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Louise de La Béraudière du Rouhet

 
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Landry95
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MessagePosté le: Jeu Jan 2 2014, 18:36    Sujet du message: Louise de La Béraudière du Rouhet Répondre en citant

Louise de la Béraudière est l'unique fille de René de la Béraudière, seigneur de l'Isle Jourdain, et de son épouse Madeleine du Fou. Elle et son frère François ont été élevés dans le Périgord. Brantôme, originaire aussi de cette région, dans ses « Dames galantes », parlera longuement de celle qu'on appellera à la Cour de Catherine de Médicis « la belle Rouet » et qui va faire bientôt parti de l'Escadron Volant.

Brantôme décrit cet Escadron comme « une belle troupe de dames et damoiselles, créatures plutôt divines qu'humaines, qui brillaient aux entrées de Paris et d'autres villes, aux sacrées et superlatives noces des rois de France et de leurs sœurs, à l'entrevue de Bayonne et ailleurs, toutes plus belles les unes que les autres et ornées en de telles fêtes de livrées, toutes plus gentilles les unes que les autres. On les voyait reluire dans une salle de bal, au Palais ou au Louvre, comme étoiles en ciel en temps serein, et qu'il faisait beau les regarder aussi, quand la reine allait par pays, en sa litière étant grosse, ou qu'elle allât à cheval en l'assemblée ! Elles la suivaient à quarante ou cinquante, sur de blanches haquenées bien harnachées, merveilleuses sous leurs chapeaux garnis de plumes qui demandaient l'amour ou la guerre. Elles étaient religieuses de Vénus et de Diane, il fallait qu'elles eussent bien de la sagesse et bien de l'habileté pour se garder de l'enflure du ventre ! » 

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Portrait de la Belle Rouhet par Clouet 

Louise de la Béraudière parvient à la cour grâce à ses relations féminines en effet sa famille y ayant occupé différentes charges. Elle arrive à l'âge de quatorze ans pour devenir une des filles d'honneur de Catherine de Médicis, en 1552. A ses côtés, il y a les toutes premières filles d'honneur de la reine qui deviendront célèbres par leur galanterie ou leur sagesse : Isabelle de la Tour d'Auvergne (Melle de Limeuil), Melle de Bourdeille (sœur aînée de Brantome), Melle de Fosseuse, Melle de Châteauneuf, Mademoiselle de Rebours, Mademoiselle de Rohan, Mademoiselle de Ribérac, etc. 

Pendant dix ans, Louise de la Béraudière va servir la reine Catherine et devenir l'une de ses filles d'honneur préférées. Elle entendra et verra bien des choses, surprendra des secrets, approchera tous les princes du sang, tous les courtisans attitrés, assistera à toutes les réceptions, à toutes les fêtes, figurera dans tous les ballets. Elle apparaîtra dans les comédies jouées à la cour, déguisée en nymphe ou en héroïne, elle chantera, dansera, déclamera, jouera du luth... 

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2e portrait de la belle Rouhet par Clouet 

C'était une fille sensuelle, dont le « visage angélique et l'or radieux de sa chevelure » firent chavirer encore une fois le très sensible Brantôme, qui lui écrira un sonnet amoureux : 

Je n'ai eu nul repos depuis que j'eus au coeur 
les beaux traits de vos yeux qui me firent malade, 
car, soit que seul je sois aux champs, à la bourgade 
j'ai toujours le front bas, abattu de langueur 
j'ai voulu éprouver si de Mars la fureur 
alentirait mon mal ; mais soit qu'à l'embuscade 
je fusse tout nuit transi dans ma salade, 
moins je trouvais la paix en tant âpre douleur 
je n'ai jamais, Rouet, souffert douleur pareille 
et si, ai de mon sang vu la terre vermeille 
de lance, arquebusade, et d'épée en maints lieux ! 
Crois donc que l'on n'éprouve en guerre plaie telle 
que celle qui nous vient au cœur par les beaux yeux 
d'une chaste beauté humainement cruelle. 

