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Geneviève De Gaulle-Anthonioz

 
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.: Cédric42 :.
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MessagePosté le: Ven Fév 21 2014, 15:07    Sujet du message: Geneviève De Gaulle-Anthonioz Répondre en citant
Geneviève de Gaulle-Anthonioz
Grand Croix de la Légion d'honneur 
Résistante – DéportéePrésidente d'A.T.D. Quart Monde
(1920 – 2002)  

 
 
 
 
 

Geneviève, Germaine, Marie, Agnès de Gaulle est née le 25 octobre 1920, à Saint-Jean-de-Valeriscle (Gard), de Germaine Gourdon, sans profession et de Xavier de Gaulle, ingénieur des mines, elle est également la nièce du général De Gaulle.Orpheline de mère à quatre ans et demi, son père se retrouve seul avec trois enfants, il réside alors dans la Sarre où il exerce son métier. C'est en lisant une traduction de Mein Kampf, à l'âge de 13 ans qu'elle comprend à quel point Hitler et l'idéologie nazie représentent une menace pour la liberté et la culture.
A Rennes, le 22 décembre 1930, Xavier De Gaulle épouse en seconde noce, Armelle Chevallier-Chantepie, deux autres enfants naîtront de cette union. En 1935, Geneviève et sa sœur Jacqueline sont en pension à Metz, mais la famille De Gaulle est obligée de quitter la Sarre qui devient allemande. Ils viennent alors habiter le 10 rue de Robien, à Rennes, ils y restent jusqu'en juin 1938, date à laquelle la maison est louée à Yves Milon, futur Maire "Gaulliste" à la Libération de Rennes. Dans un premier temps, Xavier de Gaulle sans travail est appelé à surveiller la construction de la caserne Margueritte. Il passe ensuite le concours de percepteur et est nommé à Loiron en Mayenne en septembre 1937. En juin 1938, il trouve un logement dans cette commune.

