Se connecter pour vérifier ses messages privés
La Battaille de Stalingrad
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Au coeur de l'Histoire Index du Forum » Les Epoques de l'Histoire » XXe Siècle
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Sam Oct 10 2015, 15:35    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Nous avons ici un spécialiste et un amoureux du débarquement de Normandie, à savoir notre chère fondatrice Nesse, Mistres D-DAY, qui nous a fourni une riche documentation très variée.

Mais j'ai constaté qu'il y avait très peu ou pas de sujet sur le front de l'Est où les armées allemandes ont subi leurs premières défaites significatives après des succès initiaux. Le Blietzkrieg a trouvé son premier frein dans les steppes russes.

la Bataille de Stalingrad (Août 1948 - Janvier 1943) la mère de toutes les batailles, les superlatifs ne manquent pas pour évoquer cette bataille. Par son ampleur, par sa conséquence, par sa durée, cette bataille est effectivement l'un des épisodes les plus marquants de l'histoire militaire du 20e siècle. Magnifiée par les propagandes russes et nazies, elle a engendré un littérature conséquentes où les mythes côtoient les faits.
Un résumé succinct pour mieux cerner cette bataille qui Plus que le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) ou que la conquête américaine de l’île de Guadalcanal (8 février 1943), la victoire soviétique de Stalingrad (2 février 1943) est bien le « tournant » de la guerre. Mais la victoire est plus encore politique que militaire.


