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Anne-Marie de Montmorency-Luxembourg, princesse de Robecq

 
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.: Landry95 :.
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MessagePosté le: Mar Jan 28 2014, 10:56    Sujet du message: Anne-Marie de Montmorency-Luxembourg, princesse de Robecq Répondre en citant
Fille de Charles-François II de Luxembourg, duc de Piney-Luxembourg et de Marie Colbert, marquise de Segneilay, Anne-Marie vit le jour le 8 mars 1729. Elle avait un frère plus jeune qu'elle, Anne-François duc de Montmorency (1735-1761).
À 16 ans, on la maria à Louis-Anne Alexandre de Montmorency, prince de Robecq dont elle eut deux enfants, tous deux morts en bas âge : Louis-Anne Alexandre (1746-1749) et Anne-Sophie Rosalie (1749-1753). 
Le prince de Robecq appartenait à la brance des Fosseux, établie dans les Pays-Bas, appartenant au comte de Horn, décapité pendant les troubles des Pays-Bas et la célèbre Françoise de Montmorency-Fosseux dite la Belle Fosseuse que Henri de Navarre avait délaissé pour Diane d'Andouins dite la belle Corisande. À la mort du maréchal de Montmorency, décapité à Toulouse en 1632, la branche des Fosseux était rentrée en France. 
La princesse de Robecq devint petite maitresse de Louis XV vers 1749. 
Les ennemis de la Pompadour la propulsèrent sur le pas du monarque pour déstabiliser le règne de la favorite. 
On disait que le roi aimait Mme de Robecq et qu'il avait rougi lorsqu'il avait demandé à la reine une place de dame du palais pour elle. On avait remarqué qu'à un voyage de de la Muette Louis XV et la princesse avaient disparu un quart d'heure environ. 
Enfin, à Choisy, le Roi s'était montré très sec avec madame de Pompadour : la pauvre marquise, en proie à la douleur, ne voulait pas descendre au salon et s'était dite malade ; le monarque envoya la Martinière savoir ce qu'elle avait, et lorsqu'il revint en déclarant qu'elle était assez sérieusement indisposée : « A-t-elle la fièvre? lui demanda-t-il. — Non , Sire ! — Eh bien , qu'elle descende ! »
Tous ces détails, saisis avidement et commentés à l'infini, donnèrent un nouveau courage aux ennemis de la marquise, et leur permirent d'espérer que bientôt ils parviendraient à la faire renvoyer. 
Mais il n'en fut rien. La liaison du roi avec la princesse dura peu de temps. Celle-ci de son côté, se consola très vite dans les bras du marquis de Stainville, futur duc de Choiseul, dont elle avait été «l'un des premiers succès marquants ». 
La princesse de Robecq se distingua pour sa haine des encyclopédistes et le parti des philosophes. L'ouverte protection accordée à Palissot par la princesse faisait de son salon fut le refuge des anti-encyclopédistes. Sous son influence, Palissot de Montenoy écrivit sa comédie des Philosophes en 1760. Diderot y était maltraité et Rousseau tourné en ridicule. 
Mais la princesse de Robecq ne put jouir de son triomphe pendant longtemps. Quand le duc de Choiseul, son ancien amant, autorisa de jouer la pièce à Paris, à ce moment là, elle était déjà malade, crachait le sang et était jugée « sans ressource ». Mourante, elle ne demandait à Dieu que la grâce de vivre jusqu'à la première représentation, la grâce de mourir en disant : « c'est maintenant Seigneur, que vous laissez aller votre servante ; car mes yeux ont vu la vengeance ». La pièce fut représentée quinze fois. 
Mme de Robecq survécut peu à la représentation des Philosophes. Elle mourut le 4 juillet 1760 
Ces derniers moments furent empoisonnés par sa belle mère (la 2ème épouse de son père), Madeleine Angélique de Neufville, maréchale de Luxembourg qui ne l'aimait pas. Elle était brouillée avec elle longtemps à cause de Choiseul (ayant été toutes les deux ses maîtresses) et venait s'asseoir à son chevet et s'employait, si l'on en croit Besenval, à lui faire « mille noirceurs ». Loin d'être attendrie « par le spectacle touchant de voir une jolie créature descendue dans le tombeau à la fleur de l'âge et de chercher à la distraire des terreurs que lui causait sa mort, non seulement la contrariait, mais même par des propos détournés, elle cherchait à lui faire connaître son état pour le lui rendre plus affreux ». Elle mit le comble à sa barbarie deux jours avant la mort de Mme de Robecq qui ne parlait déjà plus, En entrant dans sa chambre, elle dit, assez haut pour que la malheureuse mourante pût l'entendre, « qu'on ne pouvait y tenir, qu'on y sentait le cadavre à en être suffoqué ». 
Il y a un portrait de Mme de Robecq où « l'agonie, suivant l'expression de Goncourt, lui donne comme une canonisation » ; la gravure où Saint-Aubin l'a représentée la tête sur l'oreiller, à sa dernière heure, lui prête la sainteté de la mort. « On la voit encore dans une brochure du temps sous la figure de l'humanité avec la paix au front, de grands yeux bleus sous des sourcils noirs, des cheveux blonds, sereine et douce ». 
 
Source : Louis XV intime et les petites maîtresses du Comte de Fleury 

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MessagePosté le: Mar Jan 28 2014, 10:56    Sujet du message: Publicité
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