Or la belle Rouet, comme on commence à l'appeler à la cour, ne cède pas à Brantôme, ni à Claude de Clermont vicomte de Tallard (neveu de Diane de Poitiers) qui la poursuit de ses assiduités et l'exaspère au plus haut point. Un jour qu'il lui déclame son amour en la poursuivant dans les couloirs du Louvre, elle lui lance : « si vous m'aimez tant et que vous soyez si courageux que vous dites, donnez-vous de votre dague dans votre bras pour l'amour de moi ! » On ne sait s'il suivit son conseil, mais il cessa de l'importuner et mourra en héros à la bataille de Moncontour en 1569. Consciente du potentiel de séduction de la belle Rouet, Catherine de Médicis décide alors de l'employer à bon escient. Elle souhaite ramener dans le clan catholique Antoine de Bourbon, duc de Bourbon, marié à la farouche protestante Jeanne d'Albret, reine de Navarre. 

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Antoine de Bourbon par Clouet vers 1560 

En tant que chef de la maison de Bourbon, il est le premier prince du sang ; il a d'ailleurs guerroyé toute sa vie pour le roi de France, mais l'influence de sa femme (qui est protestante) risque de perturber cet équilibre et de le faire basculer dans le camp de la Réforme. Or Antoine de Bourbon entretient des rapports conflictuels avec son épouse : il la trompe abondamment avec de nombreuses maîtresses, il suffit donc de lui en trouver une suffisamment intelligente et influente pour le faire pencher vers les catholiques, et donc le parti de la reine. C'est ainsi qu'au début de 1560, Catherine de Médicis donne pour mission à Louise de la Béraudière de séduire le duc de Bourbon et de le ramener au Louvre, tout en le poussant à choisir une fois pour toutes le parti catholique. 

Il est connu pour sa bravoure, c'est un bel homme, un athlète, et il est âgé de quarante-deux ans. Il est père d'un petit garçon de sept ans, Henri, qui deviendra plus tard notre bon roi Henri IV (et héritera aussi de la galanterie de son père). La mission n'effraie pas la belle Rouet, elle aime les militaires et Antoine de Bourbon possède cet attrait suprême du conquérant auquel rien ne résiste. D'ailleurs il ne lui résiste pas ! Tout au long de l'année 1561 elle est sa maîtresse : ils ne peuvent se passer l'un de l'autre et, pour une fois, Antoine de Bourbon lui reste fidèle pendant toute une année. 

Au lit les arguments de la jeune femme font hésiter l'homme de guerre. Même s'il est proche de la Réforme (et des idées des protestants), la perspective d'une carrière militaire prestigieuse a vite raison de ses doutes. Il décide de se rallier ouvertement au catholicisme (au vif désespoir de Calvin), et Catherine de Médicis (alors Régente) le récompense en le nommant lieutenant général du royaume. La belle Rouet est remplie de joie de voir son amant recevoir ce titre glorieux, et d'autant plus ravie qu'elle est tombée follement amoureuse d'Antoine de Bourbon. De plus, malgré les précautions prises pour se garder de « l'enflure de ventre », elle attend son enfant. Elle sait que la reine Catherine désapprouve que ses filles d'honneur tombent enceintes, mais sa mission étant une réussite, s'inquiète peu de la réaction de la reine. 

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La belle Maréchale de Saint André 

C'est celle de son amant qui la surprend et la blesse : Antoine de Bourbon a déjà plusieurs bâtards à son actif, et l'idée que sa blonde maîtresse va bientôt enfanter le pousse à porter ses yeux ailleurs. A la cour, il tombe sous le charme de Marguerite de Lustrac, la belle Maréchale de Saint André, qui n’a jamais caché qu'elle souhaitait avoir le duc de Bourbon dans son lit. Incapable de rester fidèle à Louise de la Béraudière, il devient l'amant peu discret de la belle Saint André. Cette dernière vit dans le luxe, dans ses châteaux de Coutras et de Valéry, en terre picarde, et la belle Rouet ne peut, financièrement, entrer en compétition avec elle. Elle fond en larmes amères lorsqu'elle apprend la trahison de son amant. Il faut dire que la technique de séduction de la maréchale de Saint André était efficace : elle aimait apparaître nue, allongée sur son lit, parée de ses seuls bijoux lorsqu'elle convoquait ses amants dans sa chambre. 