Du 31 janvier au 2 février, malgré l’interdiction d’Hitler, la VIe armée allemande capitule après deux mois et demi d’encerclement, isolée malgré les raids de la Luftwaffe, pilonnée nuit et jour, épuisée par la faim, le froid, la neige. Des 330 000 encerclés ne survivent que 120 000 prisonniers. Les forces de l’Axe ont perdu au total 800 000 hommes à Stalingrad, le quart des forces du front oriental. Le mythe de l’invincibilité allemande est détruit.
L’enjeu de Stalingrad
Pour pallier les besoins en carburant de l’économie de guerre allemande, Hitler déclenche, le 8 mai 1942, un nouveau Blitzkrieg en vue de conquérir les champs pétrolifères du Caucase. La moitié des troupes engagées en URSS, 100 divisions allemandes et 50 alliées (roumaines, italiennes, hongroises), sont concentrées sur le front sud-est. Les forces de l’Axe conquièrent la Crimée et Sébastopol, puis l’est de l’Ukraine et Rostov. Mais Hitler commet alors la même erreur qu’à l’automne 1941. Grisé par ses victoires, il divise ses forces selon deux axes : pendant que des divisions fonceront vers le Caucase, le gros des forces remontera la vallée du Don pour prendre Stalingrad, isoler l’Oural et ensuite, avec les armées du centre, encercler Moscou.
Dès le 23 août, la VIe armée de Von Paulus atteint la Volga et bombarde la ville charnière. Le 12 septembre, disposant de forces deux fois supérieures, les Allemands lancent ce qu’ils pensent être l’assaut final. Des combats acharnés se déroulent jusque dans le centre et le sud de la ville, maison par maison, cave par cave. Les usines Octobre rouge et Barricades sont prises et reprises. Vassili Grossman traduit bien l’acharnement des combats dans Vie et destin. Hitler veut prendre à toute force la « ville de Staline » mais Stalingrad ne tombe pas.
Le 19 novembre, le maréchal Joukov, qui seconde le commandant suprême Staline, lance la contre-offensive préparée depuis septembre. Le plan « Uranus » doit couper « le doigt de gant » allemand enfoncé entre Don et Volga. Deux groupes d’armées soviétiques partent simultanément du nord-ouest et du sud de Stalingrad. Dès le 22, elles réussissent leur percée et réalisent leur jonction. Les forces soviétiques enserrent dans une « ceinture rouge » la VIe armée et une partie de la IVe armée blindée. Une tardive contre-offensive allemande échoue et les forces de l’Axe sont repoussées bien au-delà du Don, ce qui rend très difficile le ravitaillement aérien des encerclés. Les conséquences militaires sont immédiates. Les armées allemandes du Caucase reculent de 600 kilomètres jusqu’à Rostov et s’échappent de justesse. L’Armée rouge reprend l’offensive sur tous les fronts. Ce qui la mènera jusqu’à Berlin. Voilà pourquoi il ne faut pas sous-estimer le rôle de la victoire de Stalingrad alors que les médias ont tendance à valoriser le rôle des Anglo-Saxons dans ce conflit.
Les trois raisons 
de la victoire
À ce tournant de l’histoire, l’URSS a tout juste achevé la reconversion de son économie de guerre après avoir replié vers l’est 1 360 usines : fin 1942, la production industrielle de l’Oural a été multipliée par cinq et plus encore celle de la Sibérie. Si le nombre d’ouvriers a baissé de 10 %, la productivité du travail a crû de 40 % : la journée de travail est passée de huit à douze heures, six jours sur sept. L’URSS produit déjà deux fois plus de chars et quatre fois plus de canons que l’Allemagne. L’aide alliée est encore aléatoire : les livraisons américaines ont été interrompues de juillet à octobre. À Stalingrad, si l’Armée rouge a une nette supériorité en artillerie, elle n’aligne guère plus de chars que la Wehrmacht (790 contre 770) et moins d’avions que la Luftwaffe (1 035 contre 1 066). Mais cet armement est de bonne qualité : le char léger T 34 s’impose déjà face au « Tiger » allemand. Stalingrad n’est cependant pas une victoire du matériel comme le sera la gigantesque bataille de chars de Koursk en juillet 1943.
La victoire de Stalingrad est en effet le fruit d’une mobilisation humaine exceptionnelle. Dès septembre 1941, pour compenser les immenses pertes en hommes, le Conseil d’État pour la défense, présidé par Staline, a lancé un vaste plan d’instruction militaire générale qui allait former sept millions de soldats en trois ans. Les généraux de l’état-major ont restauré leur autorité et l’unité de commandement avec la suppression des commissaires politiques aux armées rendus responsables des échecs antérieurs. Joukov persuade Staline de regrouper le maximum de forces à Stalingrad et l’Armée rouge réussit à y aligner, en novembre 1942, 854 000 recrues face aux 846 000 soldats des forces de l’Axe (deux tiers d’Allemands plus des Roumains et des Italiens).
La mobilisation de nouveaux soldats compliquait pourtant le problème de la main-d’œuvre ouvrière et paysanne. Dès février 1942, 830 000 adolescents scolarisés ont été versés dans les usines pour être rapidement formés comme ouvriers qualifiés par des spécialistes démobilisés. Pour les autres travaux, il est fait appel massivement aux femmes, aux vieux et aux détenus. C’est toute la population urbaine, puis rurale, qui est mobilisée. À Stalingrad, les comités locaux du Parti ont levé une immense milice populaire pour édifier des lignes de fortification alors que les usines produisaient sans relâche armes et munitions et que des groupes de partisans coupaient les lignes de ravitaillement trop étirées des envahisseurs à l’arrière du front. Stalingrad n’est pas qu’une victoire de militaires.


Stalingrad s’explique encore par la démoralisation des forces de l’Axe et la sacralisation de l’amour de la patrie pour les Soviétiques. Les lettres des soldats encerclés ou les mémoires des officiers allemands révèlent combien brutale fut pour eux la découverte de l’aveuglement d’Hitler et de l’absurdité de ses ordres de mourir sur place plutôt que de capituler : « Nous sommes tout seuls, sans aucune aide. Hitler nous laisse tomber », écrit l’un deux. Les Italiens et les Roumains repliés derrière le Don sont encore plus démotivés.
Par contre, Staline ne cesse d’exalter la « guerre sacrée » et d’inviter tout le peuple soviétique au sacrifice commun. La guerre est sacrée parce qu’elle est une guerre juste de défense de la patrie et de libération de la terre des ancêtres. Le 22 décembre 1942, un nouvel hymne national remplace l’Internationale. La guerre est sacrée aussi parce qu’elle permet la réconciliation de l’Église orthodoxe et de l’État soviétique. Le 7 novembre 1942, le métropolite Serge s’adresse à Staline : « Au nom du clergé et de tous les fidèles de l’Église orthodoxe, fidèles enfants de notre patrie, je salue en votre personne le chef choisi par Dieu de toutes nos forces civiles et militaires, qui nous conduit à la victoire sur les envahisseurs barbares, à la prospérité dans la paix de notre pays, et à l’avenir radieux de ses peuples. »
La guerre est certes encore présentée comme une guerre du droit contre le « fascisme », pour la démocratie et le socialisme, mais, par une série de glissements progressifs, la guerre est vécue comme la communion des patriotes russes, des citoyens des autres peuples soviétiques et des communistes de toutes générations, tous « frères et sœurs » aux yeux de Staline depuis son premier discours à la radio le 3 juillet 1941. Jamais le peuple soviétique n’a été aussi uni derrière son chef charismatique.


