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Le grand hiver de 1709

 
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orev
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MessagePosté le: Mar Fév 25 2014, 20:32    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

Un « air de Sibérie » s’abat de temps en temps sur la France…comme ce fut le cas au temps du Roi Soleil, lors de l’hiver 1709 qui reste dans la mémoire des Français comme le « Grand Hiver », le plus grand froid depuis cinq cents ans et qui s’étalait de fin 1708 au printemps 1710 ! Voltaire disait « le cruel hiver de 1709 acheva de désespérer la nation »… En effet, depuis 1701, la France bataillait aux côtés de l’Espagne, cela lui coutait très cher, de même que les efforts faits par le peuple…alors si les Cieux s’y mettent, la France aura du mal à s’en remettre.

Plusieurs vagues de froid sévissent à partir d’octobre 1708, mais c’est surtout dans la nuit du 5 au 6 janvier 1709 que les températures s’effondrent pour atteindre – 16.3° à Paris, – 25° dans la Beauce, le froid descendant jusqu’aux Pyrénées le 7 janvier et dans la région bordelaise le thermomètre reste stable à – 18° pendant deux mois ! Après cet épisode qui dure jusqu’au 24, une nouvelle vague de froid arrive le 4 février pour une semaine, puis du 22 à la fin du mois et encore une fois du 10 au 15 mars…


Les dégâts

Dès le 29 décembre, la Garonne, la Dordogne et l’Isle charrient de gros glaçons, les autres fleuves gèlent, les moulins à eau sont donc inactifs ; le sol est si gelé sur plusieurs dizaines de centimètres en profondeur qu’il est impossible de creuser pour enterrer les morts ; les semailles de l’automne sont fichues, il n’y aura pas de récolte ; en janvier les plus faibles meurent (enfants et vieillards), sans compter les lapins, les lièvres et les oiseaux ; le bois est cher, on ne peut plus se chauffer ; le pain et le vin gèlent ; l’eau de vie vaut cent cinquante livres la barrique ; les arbres souffrent : les châtaigniers utiles pour la farine et le pain, les noyers pour l’huile, les oliviers en Provence, les orangers et les citronniers, les amandiers, la vigne….Après la première vague de froid, le dégel s’annonce faisant pourrir les blés et entrainant des inondations. Les prix grimpent et le froment vaut six livres le boisseau.
Le peuple n’a plus rien à se mettre sous la dent….certains se pendent de désespoir…


A la Cour aussi…

Les lettres de la Princesse Palatine ainsi que les Mémoires de Saint Simon sont édifiants « tous les matins, on parle de morts retrouvés dans les champs ; les loups s’attaquent aux hommes (le courrier d’Alençon et son cheval) ; tout le monde grelotte au château ; le vin gèle dans les carafes ; l’encre se fige au bout de la plume ; le mauvais pain d’avoine arrive sur la table de Madame de Maintenon ; le roi aimant la chasse, évite de sortir… ».

La première réaction de l’Etat…

Bien que tardive et pour éviter toute spéculation (les propriétaires, les curés gardent leurs stocks en attendant que les prix montent pour revendre le plus cher possible !!!), l’Etat envoie des commissaires dans toutes les provinces afin de comptabiliser les stocks, surveiller les marchés et contrôler les prix dès fin avril 1709. Les chasses sont interdites, l’ensemencement des terres est encouragé ; des distributions de pain sont organisées ; le roi met sa vaisselle d’or à fondre ; les courtisans l’imitent et proposent leur vaisselle d’argent ; on cherche le blé et le vin (il manque pour les messes !) dans les pays étrangers.


