Au coeur de l'Histoire Index du Forum
Au coeur de l'Histoire Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Evonne Goolagong championne aborigène de tennis des 70's

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Au coeur de l'Histoire Index du Forum -> Les Epoques de l'Histoire -> XXe Siècle
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Salut
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim Fév 21 2016, 15:19    Sujet du message: Evonne Goolagong championne aborigène de tennis des 70's Répondre en citant

Qui connait Evonne Goolagong aujourd'hui ? Personne... Nombreuses sont les légendes oubliées du sport... mais des étoiles comme Evonne Goolagong, dont le lustre est passé... vous n'en trouverez pas 100 ! 





Evonne est par plus d'un côté unique : 
-elle est aborigène
-issue d'une famille pauvre
-qui perce dans un sport de riche, le tennis
-dans une société soit-disant raciste (l'Australie)...
-elle a tout gagné en simple, et même en double, et aussi double-mixte...


7 Grands Chlems à elle seule.. le tout en quelques années à peine... 6 de ses titres ont été gagné entre 1971 à 1977, le dernier l'étant en 1980 à Wimbledon.... Elle n'est pas comme ces momies du circuit qui reste des décennies sur les courts... Evonne est venu, a vu et a vaincu.. Elle n'a pas fait de détails. Elle a ainsi un pourcentage de victoires (80.1%) plus élevée que la super-championne actuelle Serena Williams. 


Passons en revue ces titres : 
Wimbledon 2 fois 1971 1980
Roland-Garros une fois 1971
4 open d'Australie 1974 1975 1976 1977
Vous l'avez compris, elle n'a pas gagné l'US Open.... mais ça n veut rien dire, car tenez-vous bien, sur 6 apparitions à New York, elle est allée 4 fois en finale !  
A cela il faut ajouter 79 autres tournois "mineurs" gagnés... rien que ça...


Une stat à elle seule résume tout : de 1971 à 1980, Evonne est allée 18 fois en finale d'un tournoi du Grand Chelem. Autant dire que si vous aviez regardé les finales à l'époque, vous vous en souviendrez encore aujourd'hui pour sûr ! 


On peut continuer pendant des pages à énumérer ses exploits... Ainsi Evonne gagne Wimbledon une première fois en 1971... et une seconde fois 9 ans plus tard exploit à jamais égalé.... mais ne vous y trompez pas, c'est encore mieux que ça : Evonne est la seule joueuse de tennis à avoir gagné deux fois le même Grand Chelem une fois avant d'être enceinte 1971 et une fois après 1980 !  Quelque chose que seule une femme peut faire. 


Les chiffres sont parfois trompeurs avec Evonne, mais ils sont toujours élogieux : statistiquement, Evonne n'a gagné qu'un Roland-Garros, et pourtant c'est là qu'elle a le plus de succès en % (84%). 


Elle domine les années 1971-1980 :
1971 finale à Melbourne , titre à RG, titre à Wimbledon
1972 finale à Melbourne, finale à RG, finale à Wimbledon
1973 finale à Melbourne, demi à RG, demi à Wimbledon, finale à New York
1974 titre à Melbourne, quarts à Wimbledon, finale à New York
1975 titre à Melbourne, finale à Wimbledon, finale à NY
1976 titre à Melbourne, finale à Wimbledon, finale à NY
1977 titre à Melbourne, demi finale Wimbledon
1978 demi finale Wimbledon
1980 titre à Wimbledon. 
Voilà un CV bien rempli !


Une étoile coincée entre 3 monstres : Margaret Smith, Chris Evert et Martina Navratilova


Mais alors pourquoi n'en entend-t-on jamais parlé ? D'abord c'est du tennis féminin, et il n'a jamais eu les faveurs des médias... Surtout à cette époque. Mais surtout, ce qui explique le mieux l'oubli c'est qu'avant elle la légende n1 du tennis féminin régnait. Et qu'elle était australienne également. Margaret Smith. Cette dernière est la recordwoman absolu du tennis féminin... jusqu'à ce qu'Evonne la remplace dans les années 70. Margaret la battra dans toutes leurs rencontres du Grand Chelem, notamment en finale à Melbourne en 1971 et 1973. Rivalité australienne assassine... 
Le deuxième facteur, c'est une autre légende du tennis féminin, qui cette fois succédera à Evonne : Chris Evert. Chris Evert est encore aujourd'hui célébrée comme la plus grande joueuse de tous les temps (les débats sont nombreux). Et il est vrai que son palmarès est étonnant. Mais sa domination ne fait que succéder à celle d'Evonne. En effet, la première moitié des années 70 appartient à Evonne, la deuxième partie elle se la partage avec Chris Evert... Et me direz-vous pourquoi Evonne "faiblit" après 1976 ? C'est tout simplement qu'elle écoute son corps de femme... qu'elle n'est pas lesbienne (comme beaucoup de joueuses malheureusement) et que donc elle fait un enfant en 1977 ! Cela aussi est exceptionnel. Bien peu de joueuses d'élite peuvent se vanter d'avoir tout gagné, puis d'avoir fait un enfant et de revenir ensuite au plus haut niveau ! Preuve s'il en était besoin des qualités aussi bien physiques que psychologiques de la petite aborigène. 
Un troisième monstre du tennis féminin va éclore peu après qu'Evonne se retire : Martina Navratilova... Evonne la bat à Melbourne en finale en 1975, et en quarts à RG en 1973. Mais les années 80 seront pour Navratilova la décennie de tous les records....