Les conséquences 
de Stalingrad
Alors qu’Hitler décrète trois jours de deuil national en Allemagne, les Alliés, les résistants et les communistes du monde entier témoignent de leur reconnaissance au peuple soviétique. Bien avant la victoire, l’Humanité clandestine salue l’Armée rouge et appelle tous les résistants à l’unité et à l’action. Désormais l’espoir a changé de camp.
La coalition des Nations unies en est renforcée. Le 21 février, le roi George VI d’Angleterre déclare que « la ferme résistance de Stalingrad a changé le cours des événements » et offre une épée d’honneur à la ville héroïque en témoignage de l’admiration « de tout le monde civilisé ». Le président Roosevelt salue ses « valeureux défenseurs » dont « la victoire glorieuse a représenté un tournant dans la guerre des nations alliées contre les forces de l’oppression ». Stalingrad soude plus que jamais les Alliés jusqu’à Yalta.
En position de force, Staline se permet de faire quelques concessions diplomatiques. Après l’opération « Torch » en Afrique du Nord, il ne réclame plus aussi fortement l’ouverture d’un second front en Europe, et il ne dénonce pas encore le danger d’une paix séparée à l’Ouest. L’essentiel est alors pour lui d’obtenir le plus d’aide matérielle possible car l’URSS continuera longtemps à supporter l’essentiel du poids de la guerre contre l’Allemagne nazie. Mais s’il s’est engagé à dissoudre officiellement l’Internationale communiste, c’est moins pour rassurer ses alliés sur les objectifs des Partis communistes européens que pour ne pas cautionner la stratégie politique de Tito en Yougoslavie.


Stalingrad a eu cependant des effets ambivalents à moyen terme. Staline s’est attribué tous les mérites de Joukov et sera gratifié du titre de « plus grand stratège de tous les temps » et de « guide suprême ». Le culte de sa personnalité prend des dimensions inimaginables masquant sa responsabilité dans la désorganisation de l’armée depuis 1937 et les désastres de 1941. Khrouchtchev, dernier commissaire politique à Stalingrad, lui en fera reproche en 1956.
Staline n’a pas compris les véritables raisons des succès de l’économie de guerre soviétique manifestes dès Stalingrad. Voznessenski, le président du Gosplan depuis 1938, avait mis en œuvre la décentralisation des décisions, les relations directes entre entreprises, la mobilisation morale des ouvriers, le développement de la production familiale dans les campagnes. Dès 1945, il s’opposa au retour aux plans quinquennaux bureaucratiques d’avant-guerre, mais il sera condamné et exécuté en 1948. Staline et les militaires imposeront à nouveau une priorité absolue à l’industrie lourde au nom de la défense du camp socialiste et de la « mémoire de Stalingrad ».


Revenir en haut
.: Publicité :.


MessagePosté le: Sam Oct 10 2015, 15:35    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Sam Oct 10 2015, 22:36    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
 
Citation:
Nous avons ici un spécialiste et un amoureux du débarquement de Normandie, à savoir notre chère fondatrice Nesse, Mistres D-DAY, qui nous a fourni une riche documentation très variée.