La reine, pour une fois, pardonna à sa fille d'honneur sa grossesse malheureuse et lui permit d'accoucher dans la sérénité et, le 30 mars 1562, Louise de la Béraudière donnera le jour à un garçon de sept livres qu'elle prénommera Charles. Ce gros bébé joufflu devait devenir plus tard archevêque de Rouen, évêque de Comminges et de Lectoure ! Il devait demeurer toute sa vie fidèle à son demi-frère, le futur Henri IV. Alors qu'elle se remet de ses couches, Louise de la Béraudière apprend qu'Antoine de Bourbon a délaissé la maréchale de Saint André et qu'il s'est replongé dans la guerre contre les protestants. Il n'a pas cherché à la revoir, mais exprime quand même le désir de voir son fils nouveau né. Elle comprend alors que leur liaison est bel et bien finie. Cet incorrigible séducteur est déjà à la recherche d'une nouvelle maîtresse. Mais alors qu'il assiste au siège de Rouen (tenue par les protestants), il est tué d'un coup d'arquebuse qui lui brise les reins, alors qu'il se soulageait sur un parapet en face de la ville assiégée. Il meurt à l'âge de quarante-quatre ans, le 17 novembre 1562, dans d'horribles souffrances, sur la barge qui le ramène à la ville des Andelys. C'est son frère cadet, Louis de Bourbon Condé, prince de Condé, qui reprendra le flambeau des protestants et obligera la reine Catherine de Médicis à dépêcher une autre de ses filles d'honneur, Isabelle de la Tour d'Auvergne, dans le but de le séduire. 

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Portrait de la reine Catherine de Médicis 

Quant à Louise de la Béraudière, devenue mère célibataire, elle ne peut plus rester à la cour en tant que fille d'honneur de la reine. Cette dernière lui propose alors de lui trouver un mari. Son choix se porte sur Louis de Madaillan d'Estissac, grand seigneur du Périgord et du Poitou, gouverneur de La Rochelle et de l'Aunis, qui a de plus été fait chevalier de l'ordre de Saint Michel en 1552. Le seul obstacle qui fait grimacer Louise est l'âge de son futur époux : il a soixante ans et déjà trois filles d'un premier mariage (plus âgées que la belle Rouet et toutes déjà mariées). Mais le choix est restreint et elle finit par accepter le parti proposé par la reine. 

Elle épouse Louis de Madaillan d'Estissac à la fin de l'année 1562 et part vivre en Poitou, au château de Coulonges les Royaux, ciselé comme un bijou et meublé avec grâce. Là, la nouvelle Mme d'Estissac va s'installer dans une existence de province et trouver en son mari un compagnon attentif à ses désirs. La vie maritale assagira l'ancienne fille d'honneur, qui va donner deux enfants à son époux en l'espace de trois ans : un fils, Charles, en 1563 et une fille, Claude, en 1564. Louis accepte d'élever dans sa maison le petit bâtard du duc de Bourbon, qui grandira dans la religion catholique. 

Elle aurait sans doute continué à donner des enfants à son époux si celui-ci n'était mort brusquement en 1565, laissant une jeune veuve de vingt-sept ans. Cette même année, elle reçoit en son château de Coulonges la reine Catherine de Médicis et le jeune roi Charles IX, revenant de Bayonne. Elle retrouve aussi Brantome, qui la déclare plus belle que jamais, embellie par les maternités. Mme d'Estissac, dans ses voiles de veuve, va donc faire face à la horde de deux mille personnes, piétons et cavaliers avec chariots et bagages, chiens de meutes, valets de toute sorte, tapisseries et mobilier, plus les fourgons de cuisine qui, par un beau soir d'été, envahissent son paisible domaine de Coulonges. 