Un dernier facteur la fait sciemment oublier des médias :
Elle, la négresse, va même être invité en Afrique du Sud pour disputer un tournoi de tennis. Et oui, Evonne n'est pas comme les autres, elle n'est pas pourrie par l'idéologie, elle ne fait que jouer au tennis, alors on l'accepte. Elle n'est pas du genre à crier au racisme à tout va, à en faire un scandale... en fait elle ne souffre pas du racisme. Elle est plus intelligente que les autres. C'est sans doute pour ça aussi que Hollywood ne s'est pas intéressé à elle, pas de "negro attitude", pas de "Mohamed Ali", pas de conversion ni de discours stupides... propres à monter les uns contre les autres... Les organisations politiques aborigènes le lui reprocheront. A la même époque un Arthur Ashe, afro-américain, refuse de se rendre en Afrique du Sud, d'ailleurs il n'y est pas invité, on ne veut pas d'emmerdeurs là-bas. 






On le voit Evonne a sans doute eu une carrière plus riche que beaucoup d'autres légendes, car elle a gagné beaucoup et en peu de temps... 
Elle a pâti de machines à stats comme Margaret Smith avant elle, de sa succession avec Chris Evert, et de légendes comme Navratilova ou encore Steffi Graf... Ces femmes trustent à elles seuls 90% des sujets de conversation du tennis féminin... Qui se souvient d'Evonne la petite aborigène d'Australie qui jouait avec des boites de conserve sur un mur à ses débuts ? Que rien ne prédestinait au tennis ? 


Un destin exceptionnel


Evonne ... un prénom français (Yvonne) en terre anglophone, voilà qui n'est pas commun déjà... Son père s'appelle Kenny Goolagong. Goolagong est un nom aborgiène. L'Australie n'est en effet pas entièrement anglaise... Les Aborigènes sont une population ancestrale d'Australie. Vivant à l'état de tribus querelleuses préhistoriques, les Aborigènes voient débarquer les Anglais au XIX° s. Vivant dans un autre monde, un autre temps, les Aborigènes sont jusqu'à aujourd'hui encore à l'écart de la société moderne. Mais, Evonne n'est pas comme les autres. Elle aime, elle adore le tennis. Quand elle est petite son rêve c'est de gagner l'open d'Australie d'abord puis WIMBLEDON. Le plus prestigieux de tous les tournois, le père de tous les tournois... le tournoi de la métropole anglaise ! Triompher à Londres, c'est triompher sur le monde entier !
Evonne ne rêve que de ça... Mais il y a un petit problème : Il faut une raquette pour jouer au tennis... et il faut des balles aussi.... et il faut un terrain de tennis, avec un filet aussi... mais la famille d'Evonne n'a rien de tout ça ! La maman et mère au foyer (au chômage pour tout dire), le père est un journalier homme à tout faire de la campagne... des gens pauvres, mais des gens bons. 


Des aborigènes ? 
Les Goolagong sont la seule famille aborigène du petit village de Barellan. Mais sont-ils vraiment aborigènes ? 
Kenny a un nom aborigène, c'est vrai, sa femme est aborigène, c'est vrai. Mais, se sent-il aborigène ? Non... pour lui quand on est aborigène c'est qu'on est pas content, qu'on s'estime lésé... lui pourtant pauvre erre s'estime parfaitement heureux. Mais les Goolagongs sont-ils vraiment aborigènes ? Kenny est blanc comme un linge... sa femme est un peu plus foncée... mais de toute évidence ce sont des métis, surtout Kenny... si bien que leur fille a quelques traits aborigènes, surtout dans les traits du visage, mais les cheveux ne sont pas crépus, et surtout la peau est très claire. Quoiqu'il en soit, si Kenny et sa famille ont du sang aborigène ils ne sont pas aborigènes pour un sou, ils ne connaissent rien de la culture aborigène, n'ont jamais vu un boomerang, ne font pas partie de ces aborigènes frustres vivant cloîtrés dans leur réserve et imbus d'eux-mêmes et méprisant les "blancs"... Un jour un intellectuel d'un musée lui a dit que son nom était aborigène, qu'il était aborigène, Kenny n'en a cure, Kenny est satisfait et personne ne lui cherche querelle. Il joue même au golf dans le coin... une vie parfaite en somme. 