Mais j'ai constaté qu'il y avait très peu ou pas de sujet sur le front de l'Est où les armées allemandes ont subi leurs premières défaites significatives après des succès initiaux. Le Blietzkrieg a trouvé son premier frein dans les steppes russes.

la Bataille de Stalingrad (Août 1948 1942 - Janvier 1943) la mère de toutes les batailles,






Attention à la coquille Wink  


Bravo, il faut beaucoup de courage pour se lancer à l'assaut de la ville de Staline, l'homme de fer ! Smile  


Stalingrad à elle seule mériterait plusieurs volumes ! Il y a la bataille dans la ville (23 août-2 février), mais il y a avant la campagne de Voronej à Stalingrad - plan bleu -  (28 juin - 23 août), et puis bien sûr il y a la contre-offensive soviétique - plan Uranus - (19 novembre - 27 novrembre) ; mais encore il y a aussi l'opération allemande Tempête d'hiver (8 décembre - 30 décembre) qui essaye de briser l'encerclement de Stalingrad... avant la capitulation bien sûr du 2 février. Sans parler des opération dans le Caucase... 


On pourrait aussi parler longuement des généraux qui dirigèrent les opérations : Paulus du côté allemand, que Stalingrad va conduire du zénith (chef des opérations de la campagne d'été 42, puis consacré marchal le 1er février et déchu le lendemain... puis condamné à mort parce qu'il s'est rendu vivant...)
Ou encore, Kroutchev, joukov, Tchouikov, Eremenko du côté rouge ; von Manstein du côté allemand qui mène l'opération Tempête d'hiver, ou encore Hoth le chef de la 4° armée blindée, celle que Hitler a envoyé dans le Caucase (pour rien) et qui aurait pu prendre la ville dès juillet ! 


Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Lun Oct 12 2015, 22:14    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Oui il faut dire que la 4e Panzer Armée du Général Hoth pouvait prendre Stalingrand en Juillet 942. Mais il faut se rappeler qu'aprs le coup d'arrêt subi par la wehrmach durant l'hiver 1941 suivi de la contre offensive soviétique, Hitler a décider de concentrer son effort vers le sud, notamment vers le Caucase pour s'emparer des champs de pétrole. Ce vaste mouvement dénommé plan Bleu a complètement pris à dépourvu les russes, mais leur forte résistance à Voronej leur a permis d'acheminer des renforts vers le sud, ce quio a irrité Hitler, qui a revu le plan Bleu, scindant ses troupes en deux, le Groupe d'Armée A qui possédait la majorité des blindés a reçu l'ordre de continuer l'offensive sur le Caucase. Au Groupe d'armée B, il a été donné ordre de s'emparer le Stalingrad pour protéger le flanc Allemand. Il faut aussi noter que Stalingrad était une plaque tournante du transport maritime soviétique sur la Volga, mais aussi possédait une valeur symbolique puisque portant le nom du Chef de l'Union soviétique. En route vers Stalingrad, l'offensive était manée par la 6e Armée du Général Von Paulus et et par la 4e Armée Blindée du Général Hoth et la défense était principalement dirigé par la 62e Armée du Général Vassili Tohouikov et supervisée par le Général Eremenko

Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Mar Oct 13 2015, 21:40    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
En fait, c'est simple : Hitler n'avait pas assez de troupes pour conquérir l'URSS. 
Hitler ne comprend pas que l'armée russe ait encore des hommes malgré ses pertes par millions ! 
Il ne comprend pas qu'ils continuent à avoir des blindés, des canons, des avions...


Hitler a perdu beaucoup d'hommes en 41. En 1942, pour la campagne d'été, le chef d'Etat-major Jodl fait les comptes : l'armée allemande n'est plus la même ! Les meilleures troupes, les soldats les plus expérimentés sont morts en 41... l'armée allemande n'a plus rien à voir avec celle de 41, il n'y a guère de vétérans expérimentés désormais, même parmi les officiers... les armements, le matériel de guerre est lui aussi différent. Tout a été chamboulé par la campagne de 41. 
Le pire est à craindre : désormais, Hitler doit faire appel aux armées alliées hongroise, roumaine et italienne. 


Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Mar Oct 13 2015, 22:50    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Ou, en effet, en 1941,le plan de l'état Major allemand était de foncer sur Moscou toutes forces réunies. avant l'arrivée du terrible hiver russe, mais il subsistait une énorme force soviétique dans le sud, autour de Kiev. Cette force posait une menace importante pour l'avance allemande car elle était la plus grande concentration de troupes soviétiques sur le front de l'Est à cette époque.