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Pierre de Bourdeille, dit Brantome 

Elle suscite de nouveau l'admiration et les prétendants se pressent auprès d'elle, mais la belle Mme d'Estissac les repousse tous, peu pressée de se remarier. Elle est encore jeune et belle, et entend bien profiter de sa liberté et de ses enfants, qu'elle va élever avec panache. Ce qui ne l'empêche pas de trouver l'un de ses voisins bien attirant, et le sentiment est réciproque. Il s'agit de Michel Eyquem de Montaigne (le célèbre auteur des « Essais ») qui n'a pu s'empêcher de tomber sous le charme de cette blonde veuve, qui se révèle aussi être une femme érudite. 

Les deux correspondent énormément et se voient aussi beaucoup (150 km les séparent quand même), déclenchant bientôt les rumeurs (Montaigne est marié à une femme acariâtre et infidèle). Brantome est le premier à en prendre ombrage, il n'aime pas Montaigne (qui vient d'une noblesse de robe) et se désole que la belle Rouet le rejette (lui !) pour un écrivaillon : tant qu'à tomber amoureuse d'un voisin, elle aurait dû le choisir lui (ne sont-ils pas tous deux périgourdins ?). Mais celle dont il a vanté jadis « le teint vermeil, la grande grâce, et l'angélique feu» aime la compagnie de Montaigne, et suit souvent ses avis et ses conseils avisés. 

Or les finances de Mme d'Estissac ne s'arrangent pas avec les années. D'abord elle doit, à la mort de son mari, faire les comptes et partager son patrimoine avec les filles de ce dernier, nées de son premier mariage : Mme de Lauzun et Mme de Vendôme. Puis il lui faut mettre de côté le patrimoine de son fils et de sa fille. 

Tant et si bien qu'elle en vient à la conclusion qu'il lui faut impérativement se remarier, et si possible avec un homme riche. Montaigne ne peut être pris en compte (il est marié, même s'il est mal marié !), Brantome ne l'attire pas, et les prétendants se sont faits plus rares au fil des années (elle est maintenant âgée de trente-cinq ans). Aussi se décide-t-elle à demander l'avis de Catherine de Médicis, qui l'a toujours tenue en haute estime. 

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Michel Eyquem, seigneur de Montaigne 

La reine, qui a toujours aimé organiser le mariage de ses filles d'honneur, lui déniche la perle rare : Robert de Combaud, seigneur d'Arcis-sur-Aube, premier maître d'hôtel du roi. Il a été fait chevalier de Saint Michel par Charles IX et du Saint Esprit par Henri III. Il met à la disposition de Louise de la Béraudière, à titre de douaire et de dot, la promesse royale de cession du revenu de l'évêché de Cornouailles, soit 20 000 écus. 

Les noces sont prévues pour le début de l'année 1580 : elles déclenchent les libelles et les sarcasmes, on appelle le futur mari le «cornu de Cornouailles» et Pierre de l'Estoile, dans son journal de Paris, ironise sur la dot promise par le futur. 

Pour épouser Rouet avoir un évêché 
n'est ce pas à Combaud sacrilège péché 
dont le peuple murmure et l'église soupire ? 
Mais quand de Cornouaille on oiy dire le nom 
digne du mariage on estime le don 
et au lieu d'en pleurer, chacun n'en fait que rire. 