Du sang de sportifs 
Kenny n'est pas sportif pour un sou. Sa mère non plus. Pourtant du sang de sportif coule dans ses veines. Son arrière-arrière-grand-père était un grand joueur de football ; son arrière-greand-père un joueur de rugby hors-pair, une de ses arrière-grand-mère faisait du hockey sur gazon et était très connue (spécialité australienne) ; une autre des arrière-grand-mère faisait du vélo, ce qui n'était pas typique pour une femme (!).

Des pauvres bien entourés
Ils habitent la dernière maison au fil de la route poussiéreuse, celle qui mène à nulle part vous savez... et Evonne n'est que la 3° d'une fratrie de 8 enfants.
Mais les Goolagong ont un voisin génial. Il s'appelle Bill Krutzmann, on le surnomme "Mr Dunlop". Il est passionné de tennis et comme beaucoup de membres de la localité de Barellan (même pas 1.000 habitants) il joue au tennis, et il est président du club de tennis local, ça tombe bien. Le tennis est un sport populaire en Australie. Et les Australiens sont de grands sportifs.  
Evonne est une sportive accomplie : athlétisme, saut en hauteur, en longueur... Evonne adore le sport, courir, sauter... 
Elle parcourt la ville et est passionné par un autre sport  : le tennis. Mais n'oubliez pas, il lui manque toujours une raquette pour jouer ! Qu'importe ! Evonne prend un bout de bois ; elle traine autour des terrains de tennis locaux et chippent des balles égarées... avec son bout de bois elle joue au tennis contre un mur de briques. 
Elle est trop jeune, trop pauvre, n'a aucune connexion avec le monde du tennis. Alors, elle reste à l'écart des terrains du Barellan War Memorial Tennis Club, regarde les matchs à travers un trou dans la clotûre. Le président Bill Krutzmann s'intéresse à elle : tu veux jouer au tennis ? Tu n'as pas de raquette ? Attends que tout le monde ait fini, et on t'en prêtera une... Ainsi allaient les journées à Barellan.. 
Jusqu'au jour où une de ses tantes lui offre le plus cadeau qui puisse être à ses yeux : une raquette de tennis ! Evonne a 9 ans, elle dort avec sa raquette, c'est son doudou ! Elle l'aime tellement... mais Evonne a des frères et soeurs et les frères et soeurs ça se chamaille.... et quo de mieux dans une querelle d'enfant sage de brûler le doudou de l'autre ? Non ? Et si ! c'est ce que va faire une des soeurs d'Evonne... ah... ce jour-là Evonne n'est pas prête de l'oublier ! Et devinez qui vole à son secours ? Le gentil voisin ! Le génial pdt du club de tennis local Bill Krutzmann. Ainsi Evonne peut continuer à jouer au tennis. Bill est touché et impressionné par l'envie et la force de caractère d'Evonne. Il est touché aussi par la misère familiale. Il voit bien son potentiel, mais devine aussi la détresse familiale... il lui offre un vieux filet qu'elle tend près de sa maison pour s'entrainer. Il lui offre aussi des chaussures. Un an plus tard, une école de tennis sillonne le pays pour donner des cours et repérer de jeunes talents. Et devinez quoi ? Elle s'arrête à Barellan ! Bill y inscrit Evonne. L'école est la plus prestigieuse école de tennis du pays : fondée en 1921, avec 4.000 élèves, elle est basée à Sydney (à plus de 500 km !). C'est une pépinière à champions, mais jusque-là il n'avait révélé que des joueurs, pas des joueuses. Le directeur de l'école n'est pas sur place, mais le chef de la mission prénommé Swan remarque vite Evonne : elle ne sait pas frapper la balle, il est évident qu'elle a encore beaucoup à apprendre, mais ses déplacements... si vifs, si rapides, sans difficulté, elle est toujours là où il faut, il ne lui manque pas grand chose pour être grande ! Swan téléphone tout de suite à son patron Vic Edwards qui n'hésite pas à se rendre en personne à Barellan. Evonne a alors 10 ans. Vic lui demande ce qu'elle veut faire plus tard : infirmière... l'enfant est timide. Vis lui donne quelques conseils de placement pour frapper la balle, et lui dit de s’entraîner avec son frère de deux ans plus âgés. Il reviendra dans un an voire les progrès. Durant cette année Bill Krutzmann va convaincre les joueurs de tennis locaux de conseiller et entraîner Evonne, et il l'inscrit dans plusieurs tournois la même année dans toute la région. Elle y rencontre la légende Margaret Smith, qui a 20 ans alors est australienne et rafle tous les titres en tennis... ce qu'Evonne rêve de faire aussi... et surtout de gagner Wimbledon ! Quand Vic revient l'été suivant, il la recrute. Bill lui offre un survêtement neuf, et elle part s'installer à Sydney chez les Edwards. Pour le voyage les gens de Barellan lui offrent des vêtements et une valise. Elle le confie aujourd'hui : "si ces gens ne m'avaient pas offert tout ça, je n'en serais pas où j'en suis aujourd'hui !".
 