Fin août, le haut commandement de l'armée allemande avait la possibilité de poursuivre soit l'avance sur Moscou, soit de mettre temporairement de côté cet objectif afin d'aider les deux autres groupes de l'armée (du Nord et du Sud) tous deux avaient pris du retard. Parce que l'armée allemande du Groupe Sud manquait de forces suffisantes pour encercler et détruire les forces du général Semion Boudienny, une contribution significative à partir du groupe d'armées Centre a été envoyée pour accomplir cette tâche. Le 3 août, Hitler retarde temporairement l'avance dans le secteur centre sur Moscou pour attaquer vers le sud et attaquer Kiev en Ukraine.

La majeure partie du 2e groupe de Panzers et de la 2e armée sont détachés de l'armée du groupe centre et envoyés dans le sud. Ils ont pour mission d'encercler Semion Boudienny dans le sud en collaboration avec le groupe d'armées Sud du 1er groupe de Panzers sous le commandement du feld-maréchal Paul Ludwig Ewald von Kleist.

Le 12 septembre 1941, l'encerclement total de Kiev par la Wehrmacht est accompli. les troupes soviétiques défaites enregistrent 335 000 tués et 665 000 prisonniers. Ce coup retarde considérablement l'avance du groupe centre vers Moscou. Finalement, les unités de l'armée allemandes exténuées sont arrêtées devant Moscou en début de décembre 1942, alors que l'hiver avait fini de s'installer. Ainsi, le 5 décembre 1941, l'armée russe déclenche dans la surprise générale une contre offensive grâce au déploiement de 30 divisions acheminées par train depuis l'extrême Orient. Ce que permet à Joukov et Vassilievski de dégager la région de Moscou. La Wehrmacht venait de subir sa première défaite sur le front de l'Est


Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Mer Oct 14 2015, 12:37    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
C'est un peu comme le Japon. Ils savent que la guerre est perdue d'avance, mais ils s'y lancent tout de même ! 
Les Japonais dépendaient du pétrole américain... comme les Allemands dépendaient du pétrole soviétique. Les Japonais avaient fait des études pour savoir combien de temps ils pourraient tenir une guerre contre les USA et quel serait le résultat. Toutes les études montraient qu'ils tiendraient 2 ans maximum, et qu'après ce serait une défaite assurée... et bien entendu pour les Japonais il ne s'agissait pas de conquérir les Etats-Unis d'Amérique ! Ils prévoyaient de détruire la flotte américaine du Pacifique, que ce coup intimiderait Roosevelt, et qu'ils signeraient une paix honorable pour les deux parties, à savoir que les USA reconnaissent la sphère asiatique japonaise et qu'ils continuent à commercer ensemble. C'est un peu ce que prévoyait Hitler avec l'Angleterre en envahissant la Pologne... 


Les Allemands savaient aussi qu'ils ne pourraient pas conquérir l'URSS, comme les Japonais savaient qu'ils ne pouvaient gagner la guerre. Une guerre perdue d'avance, mais ils l'ont quand même tenté... et des millions de morts... la fin d'un monde ! 


Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 02:50    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Oui l'etat major allemand avait quand même de graves appréhensions concernant le plan barbarossa. d'un  es t ce qu'Hitler avait la lucidité et la clairvoyance pour savoir que c'était une aventure de plus de l'imperialisme  nazie. Hitler a toujours voulu donner l'image d'un grand chef de guerre et d'un fin stratège' lmais l'histoire a montré qu'il n'était rien de tout cela. Quand je le vois à l'État major allemand penché sur une carte entouré de ses généraux' je me dis que c'est la plus grande insulte de l'histoire militaire. Les HAlder Manstein Guderian Rommel et conmorts étaient parmi les meilleurs de  leur profession.


Première surprise pour les allemands le char T34 russe' un vrai monstre de plusieurs tonnes capable de tenir tête aux Panther et TIgres. Des chars sur lesquels Hitler misait pour une victoire facile sur le front de l'est.