…puis les autres

Les hôpitaux sont bondés. Pour aider les vagabonds, l’Etat fait ouvrir « des ateliers publics » : contre l’arasement d’une butte entre les Portes Saint Denis et Saint Martin, on donne du pain…mais il est bien vite insuffisant, tant il y a de pauvres. C’est l’émeute le 20 août 1709 ! Dix mille personnes sont rassemblées…les boulangeries sont pillées…les gardes françaises tirent et font deux morts…Le maréchal de Boufflers calme les émeutiers dans tout Paris, sur son trajet pour rejoindre Versailles…des escortes sont mises à disposition des boulangers, les marchés sont réapprovisionnés.

Beaucoup de choses dégénèrent en province : le mécontentement est grand lorsque le peuple voit passer des chargements sur les rivières, afin d’alimenter les soldats ! Marcel Lachiver mentionne « ces soulèvements, ces attroupements, ces exactions ont toujours la faim comme moteur. Jamais les grains ne manquent, mais ils sont trop chers pour les malheureux, souvent privés de travail, qui ne peuvent plus les acheter. Et le transport des blés, à leurs yeux, ne fait qu’aggraver la situation ; des blés qui passent sur la route, ce sont des blés qui sortent, qui assèchent le marché. Ce n’est pas la pénurie qui pousse à la révolte, c’est la peur de manquer et de ne plus pouvoir acheter »….


Les conséquences

Immanquablement, le prix du blé est en hausse : multiplié par six dans le nord de la France et doublé dans le sud, entre janvier 1708 et mai 1709…

A côté de cela, les émeutes éclatent ; des bateliers attaquent des charrettes de grain ; le carrosse du lieutenant de police d’Argenson est attaqué ; un nouvel épisode des « Placards » surgit, attaquant la conduite et le gouvernement du Roi ; Chamillart, le ministre concerné, quitte le gouvernement en juin 1709.
L’hiver 1710 est également rude. Sur les deux années, on dénombre six cent trente mille morts ; rien qu’à Paris : cinquante un mille sept cent disparus, c'est-à-dire quinze mille de plus qu’en temps ordinaire ; les mariages reprennent en 1710 mais les naissances tardent à venir ; l’alimentation (surtout les farines pour le pain) est de mauvaise qualité ; les vagabonds, dans un état squelettique, errent dans les campagnes à la recherche de la moindre herbe, avant de rejoindre les villes pensant y trouver de quoi se nourrir ; les maladies frappent jusqu’en juin 1710 (dysenterie, scorbut, variole) ; les enfants ayant perdus leurs parents, meurent également ; les vols et les pillages sont nombreux.
Les dégâts sont différents selon les villes, car certaines prévoient des greniers d’abondance et des secours charitables organisés par les curés et les religieuses, alors que d’autres n’en disposent pas.


L’hiver 1709 sera l’une des dernières crises aussi importantes au niveau « climatique » et surtout de cette ampleur. Comment peut-on évaluer « un grand hiver » ? Sur une échelle allant jusqu’à 9, on peut aisément classer l’hiver 1709 au niveau 8, voire au niveau 9 pour la période de janvier. Ce « grand hiver » s’inscrit dans le petit âge glaciaire, c'est-à-dire la période allant de 1300 à 1860, qui aura regroupé sept épisodes hivernaux de grande envergure.


Bibliographie :
« Les années de misère. La famine au temps du Grand Roi » Marcel Lachiver 1991
« Trente trois questions sur l’histoire du climat. Du Moyen Age à nos jours » Emmanuel Le Roy Ladurie 2010
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MessagePosté le: Mar Fév 25 2014, 20:32    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu Fév 27 2014, 11:38    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

Merci Orev pour ce topic, autre hiver très froid, même plus froid que 1709.