 
10 rue de Robien  

 
Le 11 juillet 1938, Geneviève de Gaulle passe le bac dans l'Académie de Strasbourg, région où elle est scolarisée. En octobre, elle est très affectée par la disparition de sa sœur Jacqueline qui décède de la typhoïde à Loiron. En novembre de la même année, elle est inscrite en licence d'histoire à la faculté des lettres de Rennes.
Le 2 octobre 1939, son père, officier de réserve est mobilisé
au camp de Coëtquidan en qualité de Capitaine. Il loue alors un logement à Paimpont, où sa mère les rejoint après le bombardement du Havre. Le 18 juin 1940, alors qu'elles se rendent à Coëtquidan, Geneviève De Gaulle et sa grand-mère se trouvent à Locminé, lorsque les troupes allemandes entrent dans la ville et qu'un prêtre en soutane vient leur annoncer qu'il a entendu à la radio de Londres qu'un jeune général, qui a été Secrétaire d'Etat à la Défense Nationale, appelle tous ceux qui veulent le rejoindre à poursuivre le combat. Geneviève entend alors sa grand-mère dire discrètement au prêtre : "c'est mon fils. Monsieur le Curé, mais c'est mon fils !". Le lendemain les officiers de réserves, dont Xavier De Gaulle sont arrêtés et faits prisonniers. Geneviève retourne à Paimpont avec sa famille, où sa grand-mère décède dans ses bras, le 16 juillet 1940.
De retour à Rennes, elle commence alors ses premiers actes de résistance en déchirant les affiches de l'occupant, en fabriquant de petites croix de Lorraine ou en arrachant, du pont de la Vilaine, un fanion nazi qu'elle rapporte chez elle comme trophée.
En 1941, inscrite à la Sorbonne elle se rend à Paris et est hébergée par sa tante, Madeleine De Gaulle. Geneviève devient membre du réseau "Musée de l'Homme". Elle distribue des tracts dans le métro, effectue des missions de renseignements, rédige des articles, participe à la création de maquis au sein du groupe "Défense de la France". Sur dénonciation elle est arrêtée, le 20 juillet 1943, dans une librairie parisienne en possession de papiers compromettants, elle a 22 ans. Elle a tenu à reprendre sa véritable identité trouvant bien qu'il y ait des gens de la famille De Gaulle qui soient arrêtés et que cela se sache.
Elle passe six mois dans la prison de Fresnes puis à la mi-janvier les prisonnières politiques sont rassemblées à Compiègne avant d'être envoyées au camp de concentration de Ravensbrück. Là elle se retrouve aux côtés d' amies résistantes aux noms connus, Marie-Claude Vaillant-Couturier, veuve de Paul Vaillant-Couturier, Rédacteur en chef de l' "Humanité", et de Germaine Tillion, ethnologue. Geneviève de Gaulle arrive au camp en même temps que la mère de cette dernière. Dès les premiers mois de camp, son nom lui fait frôler la mort, et les quatre derniers mois elle est mise à l'écart, au bunker, cachot dans le camp sur l'ordre d'Himmler, qui caresse l'espoir d'une négociation avec le Général De Gaulle et veut l'utiliser comme monnaie d'échange.
En avril 1945, elle est remise à la frontière suisse où son père est devenu Consul Général de France à Genève. Elle est presque aveugle par manque de vitamines et pèse 44 kg Là, peu de temps après, elle rencontre Bernard Anthonioz, résistant savoyard, éditeur, ami d'Aragon et proche d'André Malraux. Ils se marient le 28 mai 1946 à Bossey (Haute-Savoie).
Elle devient la présidente de l'Association des Déportées et Internées de la Résistance (ADIR) aux côtés de Marie-Claude Vaillant-Couturier, elle se fait un devoir de témoigner sur la barbarie nazie, devoir qu'elle renouvelle en 1987, au procès de Klaus Barbie.
En 1958, André Malraux propose au couple Anthonioz, qu'il a côtoyé pendant les années de traversée du désert, de le rejoindre au ministère de la culture. Geneviève est chargée de la recherche scientifique et Bernard devient chargé de mission, directeur de la création artistique et fondateur du Centre National d'Art Contemporain. Au cours d'un dîner, elle fait la connaissance du Père Joseph Wresinski, aumônier depuis deux ans, du "camp des sans-logis" de Noisy-le-Grand, camp édifié en tôle ondulée par les compagnons d'Emmaüs après l'appel de l'Abbé Pierre de l'hiver 1954.
En octobre 1958, elle se rend dans le bidonville de Noisy-le-Grand et est bouleversée de voir des visages ressemblant à ceux qu'elle avait vus en arrivant à Ravensbrück, des hommes et des femmes pataugeant dans la boue, la même détresse et la même humiliation dans le regard. Ce sont des familles pauvres de toutes nationalités qui viennent travailler en France ; mais qui n'ont pas de logement, rejetées, oubliées.
Le père Joseph lui demande d'abord d'organiser une campagne radiodiffusée pour collecter du charbon pour l'hiver et de faire pression auprès du Ministre de la construction pour conserver ces logements précaires sans que l'on se soit soucié de ses occupants. Geneviève De Gaulle-Anthonioz décide alors de faire de la misère son cheval de bataille. Elle quitte le Ministère de la Culture.
En 1964, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, bien que mère de quatre enfants, devient la présidente de l'association ATD (Aide à Toute Détresse), créée par le père Joseph Wresinski, elle le restera jusqu'en 1998. C'est en 1968 que Joseph Wresinski donne le nom ATD-Quart Monde pour désigner les pauvres du monde entier qui refusent de se résigner à la fatalité de la misère pour eux-mêmes et pour tout homme. Le terme "Quart Monde" trouve ses racines dans le "Quart-Etat" ou "Quatrième Ordre" employé par des députés lors de la Révolution Française, pour désigner le "peuple des infortunés, des indigents, et de ceux qui n'ont aucune représentation".
Elle va se battre tous les jours pour ceux qu'elle appelle des "Sans Domicile Fixe" (n'acceptant pas que l'on dise SDF), trouvant un lien avec la déportée qu'elle fut. Elle va rencontrer plusieurs Présidents de la République et Premiers ministres.
A la mort du Père Joseph Wresinski le 14 février 1988, elle continue le combat et devient membre du Conseil Economique et Social. Bernard Anthonioz décède, le 14 juillet 1994 et est inhumé au cimetière de Bossey (Haute-Savoie).
En 1995, Geneviève De Gaulle-Anthonioz fait un rapport sur l'évaluation des politiques publiques pour la lutte contre la grande pauvreté et en 1996, sur l'avant projet de la loi de cohésion sociale. En 1997, la dissolution de l'Assemblée Nationale remet tout en cause. Elle n'hésite pas à plusieurs occasions, à hausser le ton, pour parvenir à ses fins. Le 29 juillet 1998, la loi relative à la lutte contre l'exclusion est votée.
En septembre 1998, elle quitte la présidence du Mouvement ATD-Quart Monde et rejoint le rang des volontaires permanents.
Malade, Geneviève De Gaulle-Anthonioz décède le 15 février 2002, à Paris (6ème). Elle est inhumée près de son mari à Bossey (Haute-Savoie).
Geneviève De Gaulle-Anthonioz a écrit "la Traversée de la Nuit" et "les Secrets de l'espérance". Elle est titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance et est la première femme à recevoir la dignité de Grand Croix de la Légion d'honneur. 

 
Le 21 Février 2014, François Hollande annonce que les restes de Geneviève De Gaulle-Anthonioz ainsi que ceux de Pierre Brossolette, Germaine Tillon et Jean Zay seront déposés au Panthéon en 2015.  
  

Source : mémoiredeguerre.fr

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MessagePosté le: Ven Fév 21 2014, 15:07    Sujet du message: Publicité
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MessagePosté le: Ven Fév 21 2014, 16:47    Sujet du message: Geneviève De Gaulle-Anthonioz Répondre en citant
Respect.

Il est dommage que Georges Mandel, député et ministre, lâchement assassiné en juin 1944 par la Milice, ne soit pas du convoi.


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MessagePosté le: Ven Fév 21 2014, 17:17    Sujet du message: Geneviève De Gaulle-Anthonioz Répondre en citant
dommage en effet Oswald y'a plein de gens qui meritent le Panthéon et qui y seront jamais le général en tête. Je sais pas comment les gens de Droite prendront le fait qu'une De Gaulle entre au Panthéon sous la présidence d'un Président de Gauche surtout en raison des propos de Mitterand sur le général certes Hollande n'est pas Mitterand mais les gens de Droite peuvent mal prendre cette décision, en tout cas les De Gaulle doivent être d'accord car il faut l'accord de la famille pour qu'une personne entre au Panthéon et on a forcement demander l'avis des De Gaulle.
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