Deuxième surprise' le Sturmovik un avion de chasse tueur de chars. Les soviétiques en avait produit en grande quantité lors de la bataille de Koursk. Les équipages de chars allemandsl l'appelaient l'oiseau de mort

Troisième surprise la capacité de l'armée rouge de toujours mettre sur le champ de bataille de nouvelles armées et de nouveaux equipements après des pertes effroyables.


Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 11:23    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Bien sûr, les Soviétiques avaient du matériel de qualité. Les Allemands le savaient, eux qui se sont entraînés jusqu'en 1933 avec eux ! Le T34 ou encore le KV1 a été une surprise pour eux car ils ont été développé après 1933. 
Dès les premiers jours de la guerre Guderian fait remonter son inquiétude quant au T34 (je crois que c'est aux environs de Smolensk qu'il a trouvé les premiers T34). Les Allemands s'en inspireront pour mettre au point le char Panther, le char allemand le plus abouti de la guerre. 
Quant à l'aviation russe elle était obsolète sur de nombreux points, mais les Allemands vont en quelque sorte rendre service aux Soviétiques le premier jour de la guerre en rayant de la carte les 3/4 de cette aviation obsolète ; et sans tuer les pilotes, puisque les avions seront détruits sur les pistes des aérodromes, les avions allemands attaquants par surprise. Les soviétiques vont mettre au point peu à peu de nouveaux avions très performants. 


Et puis Hitler a commis une autre erreur : en lançant ses troupes au nord et au centre d'abord, il a laissé le temps aux soviétiques de démonter les usines qui se trouvaient au sud (bassin du Donetsk)... si bien que quand il envahit le sud à la fin de l'été 41 et au début de l'été 42 les usines ont été déplacé à l'arrière. C'est ainsi que les russes ont toujours des armes, des blindés, des avions, à la plus grande surprise des Allemands. 
En attaquant d'abord en direction de Moscou, puis en repiquant vers le Sud, puis en remontant vers le nord, il a perdu un temps précieux. Comme en 42 d'ailleurs quand il fera perdre son temps à sa 4° armée blindée en l'envoyant d'abord vers Stalingrad puis en l'envoyant dans le Caucase puis en la renvoyant vers le nord... à chaque fois ça a mal fini. 


Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 13:26    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Oui Salut, rien de plus vrai, ce qui laisse toujours croire que la campagne de l'Est a été préparée dans la précipitation que peur que l'URSS ne gagne du temps pour fortifier ses positions défensives. Mais à Stalingrad, c'est moins la qualité de l'armement ou la qualité de commandement qui ont permis aux russes de tenir tout ce temps. C'était une bataille politique, un affrontement idéologique entre deux systèmes (le communisme et le nazisme). Pour les russes, il n'était pas question et quelque soient les circonstances de laisser Stalingrad aux allemands, qui ont appelé cette bataille Rattenkrieg (la guerre des rats). Ainsi, nommé à le tête de la 62e Armée devant assurer la défense de Stalingrad, le Général Chuikov prend une décision hardie, rapprocher ses lignes de défenses des lignes allemandes, ce qui privait l'aviation allemande, la luftwaffe de mitrailler ses lignes. Pendant tout le temps qu'a durée cette bataille, jamais la défense des russes n'a été passive, mais agressive, ne laissant aucun répit à l'adversaire. Ainsi le terrain gagné par les allemands le jour était repris par les russes la nuit, ce qui conduisait à une guerre d'usure et d'anéantissement. 

Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 20:12    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Oui, on sait bien ça aussi. Mais, n'oublions pas que la propagande nazie expliquait qu'il fallait attaquer l'URSS en 41, car après il serait trop tard. Ce qui n'était pas bête. En effet, Staline avait prévu d'être prêt à la guerre en 43 (au plus tôt). Ça ne voulait pas dire qu'il attaquerait en 43. En fait, il s'attendait à être attaqué par Hitler. Il espérait juste qu'il lui laisse le temps de se fortifier. Donc, en attaquant en 41 en fait Hitler a bien joué. Mais, même en prenant de court Staline, Hitler n'est pas arrivé à ses fins, ce qui prouve que sa guerre était perdu d'avance. 

Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 21:41    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Oui c'est une théorie qui me parait plausible, car même si les russes savaient que le traité germano-soviétique n'était qu'un leurre et que tôt ou tard l’Allemagne les attaquerait, ils n'ont jamais pensé que ce serait en 1941 C'est pourquoi l'attaque a pris totalement au dépourvu Staline, qui est resté des semaines aphones avant de se remettre et de faire sa fameuse déclaration à la radio. Mais aussi, il faut noter que le plan Barberousse a été beaucoup retardé par les déboires de l'allié italien, qui sont défait en Grèce et en Albanie. Hitler a été obligé d'occuper les balkans avant une quelconque attaque contre l'URSS.
Maiis lors du début de l'invasion de l'URSS, Hitler  pu mobiliser plus de 2/3 des troupes les plus expérimentées de la Wehrmacht ainsi que la presque totalité de la Luftwaffe contre l'URSS, ce qui explique les succès initiaux foudroyants, qui ont dopé le chef du nazisme. Hitler pensait en finir avec la Russie durant cette année 1941 ou au plus tard en 1942.

En ce qui concerne Paulus, le désastre de la 6e Armée vient peut être du fait de sa personnalité et surtout au fait qu'il n'a jamais voulu désobéir à Hitler. Le Général SS Hausser, commandant du SS Panzer Korp, malgré l'ordre formel d'Hitler interdisant toute retraite a retiré ses troupes de Kharkov pour éviter l'encerclement et un mois plus tard, il reprenait la ville aux soviétiques en Mars 1943. Peut être aussi qu'il s'est inspiré de la débâcle de la 6e Armée de Paulus. 

Pendant le boucherie de Stalingrad, Paulus dégarnissait sans cesse ces flancs de nouvelles divisions qu'il lançait dans la ville pour compenser ses pertes. Finalement, ces flancs ont été confiés à des unités roumaines et hongroises, Ce qui donné l'idée à Joukov et Eremenko de lancer une contre offensive en passant par les flancs faiblement défendus. Et voila, c'est là qu'est venu l'ébauche du plan Uranus.


Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 22:10    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
En fait, dès la fin de l'été 41 von Rundstedt avait opéré une retraite stratégique à Rostov face aux Rouges. Mais bien sûr pour Hitler c'était de la haute trahison ! Et Hitler a limogé von Rundstedt, un de ses meilleurs généraux pourtant. Von Rundstedt ne mettra plus les pieds sur le front de l'est ! On le retrouvera sur le front ouest en 44... 


Devant Moscou (hiver 41) Guderian lui aussi sera disgracié pour avoir reculé. 


Après Stalingrad, Hitler avalisera finalement l'idée d'une retraite stratégique : von Manstein le convaincra du mal nécessaire d'une retraite temporaire pour pouvoir mieux réattaquer ensuite, il utilisera le terme de "défense élastique". Cela a permis de perdre Kharkov et de la reprendre dans la foulée (printemps 43). 


J'ai perdu le nom du malheureux général allemand qui a été fusillé sur ordre de Hitler pour avoir reculé sans son assentiment... 


Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Jeu Oct 15 2015, 22:50    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Je vous conseille à tous la lecture des numéros de la revue Historia magazine consacrés à la Seconde guerre mondiale en général et à Stalingrad en particulier, d'où sont tiré les images suivantes : 
n°320 1973, "Stalingrad : L'arrivée des renforts"
n°332 1973, "Les derniers jours à Stalingrad" 


Les forces en présence : équilibrées





Le plan original d'Hitler (directive 41), avant les opérations : ambitions limitées





Le plan remanié d'Hitler (directive 45), pendant les opérations : ambitions démesurées



Ce qu'il s'est vraiment passé : les All. sont allés plus loin que le plan original, mais n'ont pas rempli le plan final... résultat, c'est un fiasco !