Hiver 1788 à 1789
Cet hiver est marqué par un froid particulièrement rigoureux puisque plusieurs "records météorologiques" tiennent encore en 2009.
Notons quelques minimales : moins 37 à Belfort, - 31 en Alsace, - 26 en Lorraine, -25 en Touraine, -24 en Bourgogne et dans le Jura, -23 dans les Ardennes, en Picardie, la vallée de la Saône et Orléans, -22 à Paris, Lyon, Rouen, Alençon, en Vendée... Le Midi est également touché avec - 18 dans la Drôme, -16 à Bordeaux, -15 à Pau, -14 à Toulouse, -13 à Marseille...
La capitale connaît 86 jours de gelée nécessitant un approvisionnement en bois de chauffage largement insuffisant.
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MessagePosté le: Ven Sep 12 2014, 10:32    Sujet du message: LE GRAND HIVER Répondre en citant

Je viens de finir le livre de Max Gallo sur la vie Louis XIV et cet épisode de l'hiver 1709 1710 y est retracer.
Il faut se remettre dans la vie quotidienne du peuple du début du 17ème siècle. La vie est dure pour les besogneux qu'ils soient paysans, mécaniques ou artisans. Ils sont en plus sous la coupe du clergé qui veux également sa part sur leur travail.
La guerre fait de grandes saignées dans les rangs français, l’ennemi est sans pitié, les anglais et hollandais ainsi que l'empire autrichien  donnent une fin de non recevoir aux tentatives de Louis XIV pour engager des négociations de paix ou demandent des conditions tellement draconniennes que Louis ne peux que les refuser. de plus dans les pays bas espagnols il est acculé notre ligne de défense est quasiment détruite la route de Paris est désormais presqu'ouverte seule la citadelle de Landrecie résiste encore.  Le roi en est réduit à un appel à ses peuples pour arrêter le prince Eugène qui dirige les troupe de l'empire et Malbouroug les troupes Anglaises. Le roi charge Boufflers avec les quelques troupe qui lui restent de les arrêter (80 000 hommes contre 125 000 pour les coalisés). La confrontation se fera à Malplaquet ou il n'y a eu aucun vainqueur ni vaincu si ce n'est que les coalisés quittèrent le champ de bataille les premiers et que la retraite des troupes françaises se fit dans le plus grand ordre et cette bataille coûta 25 000morts ou  blessés et disparus pour les français et bien plus pour les coalisés. 80% de l'armée Hollandaise disparue ce jour en se fracassant sur les lignes françaises.
Malgré cela le roi qui prend son rôle très à cœur fait fondre sa vaisselle d'or pour essayer de ravitailler ses peuples comme il disait alors.
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MessagePosté le: Lun Sep 15 2014, 21:31    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

Bonsoir, hiver très froid, je sais c'est quoi, j'ai véçue -52°, je ne suis pas une petite nature, je suis Canadienne, mais qu'en on as pas l'habitude, ça vous prend au tripes

Petit résumé...