Robert de Combault a le même âge que Louise, il est même fort vraisemblable qu’elle l'ait connu lorsqu'elle était demoiselle à la Cour. En fait ce mariage s'avérera extrêmement heureux. Dans les premières semaines, Montaigne réapparaît auprès de Louise et lui propose d'emmener avec lui son fils, Charles d'Estissac, dans le long voyage qu'il va entreprendre en Italie, en passant par la Suisse et l'Allemagne. Le jeune garçon n'a que dix ans, mais Louise s'enthousiasme pour le projet et demande à la reine mère de le nantir de lettres du roi accréditant le jeune d'Estissac auprès du Saint Père et de l'ambassadeur de France à Rome. Une fois arrivé à Rome, le jeune garçon fut le premier à être autorisé à baiser la mule du pape ! Il fréquentera les écoles et se perfectionnera en escrime avec des maîtres italiens, ce qui devait lui être fatal quelques années plus tard... 

Les années passant, la belle Rouet s'installe avec bonheur dans ce deuxième mariage, et elle réside le plus souvent à Paris, auprès de ce mari qu'elle apprend à aimer. Elle va lui donner deux filles : d'abord Claude en 1574, puis Louise en 1575. Elle reprend contact aussi avec son fils bâtard, né de sa liaison avec Antoine de Bourbon : il est entré dans les ordres et va gravir les échelons de la carrière religieuse avec brio. 

Après la naissance de sa deuxième fille, Mme de Combault est choisie par Henri III pour devenir dame d'atour de son épouse, Louise de Lorraine, poste qu'elle tiendra jusqu'en 1590. A la mort tragique d'Henri III, assassiné, Louise et son époux apporteront leur appui au jeune Henri de Navarre qui, devenu le roi Henri IV, saura se montrer reconnaissant envers l'ancienne fille d'honneur de Catherine de Médicis. 

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Henri III de France, qui fut un temps l'amant de la Belle Rouhet 

Les dernières années de Louise seront assombries par la mort de son fils tant aimé, Charles d'Estissac, à l'occasion d'un duel à l'âge de vingt-trois ans, en 1586. Il était le second témoin du prince de Carency, provoqué en duel par le comte de Biron, car tous les deux se disputaient la main d'Anne de Caumont (fille de la maréchale de Saint André, l'ancienne rivale de Louise de la Béraudière). Ainsi le fils de Louise mourra stupidement pour défendre l'honneur de la fille de l'ancienne rivale de sa mère... Dans ce duel Carency mourra, ainsi que ses deux témoins, d'Estissac et d'Abadie : l'ironie voudra que la fiancée tant disputée épouse plus tard le frère cadet du prince de Carency, et Biron finira sur l'échafaud, condamné par Henri IV à avoir la tête tranchée pour trahison (il avait conspiré contre le roi avec les Espagnols). 

Un an plus tard, Mme de Combault mariait sa fille, Claude d'Estissac, au jeune François de la Rochefoucauld, le 27 mars 1587 : par ce mariage la jeune fille, héritière de son frère décédé, amènerait la seigneurie et les titres d'Estissac dans la maison de la Rochefoucauld. 

En 1592, Louise apprend la mort de son ami Montaigne, à l'âge de cinquante-neuf ans. En 1595, elle marie sa fille Claude de Combault (devenue baronne d'Arcis-sur-Aube) à un seigneur normand, Charles baron de Clère (qui se substituera à son frère aîné, fiancé à Claude, mais tué quelques mois plus tôt à la guerre). Quant à sa dernière fille, Louise de Combault, elle épousera un an plus tard René de Maricourt, baron de Mouchy le Châtel. 

C'est son mari qui meurt le premier en 1601 : son éternel soupirant, Brantome, ne disparaitra qu'en 1614, laissant à la postérité dans ses «Dames galantes» la description de la belle Rouet, qu'il comparait aux beaux feux de l'aurore : Il verra donc, Rouet, que maintenant j'adore, paraître dans le ciel avec un trait d'amour Celle qui avait connu un amour trahi, un mariage arrangé et un mariage heureux devait s'éteindre, paisiblement, à l'âge de soixante-dix ans, en 1608. 


Sources : Webzineavril2012.pdf
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MessagePosté le: Jeu Jan 2 2014, 18:36    Sujet du message: Publicité

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