antigonos est finie en -306. Démétrios envahit en effet avec succès Chypre ou Ptolémée subit une défaite importante (la plus grande qu'il ait jamais connut ou connaîtra jamais sans doute) : Chypre restera possession des Antigonides pour plus de 10 ans.
Antigonos essaya d'enchaîner avec une opération par terre et mer contre l'Egypte mais heureusement pour le Lagide celle-ci échoua totalement.

Le Borgne chargea alors son fils de prendre Rhodes dont il fit le siège.
Ce fut un échec mais l'ampleur des moyens déployés par Démétrios valut à celui-ci le surnom de Poliorcète (le "preneur de villes").
En -305/304, il fallut négocier et Antigonos reconnut la liberté de Rhodes qui conclut alliance avec celui-ci à condition qu'elle ne soit jamais dirigée contre Ptolémée.
C'est à l'occasion de ce succès que les Rhodiens firent construire le fameux "Colosse de Rhodes" (une des 7 merveilles du Monde).

Quand à la dynastie Argéade elle s'était éteinte dès -310, Cassandre ayant fait assassiner le petit Alexandre IV.
Nous verrons donc dans le chapitre suivant en plus de la suite et fin de la lutte contre Antigonos l'apparition des premières royautés hellénistiques.

Ce fut un chapitre compliqué avec beaucoup d'avancées et de reculs des 5 protagonistes mais après le prochain chapitre, la situation se stabilisera quelque peu heureusement Smile !


Compléments d'information :

J'ai pensé qu'il ne serait pas plus mal de préciser certains termes que j'emploie.

Vocabulaire :
- Antigonide : désigne tous les membres de cette famille qui deviendra bientôt une dynastie (pour l'instant Antigonos Le Borgne et son fils Démétrios)
- Lagide : désigne tous les descendants de Ptolémée et lui-même, sa famille deviendra bientôt une dyanstie également
- Oligarchie : régime politique où seule une minorité détient le pouvoir politique (votes, élections, lois,...) et en général ce sont les plus riches ou les plus nobles ; en ce qui concerne Athènes, les plus riches
- Régime censitaire : le corps démocratique (qui à le droit de vote et est citoyen dans les faits) est limité à une frange de la population d'une manière ou d'une autre

A la fin du chapitre prochain je vous fournirais une nouvelle carte : il était temps mais je ne peux pas avant dans la mesure ou comme vous pouvez le voir, la situation n'est pas encore totalement stable Smile





Dernière édition par Flavien le Mer Déc 29 2010, 23:03; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:51    Sujet du message: Histoire Hellénistique

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