  • 6 janvier : début de la vague de froid qui touche l'Europe et particulièrement la France. C'est le début du « Grand Hiver » de 1709. La Seine gèle. Les intempéries rendent le ravitaillement de Paris impossible pendant trois mois. En France, presque tous les noyers, oliviers, pommiers et vignes périssent ainsi que les vieux châtaigniers qui servaient à faire les poutres et les grains dans le sol. Le prix du setier de blé atteint 64 livres tournois à Paris, inégalé depuis la fin du XVIe siècle. On sème partout des céréales de printemps en avril. Les cours du vin augmentent et les vins du Bas Languedoc et de Provence, exemptés de droits, s’exportent pour la première fois à Paris.
  • 13 janvier : température record à Paris avec -23.1°. Le vin gèle dans les tonneaux il est débité à la hache.
  • 20 janvier : dixième jour consécutif où la température est inférieure à -10° à Paris. Record jamais battu. Record de -26° à Paris. 24 000 morts de froid à Paris durant le mois de janvier.
  • 15 mars : début de la spectaculaire débâcle de la Seine générant une importante inondation rendant encore impossible le ravitaillement de Paris.
  • fin mars : dégel après le « Grand Hiver » qui laisse plus d'un million de morts en France. Presque tous les cours d'eau français ont gelé et même l'océan Atlantique est pris par le gel le long des côtes françaises ! Nombreuses « émeutes de la faim ». Point culminant de l'impopularité de Louis XIV en France.
  • 5 avril : bloqué par les rigueurs de l'hiver, Paris est approvisionné pour la première fois depuis trois mois.
  • 29 avril : le corsaire Français Jacques Cassard combat 24 heures durant devant Tabarka avec deux bateaux face à cinq navires britanniques afin de permettre le passage d'un convoi de 25 bateaux de blé en provenance de Tunisie à destination de Marseille, sauvant ainsi la Provence de la famine.
  • 28 mai : propositions de paix signées par le grand pensionnaire Heinsius, Marlborough et le prince Eugène. Restitution ou démilitarisation de Lille, Strasbourg, Dunkerque et Naples. Louis XIV devra éventuellement contribuer à chasser son petit-fils du trône d’Espagne (article 4) ; en contrepartie, un armistice lui sera accordé (article 37).
  • 7 juin : Louis XIV refuse l’ultimatum et envoie des circulaires à tous les gouverneurs de province pour leur exposer les raisons de sa conduite (8 juin).
  • 9 juin : limogeage de Chamillart, secrétaire d'État à la Guerr. Voysin lui succède.
  • 12 juin : appel de Louis XIV au peuple qui est lu dans toutes les églises du royaume. L'appel est entendu et l'effort de guerre est maintenu malgré l'urgence de la disette.
  • 22 juin : Abraham Mazel soulève les protestants du Vivarais.
  • 28 juillet : Tournai capitule devant les troupes françaises.
  • Août : victoires françaises sous le commandement de Adrien Maurice de Noailles en Catalogne. À partir d’août, les adversaires de la France sont repoussés dans le Nord, le Dauphiné et en Espagne.
  • 20 aout : émeute de la faim à Paris. La troupe fait feu sur la foule et la ville est mise en état de siège.
  • 26 aout : Nicolas Desmarets, contrôleur général, publie un long mémoire destiné au Roi, dans lequel il dénonce "la mauvaise disposition des esprits de tous les peuples".
  • 11 septembre : bataille de Malplaquet.
  • 20 octobre : Mons se rend aux troupes alliées contre la France.
  • 29 octobre : excommunié depuis 1707, le monastère de Port-Royal des Champs, foyer du mouvement janséniste, est fermé et les religieuses sont dispersées. L’abbaye sera rasée et les cadavres de son cimetière exhumés en 1711.
  • 24 novembre : le conseil du roi de France accepte les préliminaires de La Haye à l’exception des articles 4 et 37, ce dernier ne garantissant à la France qu’un armistice et non pas la paix.

source : La chambre du roi de Juliette Benzoni
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MessagePosté le: Lun Sep 15 2014, 23:22    Sujet du message: LE GRAND HIVER Répondre en citant

joli travail pour chronologie des événements de l'année 1709 la vie est dure à ce moment, le roi est vieux, les financiers tiennent le haut du paver et les denrées de base sont hors de prix pas étonnant que le peuple se rebelle
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MessagePosté le: Lun Sep 15 2014, 23:35    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

Oui,comme c'est hiver 1709,  les guerres également coûtent très chers, c'est ce qui a emmener la France à la révolution Française à petit pas, Louis X1V à gagner ses guerres, j'ai trop aimer la guerre qu'il disait, mais pas Louis XV, qui lui à perdu les guerres et à laisser ce fardeau à Louis XV1, les caisses vides...
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MessagePosté le: Mar Sep 16 2014, 08:59    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

merci Orev et Nessie pour ce topic 
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MessagePosté le: Mer Sep 17 2014, 10:24    Sujet du message: Le grand hiver de 1709 Répondre en citant

De rien, ses hivers froids ont directement contribués à l'échéance du pouvoir...car la logistique de livraison des aliments, des biens pour le peuple n'était pas comme aujourd'hui, c'est très intéressant comme sujet, l'évolution des transports de marchandises , etc...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:49    Sujet du message: Le grand hiver de 1709

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