L'armée allemande va jusqu'au bord de la Volga, dans le centre de Stalingrad, mais les rouges tiennent toujours un bout de berge ! :



La contre-attaque russe (plan Uranus) du 19-23 novembre 42, qui coupe Paulus de ses arrières et isole l'armée allemande dans Stalingrad :








Revenir en haut
.: luksy :.
First Lord
First Lord


Hors ligne

Inscrit le: 04 Juin 2015
Messages: 1 209
Localisation: Dakar
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 馬 Cheval
Point(s): 1 220
Rang: Animateur/Dino
Moyenne de points: 1,01
Expert: specialiste 2nd guerre mondiale
MessagePosté le: Ven Oct 16 2015, 22:47    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Vraiment très intéressant tes cartes Salut, ca recadre le contexte dans lequel cette bataille s'est déroulée.

En ce qui concerne les forces en présence, c'est clair qu'il y avait un certain équilibre, le seul bémol, ce sont les blindés qui ont joué un rôle mineur à Stalingrad. Les usines Barricade et Octobre rouge produisaient des chars de des pièces d'artillerie qui étaient engagés aussitôt dans la bataille, les chars étaient utilisés en poste de tir fixe qui matraquaient constamment les positions allemandes, ne leur laissant aucun répit. Les réelles forces blindées russes étaient derrière la volga en prévision de la contre offensive.

Pour ce qui est des plans initiaux, revisé et final d'Hitler, non seulement la wehrmacht est allé plus loin, mais il a pris plus de temps de prévu.  Même les batailles de Rostov, Proletarskaia et Maikop ont été gagnés au prix de longues batailles sanglantes, au cours de lesquelles l'armée rouge a infligé d'énormes pertes en hommes et en matériels aux allemands, tout ça pour voir les champs de pétrole de Maikop en flammes. La stratégie de la terre brûlée a encore fait ses effets.

Pour l'opération Uranus, la supériorité en Blindés des russes a fait la différence, Les 500 blindés de Rokossovski contre les roumains au nord et les 300 blindés de Vatoutine au Sud qui se rejoignent le 23 novembre 1942 dans le secteur de Kalatch, achevant l'encerclement de l'armée de Paulus dans Stalingrad. La rapidité dans l'exécution de l'offensive et la détermination soviétique ont été les clés du succès, car les allemands se doutaient bien qu'une contre offensive russe était en place


Revenir en haut
.: Salut :.
Invité


Hors ligne

MessagePosté le: Sam Oct 17 2015, 19:06    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad Répondre en citant
Vraiment, je ne veux pas sous-estimer désinformer ou dénigrer, mais il me semble pas que ce soit la force de l'Armée Rouge la principale composante de la victoire de Stalingrad, mais vraiment la faiblesse des Allemands. 
Je pense que les Allemands auraient très bien pu prendre Stalingrad s'ils s'en étaient tenus au plan initial (directive 41). La force de la wehrmacht c'était de concentrer ses forces en un point du front (schwerpunkt) pour le percer et semer la panique chez l'ennemi, ça avait toujours réussi. Mais Hitler par deux fois, en 41 et 42 va hésiter au moment même où il a fait le plus dur : crever le front russe ! A chaque fois il va envoyer une partie non négligeable de ses troupes faire un tour au sud... et à chaque fois, ça fait perdre du temps, des hommes, des machines... et au final ça coûte la victoire. 
Je pense vraiment que les Allemands auraient pu faire mieux en 41 comme en 42. Mais, l'homme qu'ils avaient à leur tête était à la fois un génie et un raté... si près du but, il a perdu les pédales... 
Un peu comme en 40 d'ailleurs, quand il aurait pu anéantir les forces anglaises et françaises à Dunkerque, il ordonne de stopper les opérations (haltbefehl)... Or, si les Anglais avaient perdu tous leurs hommes à Dunkerque, ça aurait été un tremblement de terre à Londres , et une paix aurait été sérieusement envisagé et signé. 
Finalement, on voit qu'en quelques occasions Hitler s'est planté ; pas beaucoup de fois, mais à chaque fois ça a eu des conséquences graves. 


Revenir en haut
.: Contenu Sponsorisé :.


MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:18    Sujet du message: La Battaille de Stalingrad
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Au coeur de l'Histoire Index du Forum » Les Epoques de l'Histoire » XXe Siècle Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by Taloche Town © 2001, 2017 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com