Evonne a 11 ans, elle va vivre à Sydney. Vic Edwards va s'occuper d'elle et la mener au sommet. A Sydney elle vit dans la famille Edwards, joue au tennis avec la fille Edwards, Patricia. Un jour pendant un tournoi, elles affrontent deux femmes plus âgées, qu'elles battent évidemment. Une des deux femmes dit que c'est la première fois qu'elle joue contre une négresse. Rien de plus. Les questions de race et de racisme n'intéressent pas Evonne, qui a bien raison. Comme son père, elle fait sa vie, tranquillement, et ma foi ça lui réussit plutôt bien. D'ailleurs Evonne est quelqu'un de discret, de modeste, d'exemplaire. Seule sa passion le tennis l'intéresse. 
 Pendant 2 ans elle s'entraine et à 13 ans elle attire l'attention des médias australiens en remportant le titre national dans sa catégorie. Beaucoup d'observateurs la voient meilleure même que la légende australienne d'alors Margaret Smith. Elle remporte tout jusqu'à ses 16 ans... cette année-là Vic Edwards l'annonce à tout le monde : elle gagnera Wimbledon avant 1974 ! Dès ses débuts professionnels, elle gagne 7 des 21 tournois dans lesquels elle est engagée !



En 1970 elle bat son idole de jeunesse : la star australienne Margaret Smith. La vieille le prend mal... Un an plus tard, 1971,  Evonne l'affronte à nouveau en finale de l'Australien Open cette fois.... le choc des reines australiennes a lieu... Evonne mène 1 set à 0, 5-2 dans le 2ème set... mais cette fois une crampe l'empêche de conclure le match...  les 11 jeux suivants vont à Smith qui reconnaitra avoir profité de la blessure de son adversaire. 
 
En 1971 elle gagne Wimbledon et RG. La Goolagong mania prend le monde.... un groupe de businessman londonien dépose la marque pour en faire des raquettes...l'argent coule à flots pour elle... d'autant que son bienfaiteur Vic Edwards ne prend pas un centime... il paye tous ses frais lui-même... Evonne a donc un coach gratis, de son côté Edwards atteint la notoriété mondiale et son école ne s'en porte que mieux... 
Evonne retournera en Afrique du Sud l'années suivante. Elle continuera deux fois par an à rendre visite à sa famille à Barellan. 


En 1975 elle se marie à Roger Cawley avec qui elle a deux enfants. iIls achètent 70 acres à Hilton Head Island en Caroline du Sud où il monte une école de tennis avec 20 courts de tennis (!).  Elle vit 20 ans aux USA. En 1986 elle déménage en Floride. 
Puis en 1992 elle retourne en Australie, après la mort de sa mère en 1991. Evonne opère un retour sur elle-même, son identité aborigène, se définit désormais comme noire, pas comme blanche, et milite pour la cause aborigène quémandant des aides publiques pour son peuple... elle tient même des discours racistes prétendant que les jeunes aborigènes ont de bons réflexes, sont plus doués naturellement que les autres.... elle déplore qu'ils soient tous au chômage... sous-entendu c'est la faute de l'Etat... elle va même jusqu'à dire que le tennis était interdit pour les aborigènes à l'époque... qu'ils ne faisaient tous que du foot... sous-entendu que c'est la faute des blancs... elle en vient même donc à oublier sa propre vie, son propre exemple ! Quelle tristesse... Mais c'est l'heure de la retraite pour Evonne, elle ne peut plus gagner d'argent en jouant au tennis, alors elle tient des discours pour sa communauté, monte une école de tennis pour aborigène, en cherchant des aides pour les siens elle cherche aussi des aides pour elle... 


http://www.independent.co.uk/sport/where-are-they-now-evonne-goolagong-1456388.html
http://www.tennisworldusa.org/A-Conversation-With-Evonne-Goolagong-articolo21355.html
https://en.wikipedia.org/wiki/Evonne_Goolagong_Cawley
http://www.nytimes.com/2013/08/25/magazine/how-the-daughter-of-an-ancient-race-made-it-out-of-the-australian-outback.html?_r=0


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim Fév 21 2016, 15:19    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Au coeur de l'Histoire Index du Forum -> Les Epoques de l'Histoire -> XXe Siècle Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com